Lettre citée par G. Devéria, Thèodule Dccéria, p. xii
t^OTlOE BIOGFtAPHIQUE
réfug^^ ^^ Suisse, puis il séjourna quelque tute i^ France ^* ^" ^^ngrloterre, où il vécut misératemps ^^ nuelq^^® tabloaux qu'on lui commanda et de hlement de ^ ^'italien qxx'il i-éussit à se procurer. Rentré auelques ^^^^.o^^ le triompho des Autrichiens l'obligea à l MUati eïi \^veau le otiomîn de l'exil en 1849, mais prendre ^^ |^t ^^ Orient qu'il alla chercher fortune, à cette fois ^^ ^ gmyrne, il opo usa une jeune fille grecque Constantiï^JP A^^^ puis, C|U5vn<î il fut devenu veuf, après de bonne f^^ ^^ iriariagre, il passa en Egypte. Il y peignit quelques ^^^^ ^rtraits, un entre autres d'Abbas-Pacha qui de nombreux F^^ las de la peinture, il aborda la recherche est fort beau* ^ ^^^ antiquités . Ivlariette l'avait connu jadis et le comiï^^^^^ig il s'était lié intimement avec lui depuis au Sérapéuïï^f P^^ proposa la succession de Bonnefoy, et le son retour •- ^ ecteur des fouilles \ fit notnmer ^ \^^ campagnes avait donc été féconde en résul- Cettepr^^^ "Mariette se préparait à la clore par une tats scientifi^^.^^ en compagnie de son ami Devéria*, lorsexcursîonsiU fortune bou^leversa ses projets. Toutes les Qu'nn cX)Up ,'\ ava^*" faites au cours de ces deux années, ^^Q^va\\\es qu ^ . ^latnre à comlDler de joie les archéologues, - eUes ètaietv* ^^ ternes aux. personnes que la science seule .Qataîss^^^^^^^J;octemexit, aux ministres pour lesquels la intéressait ^^ .^^ objets était le critérium unique de Timi^aVeuT vfen2Xe ^^^^iverte, au Pacha enfin, qui partageait pottanc^ ^^^^ ^oins Vavis de ses ministres. Des pierres, s\xr ee an\et au ^^^ xnouiies, des statuettes en bronze, des a.©s ^ï^^^^^^^^^aTiences, il y avait là peut-être ce qu'il fallait stïïinVettes, ^^^ ^es ^nropéens ; ce que le souverain deman- -pour ®^ .^^AeYor, des pierres précieuses, des orfèvreries, ^^it, e'ètai porter lui-môme à l'occasion ou mon-
. r ^orvutnenti istorici Egisi, p. 6.
^^ Va»»»^^^» t^/.^&ria, citée par G. Devéria, Théodtdc Decèria, p. xvn. <*.l>.tttedeDeve
Cil MARIETTE (1821-1881)
trer avec orgueil à ses visiteurs princiers, s'il ne les leur cédait pas dans un élan de générosité. C'était là ce qu'il fallait que Mariette trouvât à brève échéance, sous peine de passer pour un maladroit et de décheoir dans l'estime des Égyptiens. Or, le 5 février, les ouvriers, qui remuaient en corvée les sables de Drah abou'l-Neggah, recueillirent au milieu des décombres, dans un trou profond de quatre ou cinq mètres*, « un sarcophage beaucoup plus beau que » d'ordinaire; le dessus de la caisse est entièrement doré; » des paupières d'or massif entourent les yeux de pierre » dure du masque. M. Maunier », l'agent consulaire de France à Louxor, « prévenu de cette découverte, envoya à » Mariette une copie de Tinscription, assez lisible pour » que j'aie pu reconnaître qu'il s'agissait de la momie » d'une reine nommée Aah-Hotep. Mariette écrivit alors » de l'envoyer tout de suite à Boulaq par un vapeur spé- » cial; malheureusement, avant réception de cette lettre, » le gouverneur de la province avait fait ouvrir le cer- » cueil, par curiosité ou par zèle malentendu, on ne sait » trop. Quoi qu'il en soit, je ne voudrais pas me trouver à » la place de ce fonctionnaire la première fois que Mariette » le rencontrera. On avait jeté, comme de coutume, la » toile et les ossements, pour ne conserver que les objets » ensevelis avec la momie; M. Mariette en reçut l'in- » ventaire d'un de ses employés arabes. Le gouverneur en » avait de son côté expédié la liste au vice-roi, en le prétt venant de l'envoi direct de ces objets à la Cour khédiviale. Kï Les laisser suivre cette destination, c'était risquer leur n perte partielle ou totale. Les deux listes comparées étaient » assez bien d'accord, mais elles nous parurent, singulière-
t- Mariette» Notice sur l'état actuel et sur les résultats, jusqu'à ce Jour^ des Iraraux entrepris pour la consercation des antiquités égyptiennes en Egypte, dans les Comptes rendus de l'Académie des Inscriptions^ iéance du 20 août 1859, t. II, p. 153 sqq.
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d'excuser sa conduite. Il n'était pas sans ressentir quelques inquiétudes. Il avait saisi de sa propre autorité un pli adressé au souverain par un gouverneur de province, il en avait brisé les sceaux sans autorisation préalable, il avait examiné le contenu des paquets, il se Tétait approprié. C'était là un délit véritable, une usurpation des droits régaliens que celui-ci pardonnerait ou ne pardonnerait pas, selon qu'il serait d'humeur bienveillante ou non dans le temps qu'on lui en porterait la nouvelle; tout d'ailleurs dépendrait de la façon dont les faits seraient présentés, et Mariette avait raison de ne pas souffrir que d'autres que lui les racontassent. Il sut si plaisamment exposer son cas, que le Pacha rit de ce dont il aurait dû se fâcher : il pardonna la vivacité du procédé en faveur des intentions du coupable, et, poussant la générosité aussi loin que Mariette l'espérait, il n'éleva aucune réclamation sur ce trésor, dont pourtant il appréciait hautement la valeur. Il garda une chaîne d'or pour sa femme favorite, il porta quelque temps au cou le beau scarabée d'or et de lapis-lazuli ' , puis il le rendit, et le tout alla prendre place dans les salles de Boulak. Mariette avait confirmé par cette heureuse chance la réputation d'habileté que ses fouilles d'autrefois lui avaient valu, et il s'était acquis des titres nouveaux à la faveur du souverain. Tous les gens, qui, vivant des ruines, se trouvaient lésés dans leurs intérêts par l'ardeur qu'il déployait à réprimer leurs déprédations, furent désappointés profondément, et leur animosité contre lui en redoubla. Les Anglais du Caire et le vice-consul d'Alexandrie, Harris, qui perdait plus que les autres au nouvel ordre de choses, se répandaient contre lui en insinuations malveillantes, et ils essayaient d'intéresser à leur cause les administrateurs du Musée britannique : Birch, qui était alors le correspondant habituel de Harris, signalait à Chabas, alors au début de sa carrière, Timpopu-