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que Mariette songea aussitôt. Fils du peintre Achille Devéria, peintre lui-même à ses moments perdus et dessinateur de grand mérite, il s'était livré avec passion à Tégyptologie dans un âge où la plupart n'ont pas encore terminé leurs études au lycée. Non seulement il copiait les tableaux et les textes avec une maîtrise incomparable, mais il était capable de comprendre et de traduire ce qu'il copiait, et sa science d'interprète garantissait l'exactitude de ses transcriptions. Lorsqu'en juillet 1858, Mariette l'appela en Egypte et lui proposa de le promener quatre mois durant du Caire à la première cataracte, sans d ailleurs lui dissimuler qu'il ne recevrait aucun salaire pour ses fac-similés de monuments, Devéria accueillit l'offre avec transport', et il pria le gouvernement français de vouloir bien le seconder si peu que ce fût dans l'accomplissement de cette tâche : il sollicita du ministère de l'Instruction publique, par l'intermédiaire de M. de Rougé, un congé de six mois, une lettre de mission et une indemnité de mille francs pour ses frais de route. Le ministre d'alors, M. Rouland, marqua une bonne volonté extrême, mais n'ayant plus les mille francs dans son budget, il renvoya Devéria à son collègue le ministre d'État, dans les attributions de qui le service des missions rentrait plus particulièrement. M. de Nieuwerkerke, pressé d'appuyer la requête, ne s'y prêta point d'abord de bonne grâce; il objecta le désarroi que le départ de l'attaché apporterait dans la conservation du Musée égyptien, et il saisit cette occasion de rappeler que l'absence du conservateur-adjoint, en d'autres termes de Mariette, se prolongeant outre mesure, nuisait au fonctionnement du service. M. de Rougé insista pourtant, et après avoir montré, dans une lettre adressée à M. de Nieuwerkerke,
1. C'est Texpression môme qu'emploie son frère, Gabriel Devéria, dans la notice qu'il lui a consacrée (Thèodule Decèria, p. x) et à laquelle je ferai désormais de fréquents emprunts.
en date du 10 août, comhi^ ^^^*^Hique tel que l'était Devériaf'^ ^a i^^^ xcv
«t. par suite, servi^if^:^'*i^«?^U f "^ <^'"n artiste exercé « M. Mariette, ajouta?t-il ^'^v., * i!! ''""''^^^ de Mariette
" pendant tout le teml'l^ '^^ toucW^* ^^ '* ««Cce ' » compte et aux fx^is ^|^^« l^ ^iss^"' ^f, ''' ^«oluCtJ » «iWe d'en distmire ^ ^ ^^^^-x^ofS^^^'^P^^"* Pour le » «aisis cette occasion ^.^'^"^^^ ^el^^If'' " ««'"«^ pos » M. Mariette en Égvo^r"^^ ^ov,s Z^'^ P«- Devéria^ 1 » cabinet égyptien, "2^^*,^^- P-ut^t'étr^t^^' ""''^^'^^ ^e » pour vous une cause aS^*^ ^^'« £t ouïf ""'« * ^otre » a le laisser épuiser la^ ^^Pense) Cl ^ ^^ "^ '^^ pas
««près la nomination de \t ^* î«ur profit- « ;> ^^'«"«e monuments, on ne co^sï^^''*^**^ «" poTte d^ h '"''' ^^«^ .^'^ %ypte fût définitU '^^^'^it P^ que Ln / uf '""^ ^^« jugeait devoir finir au V ^^ ^'«tait IL ^^^''^^««ement «ent assez court On >''"^* <i'"n certain ? '"^''^''"' ^^'o^ fuiras qui datent d", ^ --PHque, TZn\ZZ T'^''^- «e reçut aucun aDt^iV^i "^^^^ époque nn "^ ^^**^« «* ^^"r.s de cette prenîïi "^"^ SouverneS T'^""' ^^"«"« f uvernement^eïv ntr ^^^^« ^^ «a^î^eettn'?' ^"''^^"'^"
y^pendant, Marî^^*^ i^ »" «>n service de fouil «"iT"" "'"S*-- ^ son gré, org.»-
1 , «xnier, spécifiai*"
