BuU. archéol., 1" annôe, p. 97, 99 [cf. p
Tolame] .
(3iinv^»iet qu'il savait qu'à la cour d'Egypte vivaient des
^^^^,*od, des Sargon, qu'il ne séparait pas, quant à l'origine,
T V. TSIemrod et des Saroron de la cour d'Assyrie. La Bible a.
„ conséquent, pu donner à Sérakh la qualification d'Éthio-
ieii ®* ®"® ^'^ ^"'* P^^ *^ que confirmer le témoignage des
monumdts égyptiens quL nous introduisent dans les palais
des Bubastites et nous y font rencontrer des personnages
nu'â leurs noms nous saluons comme des Coushitcs. —
Maintenant Tahraka était-il aussi un de ces Coushites? Je
n'en doute pas. Il s'agit seulement de distinguer. Les Scho-
schonfe, étrangers à l'Egypte, ont pu en effet y pénétrer par
le désert oriental, et, remontant le Nil de Pëlusc à Mem-
phjs et de Memphis à Thèbes^ venir dans celte dernière
ville sculpter leurs noms sur les pylônes de Karnak. Avec
eux s'implantèrent en Egypte les noms propres que nous
voyons portés par un grand nombre de personnages : les
Takelot, les Nemrout, les Osorkon, les Ouasaroken\ les
Maouasen\ les Pouaroma\ les Kéromama. Les Bubastites
s(^mblent ainsi les branches d'un tronc qui cacherait ses
racines d»"» ^^s mystérieuses profondeurs où la Bible place
le beroeau du premier Nemrod. Sabacon, au contraire, fils
de ces :^thiopiensqu avaient domptés les Pharaons, et qui,
en se soumettant, avaient adopté la religion, les arts et
récriture des vainqueurs*, Sabacon, dis-je, avait suivi le
cours d*^ ^ tÎ!1u^"tw remonter, et de Gébel-Barkal était
descen^^ * ^^^^^^- ^^ f«™ait, à la vérité, un rameau distinct
*• . ^ 161, 227 etc - KhJit Ùnt f "^"^ ''*« Peninsula of (ogtquc, t. in, p. 171, 178. prim$ dans ïnHemte archéo-
TROUVÉS DANS LES SOUt
décelai qui, deux siècles p\j ^ t>u sérapkum 233
solioiik à l'Kgvpte, et les nom^s ^ ****^> a.v«+ j to^enen (Actisanês?). Asy^J^J^'^op^^^^^^'t <ionné les Schcnmken , Amatar, SekhmcihK '^ • ^ -usités après lui , Na>i-
*' --^/^/to "^"''«'-osa. Sanamon-
1 . Ces noms ont é^té portés dans , ' ''^''''''' '^"'''''^"'''''' ' '
été expulsés de l'Egypte. continuèJ* '^^nill^ ^
ment à la XXVI- dynastie «égyptien *^' ^ réL *' 'O'" qaJ, après avoir Abth. V. BI. 1. 16). Les noms dth?^^ ^' ^^ST- '" É"i>opie para 1161e- 60ms, A*/osa6« (noms des brancH^J^^^^'^s ddi/""'^'"®» (voyez Den/.n,., (Kantaki), présentent avec les no,«„*^** ^^il) j ?"'»'s. 4.»/„„,i.v, A.'^toéthiopiens un certain air do paren t^ ^ ^'^''oti^frl-' ^'^x»ho Cnndft ce Je^^l çroi^pas d'ailleurs que, d=>^**'''t est j^,'^"^» des personnages
^neïkirSinTceie semble, ^^ ««"--e avec st r"''''"^'-'^''' '""' ^«//«< et autres, il faut prendli" ,''°'« «"a/o^uLV *'"''-'' "' ^""^ propre du dieu 5«« (Rawlînson Â^ Syllabe înitti^"'"''"^'''^^' •^^"" P.7)^quel letauNsau servirait \^V^'^o „r ^^^^''^l^ SeN pour Je «on, ère ^ prouverait donc tout au ^^ '''^'n,inl''J"''ry ^C ^ssr,r-rn. inconnu jusqu'ici, était un dieu t^» ?''"''» que le ^7'"* ?*" %"'**" noij, dans un cartouche biéro«.y^î.Y::5o.n,e.'l.. i:sttraSree dt'^e
r- -r -ja cm ^ *=- -\ -cette ,w
