POUR LÀ RÉCEPTION DE M. YILLEMAIN
(a) En 1809 , M. de Fontanes me fit Thonnear de m'appeler au conseil de l'Université, et, comme s*il avait le dessein d*y rendre mes travaux encore plus doux , il m*y donna en même temps pour collègues deux de mes plus honorables et plus chers amis, BIM. Després et Becquey , Tun , homme de lettres distingué, dont j*ai déjà parlé dans mes préfaces , l'autre excellent administrateur , à qui la Restauration eut depub tant de raisons de s'applaudir d'avoir confié successivement la direction générale du Commerce et celle des Ponts et chaussées.
(b) La feuille publique où parut la noble protestation des professeurs de Charlemagne devait être et fut en efîet le Journal général de France qui n'était lui-même qu'une protestation quotidienne contre l'usurpation des Cent-Jours , et dont mon ami M. Feuillant était alors directeur et principal rédacteur. Je saisis avec joie cette occasion de rendre publiquement hommage au caractère , au courage et au talent de ce publiciste qui, depuis (en 1817), sous le titre de Loù fondamentales ^ a publié un écrit plein de vues fines, profondes et malheureusement prophétiques sur la situation politique de la France.
DISCOURS
c'est assurément Une grande satisfaction pour la conscience que de n'avoir jamais changé d'opinions politiques j que d'avoir pensé et agi constamment dans le même ordre d'idées et de sentiments,pendant quarante années de révolution ; mais c'est de plus un immense avantage de position dans le monde ; car nul homme de cœur , de quelque parti qu'il soit , ne se hasarde à vous blâmer ; et , si cet avantage appartient à un écrivain, il peut sans redouter, et même sans étonner personne , réimprimer aujourd'hui ce qu'il a publié à des époques an té- , rieures. Qu'a-t-on à lui dire ? Il suit la ligne qu'il croit la meilleure ; il est de bonne foi, et jamais en France la bonne foi n'a manqué d'estime.
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