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auxquels donne naissance nécessairement toute com= . motion pôlitique; ils gémissent sur le sort immérité: de Strafford; ils réclament contre les violences de Par mée, ils se moquent des noms bibliques des prédica-tteurs. Les majors généraux extorquant une province, | les soldats pillant les paysans ; les parvenus, enrichis par les exactions, prénant possession des foyers héréditaires et'des arbres généalogiques de la vieille. no= blesse ; les enfants cassant à coups de pierre les beaux! vitraux des cathédrales, les quakérs chevauechant tout" nus sur la place dû marché, les‘ hoÜmmes’ de la*ein®* quième monarchie saluant à-grands cris le roi Jésus" les agitatéurs, montés sur des ‘tonneaux, préchant a mort d’Agag...; toutes ces choses, nous dit-on, sn le produit de la grande Rébellion. ©:
Soit : ces dénontiations. dant peu; fus" sent-élles beaucoup plus graves, elles n’altéreraient pas notre opinion sur un événement auquel nous devons de nê pas être confondus avec les ésclaves courbés sous les sceptres ‘des monarques absolus. Plusieurs maux, sans doute, furent produits par la guerre civile ; ils fu= rent Je prix de notre liberté. L’acquisition a-elle été digne du sacrifice? Il est dans la nature du démon de Jà tyrannie de blesser et mutiler le corps qu’il äbandonne. Les tourments d'une possession prolongée sontils moins rome Pe la crise M graine 5 ie :
cisme? ds *
S'il était poséihié qu'un pe né sous un yat d’intolérance et d’arbitraire pût renverser ce système sans commettre des actes de violencé et de folie; la moitié des objections contre le pouvoir despotique s’éyanouirait; nous serions forcés de convenir qu'il ne
produit du moins aueun effet pernicieux sur le caractère moral et intellectuel du peuple. Nous déplorons les excès qui accompagnent les révolutions ; mais plus ces . excès sont violents, plus nous avons la conviction qu’une révolution était nécessaire. Leur violence se mesure toujours à l’ignorance:et à la férocité du peuple, commé cette ignorance et cette férocité se mesurent à l'oppression et à la dégradation sous lesquelles le peuple a vécu. Ceci s’applique à notre guerre civile: Les chefs de l'Eglise et de l'Etat ne récoltèrent que ce 3 avaient semé. Jls avaient interdit la liberté de sion, ils avaient tout fait pour tenir le peuple dans n ägnorance de ses devoirs et deses droits.….; la rétribution fut juste et naturelle. S'ils eurent à soeffrie de Pignorance populaire, ce fut parce qu'ifs avaient eux-mêmes laissé la lumière sous le boissean. Ils furent attaqués avec une aveugle fureur parce qu'ils avaient exigé une soumission également aveugle.
C’est le propre de semblables révolutions, que nous subissons d’abord tout ce qu’elles. ont de pire. Jusqu'à eë que les hommés aient été quelque temps libres, ils ignorent l'usage de leur liberté, Les habitants des pays dé vignes sont toujours sobres : dans les climats où le vin est rare, règne l'intempérance. Un peuple récemment délivré peut se comparer à une armée du Nord” campée sur le Rhin ou surle Xérès. Les soldats commencent par s’abandonner à l’ivrognerie, mais bientôt l'abondance enseigne la discrétion, et, après avoir reçu pendant quelques mois une ration quotidienne de ce breuvage dangereux, ils deviennent plus sobres: qu'ils n'étaient dans leur propre pays. C’est ainsi que.les résultats définitifs et permanents sont la sagesse, la mo-
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dération, l'humanité, Soseitots immédiats sont souvent
des crimes atroces, des-erreurs contradictoires: et fus scepticisme sur les questions les plus claires, tisme sur les points douteux: C'est à cette péisc sna-Kefcennerus aimant à la mettréen ’éche e avant que Tédifee
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6 de: l'ensemble, et vous ement où-vous trouverez les splendeugs | pronisess de biereétte dont vous: vous: êtes flat tés. Si de pareils sophismes prévalaient, iln ‘yaurait plus FAN EN “non gras niun bon go.
vernement. fe yioé Arioste nous pinar ie l'histoire d'un e a ve sep par la. loï mystérieuse de sa natnre,-était condamnée à. raitre, pendant certaines.époques, sous la forme d’un serpent venimeux. Ceux quil’outrageaient sous ce: déguisement étaient à jamais exclus de la. participation de ses bienfaits ;- mais:à ceux qui, malgré son aspect hideux, lui accordaiént protection et pitié, elle se révélait plus tard sous la forme céleste: qui lui était naturelle ; elle acéompagnaït leurs pas, accomplissait tous leurs désivs;remplissait leurs maisons de trésors; les rendait heureux-en amour et victorieux à la guerre. . Cette fée est la-Liberté, Il est des temps où elle prendra la forme d’un odieux reptile ; elle rampe, siffle et mord: : Mais malheur-à ceux- qui, dans leur dégont, osént . l'écrasert heureux-eeux qui l'ont reçue-sous son horrible. métamorphose ! ils seront récompensés par elle awjour de-sa beauté et de sa. gloire. a ré adpeipe *1F n'est qu'un remède-aux maux -qu'enfante la li-
berté,—et e’est la liberté elle-même; Quand un prisonnier, quitte : son cachot, il ne peut supporter l'éclat du jour, distinguer les. couleurs, reconnaître les visages. Le remède n’est pas de le replonger dans sa prison, mais de l’accoutumer aux rayons du.soleil. La double lumière de la liberté et de-la vérité peut d’abord éblouir et égarer les nations dont la vue s’est-affaiblie dans la vaste prison de la servitude ; mais qu’elles. lèvent la tête; qu’elles la regardent, et; elles la supporteront bientôt. Au bout de quelques années, les hommes apprennent à raisonner, L'extrême violence des opinions s'apaise, Les théories. hostiles se corrigent l'une par l'autre : les éléments épars de la vérité se rejoignent et
s’harmonisent ; un syst de Jane et d'ordre asc enfin du éhaos. :
- Maints politiques de notre : dinpe répètent. comme une proposition évidente par. elle-même qu'aucun peuple ne. doit être rendu libre jusqu’à ce qu'il ait été instruit à faire bon usage de sa liberté : maxime digne de ce. vieux fou qui. résolut. de ne jamais entrer dans l'eau avant d'avoir. appris à nager. S'il faut que les hommes attendent la liberté jusqu'à ce qu'ils-soient devenus. bons et sages dan Pages vages ils pont vraiment attendre toujours. - aus $
Voilà peurquoi nous approuvons cime rs conduite de Milton et celle de ces autres hommes de bien qui, malgré tout ce qu'il y'avait de ridicule ét; d'odieux dans les actes de leur. parti, : demeurèrent. fermement altachés à la cause des libertés publiques; on n'areproché au poëte, que nous sachions, aucune participation personnelle aux excès de éè temps. Ses enneis reviennent souvent sur ce qu'il fit relativement, à