‹ Œuvres diverses de Lord MacaulayChapitre 40 sur 46 · ÉE 2 ER TA D TE GP TDR · texte numérisé non relu

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222 mokAGE avoir

poulé, Charlés Towrishend tn imipudent ét grotesque bavard, Murray un lâche et froid hypocrite, Hardwi cke un insolent parvenu avec l’ esprit d'un Procureur et l'âme d'un bourreau, ” Témple 1 un tupertinent. poltron, Egmont un fat pompeux, Washington up vantard, lord Cambden un boudeur, lord Townshend un médisant,

Seckerun athée jouant le chrétien pour devenir évêque, Whitefield un imposteur qui valait les montres de ses prosélytes. Les. Walpole ne-valent guère mieux que leur prochain. Le vieil oncle Horace -est constamment représenté comme un bouffon grossier, brutal et avare ; son fils est digne d'un tel père. Bref, s’il faut s’en rapporter au discernement de ce juge sagace dé la nature humaine, l'Angleterre de son temps:n’avait d'esprit et de vertu que ce que le ciel.en avait distribué entre lui, lord Waldegrave et le maréchal Conway:

-Ne. cherchez {done pas chez un pareil écrivain le charme que. répandent dans un ouvrage l'élévation du cœur et la tendresse des sentiments. Lorsqu'il voulait faire l'humain et le magnanime, car il se donnait aussi cette affectation quelquefois pour varier, iloutrait grotesquement son nouveau rôle. Par exemple;il-nous dit qu’il ne voulut jamais se lier avec Pitt (lord Chatham ). Et pourquoi ? Parce qué M. Pitt avait, été parmi les persécuteurs de son père ? ou parce que, ainsi qu'il le répète souvent, M, Pitt était un homme désagréable dans la vie privée? Nullement, mais parce que M. Pitt aimait trop la guerre et sacrifiait tout à Ja : vaine gloire. N'est-ce pas risible qu'un persifleur. comme Horagçe Walpole se soit persuadé que cette affeclation hyÿpocrite en imposerait- au plus obtus-de-ses lecteurs? Si Molière avait placé dé péreilles phrases dans la bouche

Ces

HORACE WALPOLEs 223

de Tértufe, nous aurions dit qu’il outrait les invraisem-

blances permises à la fiction, et qu'Orgon ne pouvait être dupe de cette maladresse. Sur les vingt-six années qu'Horace Walpole siégea au Parlement, il y eut treize années de guerte. Eh bien ! pendant ces treize années, il ne prononça pas à la Chambre une seule parole, il n'émit pas un seul vote qui tendissent à la paix. Son plus infime ami, le seul ami vraiment auquel il paraisse avoir été sincèrement attaché, le maréchal Conway, était un militaire très-amoureux de sa profession, et suppliant sans cessé M. Pitt de l'employer. Conway était un héros pour solliciter le commandement de ces éxpéditions que M. Pitt ne pouvait préparer sans être un monstre ! APE Quel ést donc le charme, l'irrésistiblé charme des écrits d'Horace Walpole ? L'art d’amuüser sans trop émotvoir. Îl ne saurait convaincre la raison, ni remplir li magiñation, ni toucher le cœur; mais il entretient ingéniéusement dans l'esprit une attention facile et agréable ; il avait cette qualité à lui, une qualité qui se retrouvait dané tout ce qu'il faisait, dans ses bâtisses, dans ses jardins, dans son ameublement, dans la ma: tière et la forme de ses livres. Pour nous sérvir de la classification peu exacte sans doute qu’inventa Akenside dans son Traité des Plaisirs de l'imagination, avec le sublime et le béau Horace Walpole n'avait aucune aflinité ; mais la fantaisie était son domaine. On aurait pu inserire sur la porte de totis ses appartements et äu frontispice de tous ses livres l'épigraphe qu'il a mise lui-même à son Cufalogue des auteurs rois et nobles : DOVE DIAVOLO, MESSER LÜDOVICO, AVÉTE PIGLIATE TANTE 55 ca COGLIONBRIE. "