Lïafrli'i^^^''-^^^'^" présent volu^:^ ^»=C h ^ (««'/• ^''cl,c<^f., f-=t après le nom du nV/r-e. D»., '"<*iA noÙr*li " ^^ . „
iot, le ..„.,«„ et le bas^Ù son! don/'"'«---'-"X<:f ""' '^ Oas..n d^.^r.^ et dans l'intention de ceux qui le^ " '" <ï"«lque i^V """"^ ^^"^ /-«X.-^- ^es exemples que fournissent ^ ^^7^ ^:::::t -^SH^^iV^
rît
des exemples que fourl^nt 1^ '""""^*'«« t ; aîffï "— P^-"^^''^'^ »- 4 « lournissent leg mots JiJ.r'V^ ^^S^i^n t complétenn
H*Ma,hé.«u.,,,,pp^,3^^^^^^^^^^ , ^y.SCl
ReHBOU (hébreu, an^, y/„,„„,,;> H ;, ' ^"'^^ O. T*cn| ^ ^^ '
na ville rt.rn^a,5eM-A„o^/0 dalf,^^ ^ «==^ -^^1-'
et n déterminent des mots étràn^ "'^''"'''^«"^^ "^^S^'l T'I^
Poar leur signification prop,;*"*^" «««Ployons r. ^^^^t'^^ * ^^
****■ ioa hiérogramiiia'» -^=3
^34= RENSEIGNEMENTS SUR LRS SOrXANTE-QUATRK APIS
-rx'ont nea de commun avec ceux que la XXII" dynastie irïtroduisiten Egypte. Mais ce n'est pas là une raison pour conclure que Sabacon ait été, moins que Scheschonk, un fils de Coush. Tandis que Scheschonk représente les descendants plus ou moins directs du Nemrod auquel la Bible attribue, dans un verset spécial, la fondation de Babylone, Sabacon paraît une dérivation de la branche antique et plus primitive que la^nèse fait sortir en première ligne de Coush. Son nom, (liLI^^, sCHeBaKa, n'a d'ailleurs que l'aspiration ttnalé~^ïïne dist ingue de KST g, fils de Coush ' ; le nom de son successeur, fjjM ^^ ~1 SCHe- BaXoKa, est, lettre pour lettre, identiqïie"à" celui d'un autre nis de Coush que la Bible nomme Kanao», et le nom de Tahraka Jui-même se retrouve parmi ceux des rois de l'un des royaumes Coushites de l'Asie occidentale (le Taracus de la feusiane). Sabacon et ses successeurs sont donc, au moins autant que Scheschonk et les rois de la XXI P dynastie, des fils de coush. Seulement quand les uns, à une époque que nous connaissons, c'est-à-dire vers le X» siècle avant notre ère, aimaient en Egypte par le nord, les autres, anciennement établis au sud, prenaient leur revanche des défaites que leur avaient infligées les pharaons des dynasties conquérantes et venaient à leur tour rogner à Thèbes. Par conséquent en donnant à Tahraka le titre de roi d'Ethiopie et à Serakn celui d'Ethiopien, la Bible n'a pas fait une erreur. C était â nous de chercher le motif de cette apparente confusion et de voir comment une qualification équivalente a puétreapphquéeàdeux personnages qui, s'ils avaient été contemporains et s'ils s'étaient rencontrés, se seraient pro-
mhT.?.°"''''""^^ «apposition que ne rend pas invraisemoiabie la conduite barbare de Sabacon envers Bocchoris.
««'•nier rejeton delà brandie cadette issue d'O-sorkon II,
l- Genèse, x,j, •*• Ibid., I, 7.
longue existence; inaugurée par le i^^ourtre de Bocchoris, elle s'anéantit sous les efforts de la dociôoarchie, qui devient ainsi un fait tout naturel et se prêsen to oonime la fin nécessaire d'une usurpation que la sympa 11 lie de TÉgypte ne sanctionna point. Les Saïtes, en efïot, succédèrent bientôt aux Éthiopiens, et avec eux nous ai-ri vons ^ de nouveaux Apis, dont le paragraphe suivant fena. connaître la nomenclature.
