‹ Œuvres diverses de M. le baron Auguste de Staël: précédées d'une notice surChapitre 41 sur 51 · DE L ARRÊTA · texte numérisé non relu

DE L ARRÊTA

bitraire; c'est bien dommage, nous dit-on, mais c'était un esprit inquiet ; il a bien souvent manqué de modération dans ses écrits. — De la sorte , il n'y aurait aucun acte de tyrannie qu'on ne pût justifier, car nulle créature humaine n'est parfaite; et le penchant conciliateur des esprits timides deviendrait le plus dangereux auxiliaire du despotisme. Que les jeunes ministres du canton de Vaud aient leur part des faiblesses de l'humanité, c'est ce que nous ne prétendons point nier; sans doute il y aurait des conseils à leur adresser ; mais ce n'est pas dans, le moment où ils sont l'objet d'une mesure injuste , que , pour quelques observations critiques , nous perdrons de vue l'atteinte portée au premier de tous les intérêts de l'humanité , k liberté de conscience.

Quant au reproche d'intolérance adressé à une minorité opprimée, il semble, en vérité, renfermer une amère dérision. Est-ce dans ses actes qu'elle estintplprante? Mais quelle est donc la fonce dont elle dispose?, quel est le privilège injuste qu'elle réclame? — Non,;. c'est dans son esprit, nous dit-on ; maintenant elle est la plus faible , et ne peut exercer aucun pouvoir; mais si on la laissait étendre son influence, vous la verriez bientôt devenir exclusive et dominatrice, — Ainsi donc , on la punit , non des torts qu'elle

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