Dans sa villa chaque chambre était un musée, chaque meuble une curiosité ; y avait quelque chose d’ét dans la forme de la pelle, et une longue hisloire. se rattachait au cordon de la sonnette, On s'égarait là dans un monde de raretés d'ure valeur intrinsèquement nulle, mais si singulières par la façon et la forme. e; mais associées à des noms et à.des événements si iremarquables que vous ne pouviez leur refuser un. t d'attention. Un moment, et c'était assez. Quelque 1 nouvelle relique, quelque nouvelle pièce unique, quelque 3 nouvel émail apparaissait tont aussitôt. Un tiroir de colifichets se fermait-il, un autre s’ouvrait. l en est de même des écrits d'Horace Walpole. Ce n° est ni leur utilité ni leur beauté qui fait leur prix: ils - “sont aux écrits des grands historiens et des grands poëtes ce que Strawberry-Hill était au muséum de sir Hans Sloane ou à la galerie de Florence, Horace Walpole nous y montre . sans cesse des choses qui n’ont pas une valeur considérable sans doute, mais des choses que. nous aimons à voir et que nous ne voyons que là. Ce sont des babioles, mais qui deviennent des curiosités, soit par une main-d'œuvre bizarre, soit par. quelque souvenir ‘qu'elles rappellent. Son style est un de ces styles à. part qui plaisent à tout le monde, et que personne ne «pourrait imiter sans danger. “Horace Walpole est un maniériste qui s’est fait une seconde nature de sa manière. Son affectation lui est si facile, si habituelle, qu'on ne san rait vraiment l’appeler affectation. L'affectation est son | essénce ; elle envahit toutes ses pensées, et toutes. ses phrases : ôtez-la-lui, il ne lui restera rien. Il frappe de nouveaux mots à son coin, il détour e le sens des nee anciens, et torture ses. phrases à fa à fa ire faire | la grimate

fe

aux grammairiens ; mais tout cela Jui coûte si peu d'efforts, il y parvient avec tant d'aisance, qu’on dirait qu'il ne saurait agir autrement, Son esprit ressemblait beaucoup à celui de ces deux poëtes, Donne et Cowley ; il paissait de la perception exquise de « ces points d’analogie et de ces points de contraste qui échappent à l’ observation commune. Comme Donne et Cowley, H. Walpole nous étonne perpétuelleme ent par le rapprochement imprévu de deux idées qui, au premier abord, semblent n’ayoiraucune liaison entre elles ; mais il n'affectait pas, comme Donne et Cowley, la. gravité d’un sermon ou d'une leçon morale, il n ‘emprunfait ses exemples ni au laboratoire du savant ni à la philosophie des écoles. Son ton était léger et leste ; ses textes, les textes.de la salle du club et de la salle de, bal. Aussi ces étranges combinaisons, ces allusions prétentieuses, quoique ressemblant à celles qui nous,ennuient à la mort. dans les poëmés du temps de Charles F, se font lire avec un plaisir toujours nouveau.

Avoir tant écrit et être si rarement ennuyeux, € este problème résolu par Horace Walpole. Peu importentles sujets; même dans ceux que de grands talents ont rarement cherché à rendre populaires, personne n'a laissé moins :que lui de ces pages qu'on saute volontiers: Comparez ses Doutes historiques sur Richard IILavec les volumes de Whitaker.et de Chalmers sur une question bien autrement intéressante, le caractère de Marie Stuart, Comparez ses Anecdotes de la peinture avec les Anecdotes de Nichols, ou même avec les Querelles des au-

| teurset les Misères des auteurs de M. Disraeli; vousre- |

connaissez tout d’abord la supériorité d’Horace Walpole; iln’est ni plus érudit, ni plus exact, ni plus fort de lo- 13,

226 HOÔRACE WALPOLE.

gique ; mäis il à l’art d'écrire cé que tout le monde Hit volontiers; il rejette tout ce qui n’est pas attrayant dañs le sujet; il ne conserve que ce qui est amusant par lüimêmé, ou ce qui peut le devenir par l'artificë de la diëtion. Aux autres il abandonne les indigestes produits de la écience archéologique et nous sert un banquet digne d'un épicürien de Rome, une suite de morceaux déicats, des cervelles de rossignols, de la laitancé de müge; puis, au dessert, ces fruits seulement qu'a mürisef dorés un beau soleil. C'est là, pensons-nous, le grand mérite de son roman (le Château d'Otrante). On y remarque peu d’art dans le dessin des caractères. Son Manfred est un tyran comme tous les tyrans, son père Jérôme un confesseur comme tous les confesseurs ; Théodore un jeune amoureux comme tous les amoureux, Isabelle et Mathilde sont deux jeunes demoiselles comme on en trouve dans les mille ‘châtéaux italiens où les condottieri ont fait leurs orgies, et où des duchesses captives ont roucoulé leurs doléances. Nous ne saurions beaucoup admirer ce géant dont on exhame le glaive dans une partie du globe, dont le casque tombe d’un nuage dans une autre, et qui, après avoir fait bién du tintamarre pendant quelques jours, finit par renverser la maison à coups de pied ; mais le roman, bon ou mauvais, marche toujours : pas de digressions, pas de descriptions hors de propos ni de longs discours. Chaque phrase fait avancer l’action, l'intérêt se soutient et se renouvelle ; le merveilleux est absurde, les personnages sont insipides, mais aucun lecteur ne déclare le livre ennuyeux.

