ACTE II, SCÈNE IX/ lai
ments pour moi. Hier peut-être j'aurais pu y répondre; aujourd'hui.,.
ORDICALDQ.
Aujourd'hui ? Quoi ! me prëférez-vous quelqu'un ?
HORTEirSE.
Est-il besoin que je le dise , à vous qui savez tout ?
ORBICALDO.
. Je sais tout, r/est vrai. Malgré cela, dites-moi...
HORTENSE
Allons y. cessez de feindre; vous avez deviné mojdsieur Henri.
LE MARQXII3., avec joie.
Qu'entends-je!
I^UCINDE.
Quoi! c'est au secrétaire du marquis que vous sacrifiez le marquis lui-même! Que dis-je, le marquis ! un enchanteur, un enchanteur de la première volée! Petite étourdie ! petite ingrate 1 vous seriez-vous flattée qu'un pareil choix eût mon aveu?
HORTENSE
J'ai lieu de Tespérer , ma mère , si vous voulez toujours mon bonheur.
LUCIWDE.
Son bonheur! l'insensée! refuser les plus beaux partis! faire ainsi mentir les cartes! Epouse, si tu veux, monsieur Henri; je ne veux voir ni lui, ni toi, et je m'en irai si loin de notre hameau que je n'entendrai plus parler de vous.
i8a LE MAGICIEN SANS MAGIE,
HORTEirSE.
Ah ! ma mère !
LUGINDE,
C'est décidé; je pars.
( Elle Yeul sortir ) HQRTENSE, l'arrêtant.
Vous partez! (aa marqais. ) Monsieur Henri , vous avez vu que je dédaignais pour vous les offres les plus brillantes; je pouvais vous sacrifier tout, excepté ma bienfaitrice , ma mère. Restez avec le marquis ; moi, je pars avec elle.
( Elle se jette dans les bras de Lacinde.) LE MÂ.RQl)IS.
O noble caractère! ô vertu ! qu'il va m'être doux de vous récompenser !
HOPTENSE,
Que dites- vous ?
ORDIGALDO.
Il est temps de faire justice à tous... et d'abord à
ces messieurs. ( montrant Tbéobald et Richaid. } Je dépOUiUe
l'un de son opulence et l'autre de sa noblesse.
FAWCHETTE.
C'est sans doute une plaisanterie.
THÉOBALB.
Non , en vérité; je ne suis plus le marquis Aliprandi. Un pouvoir inconnu m'oblige à déposer mon ordre.
( Il dépose sa dtofttion.)