‹ Œuvres diverses de m. RogerChapitre 187 sur 205 · DANS LES QOMHES D'ÉTAT · texte numérisé non relu

DANS LES QOMHES D'ÉTAT

« Point de paix dans la société dont les doctrines et les lois s'écartent de la loi et dies doctrines révélées de Dieu; et quiconque, homme ou peuple, brise cette loi, nie ces doctrines, ne fût-ce qu'en un seul point, cet homme, ce peuple rebelle à Dieu, subit à l'instant le châtiment de son crime... Un malaise inconnu s'empare de lui... Je ne sais quelle force désordonnée le pousse et le repousseen tout sens, et nulle part il ne trouve le repos. Comme Caïn après son meurtre , il a peur, yy

( L'abbé de Lamenitais^ Imit. de J.-C.)

Il a peur î Combien ce mot nous explique de choses, dans ce que nous avons vu depuis quarante

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ans! C'est la peur qui a laissé impuni le seraient du Jeu de paume , et qui, passant ensuite des vaincus aux vainqueurs, domina successivement tous les partis nés de cettç première révolte et les rendit tour à tour victimes ou bourreauii les uns des autres.

Pourquoi a-t-on peur? parce qu'on est faible. Et pourquoi est-on faible? parce que, né du désordre y on ne peut s'appuyer sur tes principes qui font la vie des hommes et des états; parce que n'osant renier son origine , dans la crainte d'être renversé par ses propres amis , par ses propres auteurs , comme on dit au palais , on s'épuise , on s'exténue à se donner l'apparence de la vigueur et du courage , comme un enfant qui , dans les ténèbres, se donnerait une extinction de voix à force de chanter, ou de crier au voleur.

Ce qu'il y a de plus triste dans la faiblesse, c'estqu'elle va toujours plus loin que le despotisme, par

la raison qu'eUe est ignorante et qu'elle ne sait jamais où eUe va. Qu'on me réduise, moi, pauvre plaideur, à choisir entre un juge méchant et un juge ignorant ; l'alternative sei*a dure : je préférerai pourtant celui qui ne me fera perdre mes procès que lorsqu'il y trouvera son intérêt, à celui qui, sans le vouloir ou sans le savoir, me les fera perdre tous Iqs jours. Il en est de même en fait de gouvernement ; le plus faible est ordinairement le plus fâcheux, le plus tracassier, le plus oppressif» le

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