SCÈNE XIV
FLORVILLB.
Il m'a soutenu que ce n'était pas à moi qu'il voulait parler.
FRONTIW.
Bah!... cela n'est pas croyable!... c'est qu'il aura eu peur.
FLORVILLE
Tu ne t'es point trompé?
FRONTIN
Moi!... je ne me trompe jamais. Il m'a dit d'appeler mon maître... est-ce que vous ne l'êtes pas?
FLORVILLE
Allons, il suffît... ']Q. sais à quoi m'en tenir sur son compte... A propos , mes lettres ?
FRONTIN
J'en ai une. ( à part. ) Ah ! mon Dieu ! ( il towXte àtaa ses poches. ) De quel côté est la sienne? Ce maudit homme avec son cartel m'a fait oublier tout cela.
FLORVILLE
Donne donc!
FROITTm.
Excusez 9 c'est que je cherche... (à pan. ) C'est cellelà ^ je crois...
FLORVILLE
As-tu fini?
FRON TIN y i part.
Non... c'est celle-ci... ( ha«t. ) La voilà, la voilà !
FLORVILLE
( D ouvre la lettre sans regarder l'adresse ; il lit la signature. )
c( Justine Belmont! » Ah! c'est l'amie de Sophie! Par quel hasard me sait-elle ici, et pourquoi m'écritelle ? ( Il lit à part. ) « Votre fuite et votre déguisement « ont fait grand bruit... » Que veut dire ceci? (Ilregarfe l'adresse. ) Que vois-je?... « A Sophie Melcour, poste « restante à Paris. » Sophie à Paris ! Sophie déguisée ! poursuivons...
FRONTIN, à part.
Bon ! c'est bien là sa lettre.
FLORVILLE , coDtinaant de lire.
« Mais rassurez- vous ; votre amant est si avantageucc sèment connu que chacun vous excuse et même vous <c approuve... » Qu'ai-je lu? Un amant! fuir avec lui! l'infidèle! mais comment cette lettre?... ( haut. ) Frontin^ cette lettre n'est pas pour moi.
FRONTIN, à part.
Ah! ciel! me suis-je trompé! (bVat. ) Pardon, c'est une erreur, voilà la vôtre.
( II lai donne l'autre lettre. ) FLORVILLE.
Mais celle-là, d'où la tiens-tu?
FROWTIN.
D'oïl je la tiens?... ( à part. ) Que lui dire?
FLORVILLE
Veux-tu bien parler?
FRÔNTIW.
Ne vous fâchez pas, monsieur, je vais vous avouer