diriéh par moudiriéh, les localités où il allait opérer, le nombre d'ouvriers qui lui était donné à cet effet, Tépoque où la recherche pouvait commencer. C'était dans la moudiriéh de Béni-Souef, El-Farès et Ouerdàn près de Rodah, la première avec cinquante personnes, la seconde avec quatrevingts; dans celle de Kénéh, Gournah et Karnak, avec cent et deux cents personnes; dans celle de Galioubîéh, Tel el- Yahoudiéh et Menchiét-Ramléh à Touest de Mit-Bérah, avec cinquante et cent personnes ; dans celle de Girgéh, Arabat el-Madfounah (Abydos), avec cinq cents personnes; dans celle de Gizéh, les Grandes Pyramides, Sakkarah, Mît- Rahinéli (Memphis), avec cinquante, trois cents et cinquante ouvriers; dans celle de Miniéh, Tounah, avec cent ouvriers; dans celle d'Esnéh, Médinet-Habou et Edfou, avec deux cents et cinq mille personnes; enfin, dans celle de Gharbiéh, Sais, avec plus de cinq cents ouvriers \ Ce fut comme une prise de possession de TÉgypte par la science. Toutefois, la difficulté de trouver de bons agents pour conduire les fouilles ne lui permit pas d'user complètement des ressources que la libéralité du vice-roi lui mettait entre les mains, et il n'ouvrit d'abord d'ateliers que nos quatre points, à Edfou, à Thèbes, à Abydos et à Memphis V Tandis qu'il se réservait à lui-même la direction des équipes de Gizéh et de Sakkarah, il dépêchait Gabet à Abydos, Bonnefoy à Thèbes*. Lorsque Devéria le rejoignit au Caire vers le
1. Ordonnance du 17 Ramadan 1274 (1" mai 1858), conservée aux archives de l'État, et dont je dois la communication à S. Exe. Artin Pacha Yacoub.
2. Mariette, Notice sur l'état actuel et sur les résultats^ dans les Comptes rendus de V Académie des Inscriptions, 1859, t. II, séance du 26 août 1859.
3. Cette division en quatre ateliers principaux ne devint bien tranchée que dans les premiers jours de 1859 (Vassalli, / Monumenti isiorici Egisi, il Museo e gli Scaci d'Antichità eseguiti per ordine di S. A. il Vicerè Isma'il Pascia, p. 6), mais elle est déjà indiquée en juillet et août dans la correspondance de Mariette.
NOTIOE BIOGRAPHIQUE XCVII
hre on remoaît le sable et la terre dans toute la 20 Aéce^ L vaU^®' ^* *^« inosures prises avaient produit longue^^ Itable^- ^^^ statuos de particuliers, des tables des effets des stèles, dos sarcophages en nombre sord'ofiraud^^' instant des p>uî ts funéraires ou des mastabas taienta^^^S et de Gîzéh r Devéria, arrivant à Boulak, y de Sakta^aïi ïï^atière de plusieurs volumes, et ce n'était voyait déjà ^^ ^es étonneixients devant la prodigieuse que le ^^ ^^ariet*^ avait su arracher au sol en quelques récolte q^^ ^ . gur sa route, à, Siout, à Abydos, à Béninois. P^^*^\or, la marée des matériaux montait sans redérah, à ^^Ai^ei"^^^^^' dans les tombeaux, a il y aurait lâche. A M^ ^^ ^^g années entières, et c'est pour moi un » à copier P^^ ^^ pouvoir prendre que quelques notes ou » désespoir T^^^^graphi^^s ^^ I>assantM). A Déir el-Bahari, » quelques P entier que l'on nettoie, et parmi les
c'est un l'^J^ décorent, une femme aux chairs pendantes, figures qui 1^ difi^^^®^' qxae l'on baptise la Vénus Hotaux ooutoars ^^^^^ur, Aes voyageurs anglais, dont lord terUote''^ Ç*^ ^^^i ^eune, s'introduisent la nuit dans le OuSeriû alof^ ^^issetit le toux- où ce monstre s'étalait, afin tetnç^^ ®* ^^^ Yques figures qui leur font envie'. A Karnak, d'empott^^ ^V^^uu at^ ®^^^ arriver à connaître en détail les et otxp^^^^ ^ \es îuscriptious. Les fouilles viennent de y^ \)as-reiViô^^ ^ ^^ett^^ï^e liste des conquêtes de Toutmès III, yy lïxettve^^^^^ 1^^ considérable que celles qui sont déjà yy de beaucoup ^^^^ endroit a été trouvée une belle stèle de yy couuMeô-,au ^^^^ laquelle Ammon-Râ est censé offrir » graaît ^^^^' ç^^quètes au roi. Le texte en est très beau,
A Bevèria, citée par G. Devéria, Tliéodulc Deeèria, p. xii.
^ ^ lettre c^ ^g^^^etle, en date du Caire, le 22 décembre 1860, citée
^, ^^^^^ ^^ XKêodttle Deoéria, p, xix.
^^^ G- î^^ . ' i^otice des .principaux Monuments, édit. de 1864, ^^^ A.. Mat^®^^'