LVIII MARIETTE
montrait fort reconnaissant envers Mariette de lui en avoir fourni les moyens \
Ce n'avait été qu'un intermède bénévole aux corvées du Sérapéum ; pendant Tété de la même année, un autre particulier, le duc de Luynes, le chargea d'une mission importante et lui donna les moyens de déployer son activité sur un champ nouveau de fouilles. Un texte antique en fut le point de départ, celui où Pline raconte que les Egyptiens considèrent le Sphinx comme le tombeau d'un roi Armais et le disent construit de matériaux rapportés. Le naturaliste n'en croyait rien, sachant que le monument avait été taillé dans la roche naturelle* et que les Égyptiens lui avait peint la face en rouge, mais on pouvait se demander si, malgré tout, la tradition égyptienne ne renfermait pas une part de vérité, et si quelque tombeau royal ne se cachait pas, sinon dans le corps de la bête, du moins au voisinage : « on » espérait retrouver certaines chambres vues autrefois par )) Caviglia, et qui devaient, à l'aide des inscriptions dont les )) murs étaient couverts, jeter un grand jour sur l'époque » et la destination du monument'. » La publication, par Birch*, des plans levés par le docteur Ricci aussitôt après
t. Les observations de Mariette fournirent & Biot la matière de trois longs articles du Journal des Sacanis, dans les cahiers de mai, juin et juillet 1855. Le titre en est: Dciermination de VÉqutnoxe rcrnal de 1853, effectuée en Égtjpte d'après les observations du leter et du coucher du soleil dans V alignement des faces australe et boréale de la Grande Pyramide^ par M, Mariette; il en existe un tirage à part iii-4" de 45 pages.
2. Pline, Hist, Nat„ XXXVI, xvii § 1 : « Harmain regem putant in ea conditum et volunt invectam videri; est autem saxo naturali elaborata. »
3. Note remise au ministre d'État et de la Maison de l'Empereur par le secrétaire perpétuel de TAcadémie des Inscriptions et Belles- Lettres, dans les Mémoires de U Académie des Inscriptions^ t. XX, 1'* partie, p. 97.