‹ Œuvres diverses de MontesquieuChapitre 12 sur 75 · XSS4I · texte numérisé non relu

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BË^LADiLICATESSB. *

Les gens délicats sont ceux qui à chaque idée oo à diaqo^ goûf joignent l)eaucbup d'idées du beaucoup de goûts acces$ejrfss..Les gensKro^çrs iTpnt qu!une sensatiqn; leur 4me ne sai^- composer ni décomposer; ils be joignent Di-n'6tent rien k ce que la najture donqe ; au liei^ que tes ^ens délicats /à^^^ Tamour s^e coipposânt. la plupart ^des plaisirs de Fampur. Pôliicène et Apicius pbrtoiçnt à la table bien.de^ sen^atîoias h^connues à nous, autres n^mgçurs, vulgaires; et ceux ^ui jugent àyec goût des ouvrage d'esprit, ont etae sont fait t^ç infinité de sensations, que les autres hommes n^ont pas.

^ ^. pu JEÇE $A|§ <)00(.^

Il y a quelquefois^ dons. les personçes ,ou dans les choses un charme invisible, une g|i;:âce naturelle, qu'on n\'i pu définir, et, qu't>n.a été £orçé d'appeler le Je ne sais quoi. Il me semble *que c'est *un effet principalement fondé sur la surprise.

iiewoi^ ces 4^criptioDs heureuses, ces. aventurés naîyes,' ces dÎTÎnité» gracieuses, ce specude d*uii état assert différtat dtr kiMre pour le /lésirer, et tpii u'^n est pa^ assez éloigné pour choquer fis mi»ôBohbmx,' «afin t:e oiéliBi^ de. paasipais el,dQ traai|bilUté. Kotre imaginàdop^t èi ]>iaoé/ à. Pa»,.è ApoUon , aok aympbtf ,

Noussomm^s touchés 4e te qa'utie personne n.ous plaît plus qu'elle ne nous a paru H'àbôrd devoir nous plaire 9 et Bouàsoitinies agréablement surpris de ce-qû^-ellè a sil vaincre des défauts que nos yeu^ nous montrent et que le ^œur ne crQit plus. Voilà pourvoi les:femmes laides Qui tr^souvent des grâces, et qu'il est rare que les belles en aient. Car un^i>el|e personne fait 'ordinairement le <;ôntraire de ce que nous! avions attendu ; elle parvient à nous paroître moins aimable ; aprè^ nous avoil* suipris en bien , elle noHs< surprend ea mal; pais riqdpression ^ bien' est ^cienne, «elle dutnal nouvelle : au3si les belk^ personnes font<-elles rarqlùdent Ie& grandes * payions , presque toujours l'éservéed à celles qui ont' des grâbces ; c*é^t4dire des agrét^entsque nou&n'attendiôûs point , et que nous n'avions J>as sujet d'attendu. Les grandes, parures ont rarement de la grâc^/et souvent l'habillement des bergères en* a. ^ous admi* roas la majesté ti^ drapei^ies de Paul Véronèsê ; maiâ *QOiis ' somnies touchés^e la simplicité de

aux boM> aux prés, aux foi^tainei.* Si les premie» hommes ayoient ▼éco comme nous daas les villes les poètes n'àuroient pu dous déocire que ce queûous yoyons tous lés jours avec mqulétud^ ou que hqqs s^tens anrec dé^oÀt : tout respireroit FaTarice , Fambition et les ( qui tourmentent. *

« Les poètçs aVii nous décrivent la vie champêtre nous parlent de TAgc d'or^qu'ils ^grettcnt, c'est-à-dire nous parlent d^ temps «OGore phJs henreux et plus tranquille . • ( t^ouv, édit)

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