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H. Brugsch, Mein Lebenund mein Wandern, p

KOTÎCÉ BIOGRAPHIQUE LXVIÎ

étrangères à son métier de roi : il reçut à cette occasion l'Aigle rouge de troisième classe, dont le brevet ne lui fut expédié que plusieurs mois plus tard, le 29 décembre 1855 \ Son séjour à Berlin ne lui fut pas aussi profitable qu'il l'avait cru au point de vue scientifique, et les notes qu'il prit au Musée montrent qu'il y récolta peu de chose pour ses études d'art et de mytiiologie égyptienne : il n'en rapporta guère qu'une note assez brève sur un Fragment dUin Sarcophage phénicien*. De retour à Paris, il se remit à l'élaboration de son ouvrage, et d abord il jugea utile d'en indiquer la nature par ses Renseignements sur les soixante-quatre Apis irouoés dans les souterrains du Sérapêum\ UAthénœum français, ftmdé quatre années plus tôt à l'imitation de VA thénœum anglais, venait de se dédoubler. Il avait ajouté à son fascicule hebdomadaire consacré à la littérature, aux arts, au théâtre, à la philosophie, à tout ce qui peut intéresser le gros des lecteurs lettrés, un Bulletin archéologique réservé à des questions d'une portée moins longue. La plupart des anciens protecteurs et des amis présents de Mariette y collaboraient, Charles Lenormant, Adrien de Longpérier, le duc de Luynes, le baron de Witte, Renan, Waddington, le marquis de Vogué; il s'y rencontrait, on le voit, en bonne compagnie, et son œuvre s'y associait à quelques-uns des travaux les meilleurs d'Emmanuel de Rougé. Le premier article, inséré dans le numéro de mai, comprenait, avec des notions d'ensemble sur le Sérapéum et sur les Apis, la description des souterrains et des chambres où les monuments avaient été découverts; quelques vignettes illustraient le texte. Ce début fut accueilli avec une curiosité et un

1. Wallon, Notice sur la oie et sur les tracaux de Mariette-Pacha^ p. 71, note 1.

2. Publiée dans le Bulletin archéologique de VAUicnœuni français^ 1856, p. 16.

3. On trouvera tout ce qui a paru de ce mémoire au t. I, p. 131-255, des Œuvres dicerses%

LXVirt MARIETTE (1821-1881)

intérêt qui ne se démentirent pas dans les numéros suivants, lorsque Tauteur aborda des sujets plus techniques, le catalogue des Apis de la XVIIP et de la XIX® dynastie, l'inventaire de leurs monuments, Tordre des souverains sous lesquels ils avaient vécu. La série s'interrompit en août et septembre, sans que pourtant le Bulletin fût moins plein de lui; le duc de Luynes discutait dans l'intervalle la lecture et le sens d'une inscription phénicienne qui provenait du Sérapéum comme les monuments purement égyptiens \ Les Renseignements reparurent dans les numéros d'octobre et de novembre, puis ils furent suspendus de nouveau pour ne plus reprendre qu'au mois d'août de l'année suivante; ils remplirent les deux fascicules de septembre et d'octobre. Mariette avait parcouru successivement tous les monuments des Apis qui s'étaient succédé de la XIX® à la XXVP dynastie, et il en était aux Apis de Néchao^ lorsque la suppression du journal coupa court à ses développements. Le malheureux Bulletin s'était montré plus riche en collaborateurs qu'en abonnés, et il faisait ses frais de moins en moins : l'éditeur Franck en arrêta net la publication.

Cet accident n'affligea Mariette que médiocrement. Il avait trouvé des éditeurs, Gide et Baudry qui se disaient prêts à accepter son grand ouvrage et qui, en attendant, imprimaient pour lui, avec un certain luxe, les mémoires qui devaient servir d'introduction. Ce fut d'abord, au mois de juin 1855, une étude de mythologie sur une Représentation gravée en tête de quelques proscynèmes du Sérapéum^. Il avait établi déjà, dans ime lecture faite à l'Académie des Ins-

1 . Duc de Luynes, Inscription phénicienne sur une pierre à libation du Sèrapéuni de Mcmphis, dans le Bulletin archéologique de l'Athénœuni français, n" 8 et 9, p. 69-74, 77-81.

2. C'est le mémoire reproduit au t. I, p. 263-310, des Œueres diverses.

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