‹ Œuvres diversesChapitre 4 sur 154 · NOTICE BIOGRAPHIQUE IX · texte numérisé non relu

NOTICE BIOGRAPHIQUE IX

la rue des Vieillards*. Une année à peine s'était écoulée qu'il y amena une femme. De même que la plupart de nos professeurs de lycées ou de collèges, il donnait des leçons privées qu'on lui payait assez bien : l'une d'elles le mena dans une honorable famille de la petite bourgeoisie boulonnaise, la famille Millon. Une des filles de la maison, M^^« Eléonoi*e Nlîllon, lui plut par la vivacité de son esprit et par ragr-éement de son caractère : il sut se faire aimer d'elle, et, le 5 juin 1845, le roman se termina par un bon mariage. Il ne "tarda pas à être père de famille et il chercha à se créer des ressources nouvelles. Des fonctions honorifiques, il en a\rait; autant qu'il en voulait : il était membre du Comité local de l'Instruction primaire, secrétaire de la Société des A.mis des Arts, secrétaire-rédacteur de la Société d*A.griculture, et il s'acquittait avec zèle des tâches que son ran^ lu.î imposait jusqu'à écrire l'histoire de la dernière de ces Sociétés. Mais tout cela no lui fournissait pas de quoi nou.rrir sa famille : a Comment percer? disait-il. » Par le -professorat? C'est bien long. Par les lettres? La » foule des aspirants est bien grande. De nos jours il faut » une spécialité". » La spécialité, c'était dans son esprit l'égyptologie- Il s'était initié à l'égyptien, il avait appris le copte z il crut que c'étaient des titres à obtenir une mission en Egypte- Une première lettre, par laquelle il la demandait dans les conditions ordinaires, ne reçut pas bon accueil : le ministre des Travaux publics, Dumont, qui faisait alors Vintérim du ministère de l'Instruction publique, lui répondit, le 26 juin 1846 : a J'aurais été disposé à seconder vos » reclierclies si déjà je n'avais chargé un autre voyageur yy d'une naission analogue à celle que vous me proposez. » X>ans tous les cas, l'état des fonds ne me permettrait pas

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