SCÈNE VI
FOMBELLE, DARCIS, JULIE, D'ANVILLE.
( FombelleetDarcis^ enirent par Je fond. ) JULIE, allant à eax.
Ah! voici ces messieurs... Arrivez donc, je vous at-^ tendais.
DARCIS, àd'Àntflle.
Fardon, aimable colonel ; nous interrompons le têteà-tête; mais vous saurez bien vous en dédommager.
FOMBELLE.
L'important aujourd'hui c'est notre fête; on va partir pour la cérémonie, et nous n'avons pas encore réglé notre pas.
JULIE, àDarcis.
Je compte sur vous pour me conduire.
DARCIS.
Encore faut-il savoir comment il s'enchaîne avec les paroles.
JULIE
Gomment!... avec les paroles?
(1) Darcis doit, dès son entrée, annoncer sa manie, en faisant une pirouette ou un entrechat , et les répéter le plus soufent possible dans le cours de la pièce.
aoo L'AMANT ET LE MARI,
DARCIS.
Oui; c'est ce que nous appelons un pas chante; Fombelle a saisi mon idée à ravir.
FOMBELLE.
Madame était assurément bien faite pour nous inspirer...
JULIE
Vous devriez répéter devant nous.
d'anville« Mais, ma chère Julie , nous aurions à causer de
choses plus intéressantes.
JULIE
Cela n'empêche pas; on peut parler et regarder k la fois.
FOMIPELLE, àa'AnTiUe.
Vous connaissez le plan général?
DAN VILLE y avec inlenlioQ.
Non, monsieur... mais j'ai aussi le mien.
FOMBELLE, basa Dtreis.
llparaît piqué. Nous aurions dû lui demander ses avis.
DARCIS , bas à Fombelie.
En fait de plaisirs , mon cher, il ne faut jamais CQn-s sulter les gens qui les paient.
JULIE , à Fombelie.
Commencerons-nous par le concert?
QUJTUOR.
DARCIS.
De l'auguste cérémonie , Quand nous serons de retour , Sous lliabit d*un gai troubadour.
Je fais placer la compagnie.