Voyez Bull. archcoL, l'* année, p. 97 ,^o
Tolame). ' ' ' ^^ [p. 200-202 du pré»^
l'Asie occidentale et sur les bords du Tigre, plutôt que dans l'Ethiopie et sur les bords du NiU que nous avons placé leur berceau primitif. Tahraka, au contraire, est un roi de sang éthiopien, et les temples élevés par ses ordres et en son nom couvrent encore aujourd'hui les sites de Gébel-Barkal . en Ethiopie*. Sérakh et Tahraka ne sont donc pas de même race, et c'est là le résultat en apparence inévitable auquel mène l'exanr»^" superficiel de la question dont nous venons de poser les termes. Pour tout dire cependant, j'ajouterai nu en approfondissant la matière on reconnaît que la Bible n'a pas sans intention donné à Tahraka et à Sérakh l'appellation comon""® d'Éthiopiens. Pour la Bible, le pays de Coush ne se bornait pas en effet à ce que nous appelons l'Ethiopie, et les Coushites n'habitaient pas seulement les plaines du Sennâr. Répandus dans le sud de l'Asie, depuis l'Indus jusqu'à la côte occidentale de la pénin.sule Arabique, les Coushites, à une époque inconnue à l'histoire, avaient franchi le détroit de Bal-el-Mandeb et envahi le continent africain'. C'est là que les conquérants de la XII» dynastie, trois mille ans avant notre ère, vinrent les trouver pour les combattre*; c'est là que, plus tard, les Thothmès et les Aménophis essayèrent sur ces vieux témoins d'une ancienne civilisation la force et le poids de leurs armes* . Les Coushites avaient donc une autre patrie que le haut Nil ; ils étaient
1. Voyez le grand ouvrage de la Commission prussienne, Denkm&ler V, pi. 5 â 13 inclusiveDoent. '
2. Cf. E. Renan, Histoire générale et Système comparé des lan gués sémUique», l" parttÇ, P- 53, 452, 474, etc. - Baron d'Eckstein les Éthiopiens d'Asie, dans lAthenceum français, 22 avril 1853 d 364 — Lenotmmt, Introduction a l histoire de l'Asie occidentale ch vi r^'n.n de Cham, p. 225. - Letronne, la Statue .oaale de Me^noa 'p 67 Gliddon, Types ofMankmd, 6- édit. , p. 481 et suiv. ^'
3. Tombeau d'Améni, à Beni-Hassan, £>enkmàler, II 122 rt Biroh, On a remarkahle inscription of the Ucelflh. dvnast,/ ,. t'
4. voyez passi. les inscriptions pubU.es aCTZ^ktou^r^^es surTEgypte. ° «v rages
TROUVÉS DANS LES SOUTRï^^^^^^g ^^ SÊRAPÉ^M
ces hommes au <«if .^°^^J^' ^^ visage \>rù\é. qu'en re daat vers le «ud-estet ^^J«^-ouest les Sémites apercev U'horizon enflamme des PUxT.es a^ la Mésopotrmie. ( Bible, qui f*>t Cousli fils de e,Ha.m, donne à Coush u qu'elle appelle Nemrod. et Nemrod qu'elle at<
la fondation de ^abylon^. « Les fii.^ ^e Coui, dit l^ » pitre X de la Genèse furent Saba, Hévila Sal
„ Dadan. Et Coush «"f °"*^7^^«.mrod. qui commença » puissant sur la ^^^^^■•':. «-^ vUle capitale de son ro: „ fut Babylone, outre celles d Arach, d'Achad et de
» \anné, dans la terre de fc»ennaar Assur sortit
» même pays, et il bâ-tit r< ini ve et les rues de cette vil A la rigueur, les Nemrod, les Sargon, Jes Tiglath, qu trouvons établis sur les oords <Je l'Euphrate et du Tiè sont donc pas des Sémites, et, comme conséquence saire, les Nemrod, les Osorkon, les Takellothis, que, (^ Xxri» dynastie, nous rencontrons au bord du Nil, '' pas non plus des fils de Sem. J'ai pu. à la vérité, sai : injure aux usages reçus, mettre en évidence' ce : M Birch j'ai appelé le ^émiticisme de la XXll» d ' Mais si, dans ce dédale de peuples qui nous montre si ■■ confondus les lils de Se m et les fils de Cham, il est de remonter jusqu'à la source de l'un d'entre eux ' que nous appellerons les Nenirod de l'Egypte des e I Coush plutôt que des descendants de Sem. Le réd? • Paralipomènes, qnï donne à SéralcH le titre d'f ' n'entendait pas que Sérakh régnât sur une partie ' nent africain au delà des premières cataractes du aux traditions qui avaient cours de son temps, ' seulement que le chapitre x de la G-enèse ne lu