Les Lettres d'Horace Walpole sbnt généralement considérées comme son meilleur ouvrage, et nous sommes

de cet avis. Ses défauts sont bien moins sensibles dans sa correspondance-que dans ses livres. On lui pardonne plus volontiers dans des lettres familières ses jugements bizarres, extravagants et variables sur les hommes et les choses; il ne s’y livre pas autant que dans ses Mémoires à son instinct de dénigrement, à son amère ironie, à son persiflage. Un auteur épistolaire doit être civil et bienveillant pour son cofrespondant, tout au moins. LAS ELA Horace Walpole aimait à écrire une lettre, et avait évidemment étudié l'art de l'écrire. C'était par le fait le genre qui convenait le mieux à un pareil homme, à un homme très-ambitieux de prendre rang parmi les beaux ésprils, mais âyant toujours peür de compromettre son titre de gentilhomme. Il n’y avait rien de vulgaire dans l'acte d'écrire une lettre. Ni l'enseigne Northerton, cet officier antilittéraire du roman de. Tom Jones, ni même ce capitaine de dragons que Swift a peint dans ses satires, braves militaires, avec lesquels Horace Walpole avait des sympathies communes, tout auteur d’in-quarto qu'il était, n'auraient nié qu'un gentilhomme peut quelquefois entrer en correspondance avec uh ami. Il est difficile de décider si Horace Walpole travaillait beaucoup la composition de ses lettres. Certains passages semblent tout à fait spontanés ; mais l'air de l’aisance peut aussi être l’effet du travail. Certains passages sentent très-certainement lartifice et l'étude; mais ceux-là peuvent avoir été produits sans effort par un esprit exercé. Dans l'un et l’autre cas le

doute subsiste; qui nous dira que nous devinons juste

à travers tant d’art et tant d'esprit, tant d'affectation et tant de naturel?

Les lettres d’Horace Walpole forment plusieurs sé-

ries'; celles qui s'adressent à sir H, Mann ont l'avantage

deprésenter un ensemble, un journal régulier. des transactions qui lui parurent les plus importantes pen-

dant les vingt dernières années du règne de GeorgesiIl.

Les plus anciennes en date contiennent le récit le-plus animé et le plus intéressant que nous possédions dela grande bataille Walpoléenne, comme l'appelle Junius. Horace Walpole entra à la Chambre des communes juste à temps pour être témoin des derniers efforts désespérés de sonpère, qui, eniouné d’ennemis et de

1 Dans un article consacré à Horace Walpole, la Quarterly Review fait remarquer comment peu à peu cel écrivain de petits essais el de commérages épistolaires est devenu un auteur volumineux et impor tant. Peu de temps après sa mort furent publiés cinq gros in-quarto de ses Opuscules, et depuis ce temps il a paru la valeur-de cinq autres

gros volumes de ses Mémoires et de-sès Lettres, formant-en tout plus.

de deux mille lettres adréssées à descorrespondants réguliers ; mais sans y comprendre celles, à Mme du “Deffant, au maréchal Conway, à Jord Hertford, ete. Outre les ouvrages légués à M. Berry et à sès filles, qui les publièrentdans l'édition in-quarlo, Horace Walpole avait laissé à Strawbérry-Hill deux coffres dont le plus large était mar qué A etle moins large B, recommandant qu'après sa mort ses exécuteurs testamentaires enfourassent d'une corde et scellassent Le coffre À pour être délivré, sans être ouvert, au fils aîné de sa grande-nièce, Laure, lady Waldegrave, lorsqu'il aurait vingt-cinq ans. Cette période expira en 1810 et le coffre fut ouvert par le feu comte de Waldegrave, qui ‘y trouva un grand nombre de manuscrits, entre autres les Mémoires des dix dernières années de Georges Il publiés seulement en 4822 par lord Holland, et les Leftres à sir Horace Mann, dont une première série fut éditée en 1835 par lord Dover.; la seconde, en 1845, par un anonyme; la troisième, en 1844, par lord Eustôn. On ne sait pas si le coffre B né contient pas d'autres manuscrits que les Mémoires du règne de Georges III publiés récemment et faisant suite aux Mémoires des dix dernières années de Georges II. |

traîtres, mais avec un courage digne de la fameuse. Co-

lonne anglaise à Fontenoy, maintint son terrain en.ne

cessant de combattre, d’abord pour la victoire, ensuite

pour une honorable retraite. Horace se rangea comme

de raison du côté de sa famille. Lord Dover, éditeur de

cette série, ne craint pas, malgré son impartialité babituelle, de s’enrôler sous la même bannière, et il pousse

l'enthousiasme jusqu’à proclamer sir Hahert Halpols

l'HONNEUR DES WHI6S !

- Sir Robert, croyons-nous, ne méritait ni jcet. éloge ni les outrageantes épithètes si souvent accouplées à son nom. Son portrait est encore à faire, et pour être fidèle il ne doit ressembler ni au portrait tracé par Coxe, ni à celui de Smollett.

