‹ Œuvres diverses de M. le baron Auguste de Staël: précédées d'une notice surChapitre 5 sur 51 · SUR M. LE BARON ADG. DE STAËL. XV · texte numérisé non relu

SUR M. LE BARON ADG. DE STAËL. XV

l'étude , et il se livra au travail avec tant d'ardeur, que sa mère craignit que sa santé n'en fut altérée. Il travaillait les jours et les nuits , et quand le sommeil était au moment de s'emparer de lui , il se réveillait en mettant ses mains dans l'eau à la glace. « Je me lève à ce trois heures du matin, écrit-il à sa mère, « et je fais quatre fois par jour la route du « Collège de France pour assister aux exact mens. Il se mêla bien un peu d'amour- ' « propre à ce zèle, mais le fond est l'espoir « que si mon examen était brillant, cela me « donnerait peut-être un moyen d'être écouté ce en parlant poilr toi. » En effet , il fut reconnu en état d'entrer à l'Ecole Polytechnique , et les professeurs chargés de l'examiner dirent que c'était l'examen le plus brillant qui eût encore été*fait. « J'avais la «fièvre, dit-il, depuis deux jours, dans la « peur de manquer le seul pauvre moyen de « t'être utile. »

Mais ses espérances furent déçues; le Gouvernement d'alors , qui détestait la distinction dans madame de Staël , n'était pas disposé à s'adoucir, en voyant que son fils

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