XXVl« DYNASTIE. OIISÎQ .Ams
Apis ï (37), né Tan 26 de Tahraka. ;
intronisé le 9 de Pharmoi:itlii inortran20,le20deMésiOfi, de Psnmmiiichiis P'; enseveli Tan 21, le 25 d« F*aophi.
Apis II .*^8), mort Tan 52 de Psam m i ti c h n s I^r
AP.sllI(39),néran53,lel9deMéchir. de Psammi.k-hns 1-; intronisé Tan 54, le 12 d'Hailivrmort ran 16, le 6 de Paopliî , de Néchao • enseveli l'an 16, le 16 de Choïacâgé de 16 ans, 7 mois et X7 jours'
Apis IV (40), né Tan 16, le 7 de Paophi, de Néchao-
intronisé Tan 1, le 9 d*Iîr>îr>v*i w-^ t^ ' • i mort l'an 12. le 12 de ï-h^™' 1k ^T''''^ '"' ' ' ' enseveli l'an 12, le 21 de ^^^"'^'- " ^"«P'>'^^; âgé de 17 ans, 6 mois et 5 îourV
Apis V (41), né l'an 5, le 7 de Thotli , a.' a itT • intronisé l'an 5, le 18 cl4 ï^^^ .^*^' mort l'an 23, le 6 de r>ha«.enoth • enseveli l'an 23. le 15 ae I> ^ ' âgé de 16 ans. 6 mois. tenons;
Apis I. Quand l'enlèvement des o n-
s'élevaient au-dessus de l'entrée du Se ^ ^"^^ ^^ ^^^^® ^^^ pénétrer dans les petits souterrains "^^Péum eut permis de
* » je remarquai que la
238 [renseignements sur les soixante-qua.tr.k apis
nous apprend même qu'une fois T anéantissement de \a tombe résolu, on courut au plus pressé, et que le dernier outrage dont nous avons constaté la trace sur la figure et le nom hiéroglyphique de notre épitapUe, tut inttîgé au dieu après que la momie sacrée eut été mise en pièces.
Tout l'intérêt du monument est dans \e second registre, où l*on trouve une inscription disposée en six lignes liorizontales d'hiéroglyphes. Nos épitapUes intéressant avant tout l'histoire et la chronologie, il est inutile, je crois, de les soumettre ici à un examen philologique. 3e me bornerai donc à en transcrire le texte que je ferai snivre, soit d'une traduction, soit d'un résumé qui mettra erx relietVes faits dont v\ nous importe de prendre possession, L'éçi^^P^^^ ^^ VApis mort en l'an 20 de Psammitichus est ainsi conçue :
C£^fl%:\^ " §- B •=^ •-' fx — -""
-«=>-r nn P I
/wv^A^ I I
c'est-à-dire : « L'an 20, et le âO <io ly
» duroidelaHauteetdolaBasse~i> ^^^'•î. sous \a Sainteté ., lilsduSoleiI,desarace Psao,^^,->f ypte. Ha-^ouah-htM ., tation de la Sainteté d Apis v^ * ^^^^t Ueu) \^^,,i{^. » amené ce dieu pour se reur^ij, «f*^^ vers V,, .-.m- a été » l'an 21, le 25 de Paopbi ; voieî ^ ^^^^ , ^<2 ciel, a eie
^^** ïié en Van 26 du
tmi A
TROUVÉS DANS LES SOUTERRAINI^ X:>Vi ^feÇ^t^^ >> ^^ >^
» roi Tahraka Qi (\\i'\\ fut introduit n. X^V\\,^\^AVN^ // A
» Pharmouthi. Fait (la stèle) en Tan S1.^^y> ^ ^ /f/ 7
Ainsi l'Apis mort Tan 20, le 20 do ^aôsorv, ^ X /i /^ tichus Ra-ouah-hety enseveli 70 jours a.^T-<^s \4i*2!b ^ ^ de Tan 21 du même roi (les cinq épagorx^^r^^^ ^ox\\» ^ \ J^ était né l'an 26 de l'Éthiopien TahraW^ . dî^ r-^sx^mè 4^ cipales circonstances qui signaleront 1^^ a;-!^ ot. Va» xC premier Apis de la XXVP dynastio XTiô^oossito queV ^^ ' plications dans lesquelles je demanclo 1«. V>«tx-rr^issioti ^ ^^