Sir Robert Walpole avait incontestablement de grands talents et de grandes qualités. Il n’était, il est vrai, ni ün brillant orateur comme les chefs du parti de l’opposilion, ni un profond érudit comme Carteret, ni un homme d’esprit et.de bonnes manières comme Chesterfield. Sous tous ces rapports son infériorité est remarquable. Quelques bribes d’Horace et une ou deux anécdotes classiques composaient son bagage littéraire; ses connaissances en histoire étaient si limitées, que dans la discussion sur le bill de l’excise, il fut forcé de demander à l’attorney général Yorke ce qu’étaient Emp-

son et Dudley ‘, Ses manières étaient un peu trop rudes et bruyantes, même pour le siècle de ces squires campagnards dont Western et Tophall sont deux types.

Gessait-il de parler politique, il ne savait parler. que des femmes, et ce texte favori l'inspirait d’une verve dont

la licence choquait cette génération qui ménageait peu

ses térmés; licence tout à fait inconvenante pour un

homme de son rang et de son âge. Les turbulentesoi-

gies de ses fêtes à Houghton scandalisaient beaucoup lés personnes graves, et chassaient annuellement du

domaine voisin de Raïinham son collègue et son Pre

lord Townshend.

Mais s’il ignorait l’histoire générale et Ja littérature générale, il connaissait mieux qu'aucun de ses contérnporains ce qui lui était le plus utile à connaître : les hommes, la nation anglaise, la cour, la Chambre des communes et son département ministériel, Il n’était pas

. très-instruit des affaires étrangères, mais son jugement

était. si sûr, que le peu qu'il en savait lui faisait deviner le reste. Passé maître dans les débats de la Chambre, excellent tacticien parlementaire, homme d'Etat supérieur, personne ne sut apporter plus de persévérance ou plus de méthode au maniement des affaires; aucun ministre ne travaillait plus que lui, et ph ne auctin n'avait äutant de loisir.

Li Robert n’était pas un mécici homme ; mais il

‘ Sir Richard Empson et int Dudley étaient deux ministres de Henri VII qui remplissaient, dit-on, les coffres du roi par toutes sortes de concussions. La chronique du temps les appelle fiscales judices, ce qui pourrait se traduire librement par juges de la trésorerie ou du fisc. Ils furent arrêtés et mis en Jeter sous Henri VIH et condamnés à mort,

ROBERT WALPOLE: 24 n'avait vu pendant trente ans que le mauvais côté de la nature humaine, Its’était familiarisé avec la méchan- __ceté des bonnes gens et la perfidie des gens d'honneur. Des hommes très-fiers avaient baisé la poussière de ses pieds; des patriotés l'avaient prié de surenchérir à la vente de leur intégrité affichée partout. Il disait après sa chute que c'était une dangereuse chose que d’être ministre, et qu'il y avait peu de caractèfes qui ne finissent par se gâter au contact de tant de bassesse et de dépravation. Il faut ‘avouer à son honneur qu’il n’est | guère d'hommes qui soient sortis d'une pareille épreuve aussi peu atteints que lui par la contagion qu'il avait traversée, Il se retirä après vingt ans de pouvoir, nullement aigri, sans dureté de cœur, avec des goûts simples, des manières franches et capable d'amitié. Aucune tache de trahison, d'ingratitude ou de cruauté ne souilla sa mémoire. La haine des factions a prodigué à. son nom tous les outrages, mais elle a été forcée de convenir qu’il ne fut pas un homme de sang. Ce ne serait pas un éloge pour un homme d'Etat de nos jours ;

c'était alors une distinction rare et honorable. Les luttes des partis s'étaient longtemps signaléés en Angleterre par une férocité indigne d'un peuple civilisé: Sir Robert Walpole fut le ministre qui donna à ce gouvernement ce caractère de douceur-qu'il a depuis généralement conservé. Il lui était parfaitement prouvé que plusieurs de ses antagonistes correspondaient avec le Prétéendant : il avait à sa mérci la vie de plusieurs. Les précédents des whigs et des tories ne Jui faisaient pas fadté sil eût voulu profiter de cet avantage impitoyahlement. Avec une clémence ou une-bonhomie à laÿaelle la postérité n'a jamais rendu justice, il se laissa

entraver, vilipender, et enfin renverser par uñ parti

dont il tenait plusieurs têtes en son pouvoir, 42;

- H pratiqua la corruption sur une grande échelle : cela est incontestable ; mais at-il mérité toutes les invectives dont il fut accablé à ce sujet? On ne peut blâmer-un homme parce qu'il n’est pas supérieur à son siècle par sa vertu. Acheter les votes des électeurs est aussi immoral qu’acheter les votes des mandataires. Le eandidat qui donne cinq guinées à un électeur est anssi coupable que l’homme qui en donne trois cents à un membre élu. Cependant, aujourd’hui. est-on trouvé malhonnête et improbe , fait-on semblant de ne pas vous connaître, est-on repoussé d’un club à grand renfort de boules noires, parce que sous l’ancien système électoral on a été élu pour représenter East-Retford, Liverpool ou Stafford, par la seule voie qui vous était D ? Sir Robert W alpole gouvernait par la corrup-

n, parce que de son temps il était impossible de gou-

, Mn à a La corruption n’était pas nécessaire aux Tudors, parce que leurs Parlements étaient trop

faibles contre l'autorité royale. La publicité donnée dans ces derniers temps aux débats parlementaires a

relevé la moralité des hommes publics ; tel est le pou-

voir de l'opinion, que, même avant le bill de réforme,

le soupçon d’avoir payé un vote argent comptant aurait

suffi pour perdre un ministre. Mais, pendant le siècle qui suivit la Restauration, la Chambre des communes

