SCÈNE IV
plus que nos ladys. Croyez-moi, renoncez à elle, et n'étranglez plus personne.
PLINVILLE.
Y renoncer! au contraire; tout ce que tu me dis là redouble mon amour et me confirme dans le dessein de 1 épouser.
JACKSON
Ah ! vous êtes trop noble et trop riche pour qu'elle y consente.
PLINVILLE.
Elle a beau dire , je la verrai ! il faut absolument que je la voie.
Ck>mmençons par sortir de son appartement , car si elle nous surprenait ensemble , elle ne me le pardonnerait jamais.
PLINVILLE.
Cest ici qu'elle habite ?
JACKSON
Oui , c'est le logement que vous mé payez pour elle.
PLINVILLE.
Chut! prends garde que, de la vie , elle ne le soupçonne! je serais désolé!... Mais il est bien modeste, ce logement.
JACKSON
Écoutez donc, monsieur , que peut-on avoir pour le prix de deux guinées par mois, qu'elle croit y mettre ?
PLINVILLE.
Oui; mais pour les douze guiiiées de supplément que je te donne?
JâÇKSOW.
Chut ! preoez garde à votre tour que , de la seconde pièce, la petite Betty ne vous entende!
FLIITTILLB.
Betty?
Une jeune fille pauvre , qu'elle a prise auprès d'elle, en arrivant, et qu'elle garde par humanité.
PLINVILLE.
Bonté! sagesse ! attraits!... Mon cher Jackson , je me tuerai , si je ne l'épouse.
JACKSON
Je me tuerai! je me tuerai! bah! il n'y a que nous autres Anglais qui sachions user de temps en temps de ce genre de consolation. Mais, je vous en prie,
«orf-nns.
sortons.
PLINVILLE , s'asseyent dans un fauteuil.
Oui , oui, tu as raison, partons.
JACKSON
Vous appelez cela partir?
JIRETDUO.
PLINVILLE.
Ah ! je raime !... oui, je Taime Mieux que je ne puis l'exprimer!
' Je Taime bien plus que moi-même y '