1** Uneerreur de ChampoUion, suii^^î^ t^re^^civjie iu^^ jours par tous ceux qui s'occupèrerxt d^ l^^ sciiorice foi^ rillustre maître, avait donné lieu ix xxr:!.^ ^î in cuillère col^ Des deux Psammitichus qui occupant \^v. Y>i:-^mîfere m ^ la XXVI® dynastie, l'un avait, en ofïe^t;, ô tô i^-à îs à la y:> l'autre, et tandis que le vrai Psarràrxxit:.iciljLuis I*"", aveo nom Ra-ouah-hety était classé ava s<3c^ox:i.<i r^ing et i venait plus dans les listes royales ciiJi.'si.p>r"es ISTéchao Psammitichus II, avec le préaom .JF^<x.^t^oX^^'^^^^> . sous le nom de Psammitichus I®"^ lo^ -tôt:^ <3e la X?f nastie*. Mais bien que, dès le mois d^ imars 185c Rougé, en classant les vitrines du I^oxa ^srr-e , aï t remiç rois à leur vraie place chronolog'ioi^-^^-» ariaoun te^
1. J'étai8 tenté de traduire ~ j - ^.^ ^^*" ^^ ^"^^'^ ^^^ ""'^ et d'appliquer cette formule a la durée d^ *- es-?^*.^
traduction, si elle avait été reconnue ô:x:a<3fcô, "^"^exore
grandes difficultés. Mais la durée de la vie» a. pour p ^
monuments de toutes les époques, une i>l:i r^^se si
etc., /a rfarée /ief</'Cï<se, etc.), que j'ai d"^ '^^■^ ^ ^tatît d'à
texte, et traduire : fait (la stèle) en Vccn. ^ ^ - rn r>te ex
sible, avec la première version, de rend »'^ lan
truction grammaticale du groupe égypt-iorx - dans U
2. Cet arrangement est encore celui ci^^^ \\ nausée d touches royaux peints sur l'un des plafonds ^ chcrv Al^ Kônigliche Museen, Abtheilung der ét£/l/J^ ^^ Historische Saal, Taf. 17. Berlin, 18^&9
240 UliNSEIGNKMKNTS HVH LES i-OIXANTK-QUATRIi APIS
venu jusqu'ici déposer d'une manière formelle en (aveur de rarrangeuient adopté par M. de Rougé. Notie épilap\\e est donc précieuse en ce qu'elle est le premier monument c\vii nous fasse toucher du doigt le classement délinitif de ces rois, et qui nous montre que Psannmitichus Ra-ouah-\\et, en succédant h Tahraka, ne peut occuper après Nécbao Ja place qui appartient à Psammitichus Ra-nofré-liet. J'insiste d'ailleurs siir ce point avec d'autant plus d'empressemenC que la question de priori té a peut-être été jusqu'à présent assez mal jugée. En 1854, M. Bunsen* attribue en effet à M. Lepsius la découverte du viai Psammitichus I"; M. HincksV de son coté, ne sait, en 1855, s'il faut en faire honneur au même M. Lepsu.s ou à M. Brugsch. Le débat me semble maintenant vide, et la stèle du Sérapéum n'intervient plus que pour assurer la légitimité d'une restitution' qui, signalée publiquement depuis six ans et demi, appartientâ M. de Rougé. ~ Il est facile de voir qu© si notre épitaphe avait joint au.ï renseignements dont elle abonde la mention de l'âge qu'avait atteint Apis le lour H*3. c-, ^ * i * • •
• j» y ^^ mort, nous aurions été mis en
possession a un fait H'n^^ ^ •
Lchant le nombre d'année^ • ""P^-^"ce Puisque,
milichus de l'an 26 de Ta,!.^ u '^^'''^'^'^'!' ' ^" J? ^"^ ^^*T le uioven de ranger a v^' "''''^ *""°"^ *'^*^"" T
deux fkmilles royales su. 'T'^^^''"^"^^ ^ ''"'" *"'""" '"''"*"? n'a pas encore été possi Kl *^i ^^ chronologique desquelles il toute nature que nous do -^^ s'entendre. Les documents de à cette regrettable omissi***^ "^"^ aideront-ils à suppléer
ce que nous allons voir l^.^*^ **" rédacteur de la stèle? C'est
de l'ensemble de nos é,-»-« ^^ ^*^*^"1^ "g*^"'"®"^®""®'^*'^^*^"''^
P^taphes portent à 138 ans la durée