était de la nature de ces assemblées qu il fant conduire

par la corruption si on veut les conduire, Elle n'était

pas, comme au seizième siècle, tenue -en respect par

Je: trône ; elle n’était pas, comme au dix-neuvième, tenue en respect par l'opinion publique; sa constitution

était oligarchique, ses délibérations étaient secrètes , son crédit dans l'Etat immense ; le gouvernement avait donc toutes sortes de motifs d'offrir de argent ; plusieurs membres (à moins d’être des hommes d’une intégrité scrupuleuse) n'avaient aucun motif pour en refuser. Sous le règne de Chaïles Il; en conséquence, la pratique d’acheter des votes dansla Chambre fut introduite par l’audacieux Clifford et portée bien loin par le déhonté Danby. La révolution de 1688, quelque grands et nombreux que fussent les bienfaits dont elle a été directement et indirectement la cause, ne fit d’abord qu’aggraver le mal. La Chambre des communes était devenue plus puissante que jamais, et les prérogatives de la couronne de plus en plus limitées ; on avait complétement brisé ces traditions dans lesquelles consistait son pouvoir, bien plus que dans sa prérogative légale, Jamais prince ne fut plus déserté et plus embarrassé que Guillaume I. Le parti qui défendait son titre était disposé sur une foule de. questions à rogner sa prérogative, le parti favorable à-la prérogative était l'ennemi du titre; aucun parti ne voyait à la. fois de-bon œil la royauté et la personne du roi. Mais, tandis que l'influence de la Chambre des communes dans le gouver-

nement devenait la plus forte, l'influence du peuple sur la Chambre allait déclinant. Peu importait, du temps de Charles Jr, que la Chambre fût choisie ou non par le peuple; elle était certaine d'agir pour le peuple,

“parce que sans l'appui du peuple elle eût été à la merci

de la cour. Or, la cour une fois à la merci de la Chambre, cette bande de membres non élus par le peuple n’avaient plus d’autres suffrages à capter que le leur.

Ceux-là même qui procédaient directement de l'élection

234 ROBERT WALPOLE. .j populaire ne vivaient pas; comme à présent, sous la perpétuelle contrainte de leur responsabilité. Les élec teurs n’étaient pas encore instruits jour par jour des votes et des discours de leurs mandataires, Les privé léges aütrefois indispensables à la sécurité et à Vautorité des” Parlements devenaient superflus, Mais Hs étaient maintenus soigneusement par les législatenrs honnètes comme une relique vénérable ; par les légise lateurs corrompus comme un instrument utilé/à leur égoïsme. Autrefois excellentes armes pour les éommu: nes dans leur long et douteux conilit avec des souvérains puissants, ces priviléges se transformaient en appareil de défense pour les membres élus contre leurs électeurs. Le secret des discussions, qui fut nécessaire alors que le Conseil privé avait l'habitude d'envoyer à la Tour les chefs de l'opposition; se continuait à une époque où un voté dé li Chambre Suflisait pour renverser le ministre 16 plus puissant. Le 2e “Le gouvernément ne pouvait marcher tant que le Parlétment ne serait pas contenu, Mais comment Ccontenir le Parlement? Trois siècles auparavant, un ministre se fût contenté de l'appui de la couronne. se conténterait aujourd'hui, pensons-nous, dé jouir de la confiance et de l'approbation de lu majorité des classes moyennes. 11 y a cent ans que ce n'eût pas été dssez d’avoir à la fois pour lui le peuple et la couronne. Le Parlement avait secoué le contrôlé de la prérogative royale et il n'était pas tombé encore lui-même sous le contrôle de l'opinion publique, Une grade partie de ses membres n'avaient d'autre motif pour soutenir-un ministère que leur intérêt personnel, dans le sens le plus vil du môt. En ün tel état de choses, lé pays ne

ROBERT WALPOLE" 295 pouvait être gouverné que par la corraption. Boli brôke, le plus habile”et le plus véhément de ceux qui criaient contre “ce moyen de gouverñeient, n'avait d'attré remède à" Re e de fortifier UE

tution de la législature, et AIR rossière tp dé blâmer des ministrés qui, pour agir: sûr la Tégislatüre , ‘avaient recours au ‘seul moyen qu'ils eüssent d'agir sur elle. ‘Is se souméttaient à cette extorsion, parce qu'ils ne pouvaient faire autrement. On pourrait tout aussi bien accuser les pauvres férmiers dés lowlands d'Ecossé, qui paÿaient tribut à Rob-Roy, de corromipre la vertu dés montagnards, que: sir Robert Waälpole de corrompre la vertu du Parlement. Quel était son crime? Dé placer son argent avéc plus d'a dressé et d’en tirer un meilleur retour qu'aucun ‘dé ceux qui le précédèrent où qui lui ont succédé. “était lui-même inéorruptible par l'argent. Sa passion dominante étaitl'amour du pouvoir : lé plis grand reproëhe qu'on puisse lui adresser, c'ést de n'avoir jamais eu le scrupulé dé sacrifier les nel dé son pays à cétte passion. Rés FE TRES “Une des maximes que; sélon son fils, U répétait dé plus souvent était : quieti non movere, to remuez pas l’eau qui dort! » C'était en effet sur cetté maxime jai réglait Sa conduité politiqte, maxime d' un'homimeé jaloux de conserver “longtemps lé pouvoir que fairé bôn usage. N'est-il pas rétiarqua lé qué, pendant plus de Vingt ans qu'il fut d'la tète des affaires, aucune grañdé" mesure, aucune ainélioration importante, ätcuné tefitative heureuse où mialhéurèusé de modifier

nos institutions ne signalent la période de son ascendant? Ce n’était pas qu'il ne vit clairement qu'il y avait d’utilès changements à faire. Il avait été élevé à l’école de la tolérance aux pieds de Somerset-de Burnet,; il désapprouvait les lois honteuses contre les dissidents ;

‘mais il ne put se décider jamais à porter à la Chambre

la proposition de les abolir. Les dissidents lui représentaient l'injustice avec laquelle on les tfaitaits ils protéstaient de leur ferme attachement à la maïson-de Brunswick et au parti whig ; ils lui rappelaient:-les déclarations réitérées de sa bonne volonté pour eux. Sir Robert écoutait, consentait, promettait, ‘et ne faisait rien: Enfin la question fut soulevée par d’autres : le ministre hésita, et, après un discours évasif, vota contre, La vérité est qu’il n’oublia jamais la terrible explosion du fanatisme anglican que.la folle persécution de ce prédicateur extravagant appelé Sacheverell avait provoquée sous la reine Anne, Si les dissidents avaient été turbulents, il les aurait probablement satisfaits ; mais

“wappréhendant d'eux aucun danger, il ne voulut pas

courir. le moindre risque en leur faveur. Relaliyement à d’autres questions, ce fut le même système. Il counaissait la situation des montagnes d’Ecosse. Il me cessait de prédire une autre insurrection dans cette partie de la Grande-Bretagne. Eh bien! pendant le long bail de son pouvoir, il n’essaya jamais de faire ce qui était alors le plus pressant devoir d'un ministre. anglais, Personne ne savait mieux que lui qu'il fallait briser l'autorité des chefs de clans et établir l'autorité de Ja loi jusqu’ au coin Je plus éloigné de l'ile britannique; mais quel que fût le danger pour l'avenir, les montagnes d’Ecosse.ne remuaient pas encore ; il se

contenta d’expédients selon la circonstance, laissant le reste à ses successeurs, qui eurent à conquérir les highlands au milieu d’une guerre avec la France, parce que sir Robert Walpolé n’avait pas voulu y récreme le gouvernement pendant la paix, :

Quelquéfois, en dépit dé toute sa prudence , es | | éprouva que telles mesures qu’il avait espéré faire accepter paisiblement provoquaient uné vive agitation. Dans ces cas-là, il les modifiait ou les retirait. Ce fut ainsi qu'il révoqua lx patente accordée à Wood! pour satisfaire le mécontentement absurde de l'Irlande ; ce fut ainsi qu'il réduisit à rien le bill rendu au sujet de lémeute Porteous, de peur d’éxaspérer l'Ecosse ?; ce fut ainsi qu’il abandonna le bill d’excise aussitôt qu'il vitque les grandes villes d'Angleterre y étaient opposées. Le langage qu’il tint au sujet de cette mesure

dans‘la session suivante est très-caractéristique. Pul-

1e A a xs pu serait présenté de nouveau.

! ‘ll $ agit de Re patente L'AEpee un w, Wood pour émettre une certaine quantité de monnañe de euivre en frlande. Le Parlement irlandais déclara celle monnaie de mauvais aloi : il réclama surtout contre le privilège accordé à un individu. L'affaire ayant été soumise en dernier ressort à la Chambre des lords en Angleterre etau Conseil privé, la monnaie de Wood se trouva excellente. Sir Isaac Newton et les autres employés de l'hôtel des monnaies de Londres l'approuvèrent. Le Conseil privé justifia complétement, le privilége de la couronne. La Chambre des lords décida dans le même sens ; mais les pamphlets de Swift {Lettres du drapier) entretinrent longtemps en Irlande l’agitation provoquée par cet incident, et Woo fut forcé de réduire le laux nominal de sa monnaie de cent. mille. à quarante mille livres sterling.

+ + C'etle sujet du roman de Waer Scott : le Heart si Midlothian, ou la Prison d'Édimbourg

# sit ce méchant projet, comme: il plait au préoant de l'appeler, dit sir Robert il voudrait en vain pers 2 ue. je ny ai pas. renoncé ; je puis; quant à | noi, certifier. à la Chambre que je ne suis pas insensé pour m’engager encore dans rien de ce ressemblerait à une ezcise, quoique, à vous dire mor opinion. personnelle, je croie encore. que cms projet qui eût été certainement ntile à la nation.» - La conduite de sir Robert Walpole ivem guerre d'Espagne est la grande tache de, sa wie: politique. L'archidiacre Coxe s'imaginait avoir, découvert le principe dominant et uniforme auquel pouvaient se rattacher tous les actes politiques de son héros. Ge principe était, dit le biographe, l'AMOUR,DE LA AIX! On | saurait décerner un. plus. bel, éloge à un homme d'Etat. Mais il est au-dessus.des mérites de sir Robert Walpole. Le priagipe. exil. de sa. politique fut.en ‘am paix, is dans un autre sens que l'entend. l'archidiacre Coxe. La paix que cherchait sie. Robert Walpole n’était pas la paix du pays, € "était celle. de sa propre administration. Pendant la majeure partie. de s sa carrière, il ne sépara j jamais ces deux h ts impor. tants, Il fut enfin réduit. à l'alternative, ou. de. plonger l'Etat DE on aa ne idole. L

s cdité du . eri qui. s'élevait, contre. l'Espagne, mais voyant son portefeuille menacé, il eut bientôt fait has H'préféra une À de die de mi ON

.l est impossible de dire he nini te qui

Là ainsi que Y'amour à de la paix À

F7 k rar ci Sr ETS 9. Mi

ROBERT WABPOLE. | 239 de sa politique. 0 était l'amour du pouvoir, : FETE

L'éloge auquel il a droit, le voici : iLoomprit, mieux qu'aucun. -de ses contemporains les véritables intérêts de son pays, et il les servit tontes les fois que ces intérêts ne se trouvaient pas incompatibles ayec son ambition, Ce n’était que dans les crises de Ja politique générale qu'il redoutait le mouvement et avait recours aux compromis ; dans la lutte de son influence particulière, il n’y-avait ni hésitation ni timidité. I voulait tout ou rien. Tout membre de son administration qui refusait de se soumettre à son ascendant était renvoyé ou forcé de se démettre. Prodigue de toute autre chose, il n’était avare que du pouvoir: Prudent partout ailleurs, le ministre était-il menacé : il avait la hardiesse de Wolsey ou de Chatham. Il aurait pu aisément. consolider son autorité s’il eût pu-consentir à la partager avec d’autres; mais il n’en eût pas cédé une parcelle pour achéter-des-défenseurs qui lui auraient garanti le reste, Cette politique lui-valut d’habiles ennemis et de faibles alliés. Ses auxiliaires les plus distingués l’abandonnèrent un à un pour-joindre les. rangs de. Poppesition. Il fit face à l’armée croissante de ses ennemis avec un courage inébranlable, et trouva préférable de les voir tous ligués contre son pouvoir plutôt que de leur én donner la moindre part.

- L'opposition était formidable; elle avait à sa têle deux. personnes royales, le chef exilé de la maison de Stuart, l'héritier disgracié de la maison de Brunswick. Une fraction de ses membres recevait ses instructions d’Ay ignon, une autre tenait ses conférences aux banquets de Norfolk-Honse. La majorité des propriétaires

de province, la majorité du clergé des paroisses, une des deux universités, un fort parti dans la Citésde Lonätes et dans les autres grandes villes, étaient déci- ‘dément contraires au gouvernement. Des hommes de lettres, les uns avaient été exaspérés par la négligence avéc laquelle les traitait le ministre, négligence d'au- “tant plus remarquable que ses prédécesseurs, whigsret {ories, courtisèrent avec munificence les gens d'esprit ét les poëtes : les autres suivaient sincèrement l'inspiration de l'esprit de parti; presque tous marchaient avec l'opposition. A vrai dire, de ce côtérse trouvait tout ce qui séduit les imaginations ardentes : les vieux | souvenirs du passé, les espérances et les rêves de l’a- “vénir, les théories de la fidélité aux rois légitimes, dés - théories de la libertés: l'enthousiasme du royaliste, dl l'enthousiasme du républicain: Be-gentilhomme tory, nourri à l’université d'Oxford dés doctrines de Filmer et de Sacheverell,: fier des exploits de ses aïeux qui avaient combatta avec Rupert à Marston-Moor; -qui avaient soutenu le-siége de leurs châteaux contre | : Fairfax, qui avaient été créés chevaliers «du Chêne royal» auretour du roi, se-rangeait dans cette catégorie où l'opposition an ministère n'était qu'un -prétexte pôur attaquer la dynastie régnante. + + Le jeune républicain, encore rempli de son Tite-Live et de son Lucain, admirateur de Hampden, de Russell et de Sidnéy, se ralliait avec une égale ardeur à ceux D: corne al PeE Re Pie ir” Et p et 2 ASE 3 Filmer, aniéte Re V'Anaréhie d'une Lara és dat Pa- ° RAS ouvrages “réfatés pi sper NN ue ci rer

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de leurs déclamations contre la tyrannie et la perfidie des cours. Un si grand nombre de jeunes politiques se laissaient prendre à ces harangues que sir Robert, dans uñ de ses meilleurs discours, dit que l'opposition contre lui se composait de trois sections, des fortes, des whîgs mécontents, connus sous le nom de patriotes, et des enfants. Par le fait, tout jeune homme d’üne imagination vive, quelle que fût sa tendance politique, s’enrôlait dans le parti contraire au gouvernement, et quelquesuns dés plus distingués, Pitt, par exemple, parmi les hommes d'Etat, et Samuel Johnson parmi les gens de lettres, avouèrent depuis tout haut leur erreur. L'opposition avait un aspect imposant, alors même qu'elle n’était qu’une minorité. Parmi ceux qui, dans le Parlement ou hors le Parlement, attaquaient l’administration de sir Robert Walpole, étaient Bolingbroke, Carteret, Chesterfield, Argyle, Pulteney, Wyndham, Dodington, Pitt, Lyttleton, Barnard, Pope, Swift, Gay,

- Arbuthnot, cran PRE , Thomson , ARndS ,

Glover.

Ce qui fit longtemps la sauvegarde de sir Robert fut que l’opposition se divisa én deux partis diamétralement opposés lun à l’autre dans leurs opinions politiques. Cette même circonstance fut aussi plus tard ce qui devait le perdre. Les chefs de la minorité savaient qu'il leur sérait diffieile de proposer une mesure importante sans produire aussitôt un schisme dans l’opposition. C'était avec beaucoup de peine que les whigs avaient été persuadés de donner un vote muet pour le rappel de l'acte des Parlements septennaux. Les tories, d'autre part, ne pouvaient se décider à soutenir la mo-

tion dé Pulténey tendant à augmenter l'allocation du

a s deux partis s’éluient cordialement r la guerre avec l’Espagnez erre. La haine. de sir Robert L ri ae presque le st sentiment qui leur fût commun. Sur ce point unique, ils concentrèrent done, toutes leurs forces. Avec une grossière ignorance, ou une grossière improbité, ils représentèrent le ministre comme le principal fléau de l'Etat: Son renvoi, son châtiment, devait être la panacée de tous les maux de

Ja nation. Que ferait-on après sa chute comment pré

venir plus tard un mauvais choix de ministre ? A.cés questions autant de réponses qu'il y avait de bruyants et de sots bavards dans appoint Snangn ie liait toutes les voix : « A. bas Walpole!». : tellement ee terrain, on. Ets ie ès sonnelle, qu’on: finit par faire entendre aux autres membres du cabinet qu seul on refuserait de faire quartier; ses instruments conserye= raient leurs têtes, leurs fortunes, même leurs places, :

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-Si les éébqrues éd sis Robert Walpole. se @tehes è. pas séparés de lui, il aurait pu encore, même après les élections défavorables de 4744, tenir tête. à l'orage ;

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- Jamais bataille rie: fut. glunà | vuillasinuné livrée que la dernière du vieux ministre. Son jugement net, sa longue expérience et son courage indomptable- lui-firent prolonger la guerre défensive -pendant.la moitié d’une session, Jusqu'au dénoûment ; jamais son cœur ne: faiblit, et, lorsque enfin il céda, ce ne.fut pas aux menaces de ses ennemis, mais aux supplications. de ses partisans découragés et lui refusant leur concours. Ne pouvant plus conserver le pouvoir, il fit une retraite honorable.etse réfugia dans son château, au-milieu de ses tableaux.et de-ses jardins, laissant à ceux qui l'avaient renversé... la re discorde et une courte victoire? # AT UT ER in

Tout tomba di noslésiehe on a-prétendu. qu'il fallait l'attribuer à l'adroite-politique de sir. Robert Walpole, et sans doute il me négligea rien pour ‘semer la -dissension. parmi ses ennemis, mais il eut peu de chose à faire, La victoire avait dissous la. sonition des

3 -J'ai Wujour ps or: “une: ration et Ganello- fut un éohie avant même d'être né.

2Sir Robert Walpole se retira du minette à avec ÿn fitto de lord Orford ; mournt en 1745, à âge ‘de soixante el onze àns, dans sa terre dè Hogiton, où il était né. Son Lo Hôbert bn sait ie plement membre du Parlement.

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