‹ Œuvres diversesChapitre 66 sur 154 · VassaUi, / Monunienti istorici Egisi, p · texte numérisé non relu

VassaUi, / Monunienti istorici Egisi, p

4. Lettre du 4 janvier 1868, citée par H. WaUon, Notice sur la oie et sur les travaux, p. 97, note 2.

^HlHTTE (1821-1881)

^ >> NV^ ' d' \^ ^^ ^^ s'étonnera plus qu'il se sentît \e^o\\Ne^\xX.^^*^ ^^'^udonner la partie et de se rapatrier

\3xvc \nlT^ct\^^ ^^^quette, qu'il commit dans l'automne de eeUe îintvfee 1^^^» faillit amener la crise. Ismaîl-Pacha était 'aWé vendre visite au Sultan, et, à son retour, les hauts fonctionnaires avaient été invités, selon l'usage, à venir lui souhaiter la bonne arrivée dans son palais d'Alexandrie. Mariette avait cru que les besoins du service lui seraient une excuse valable à le dispenser de cette corvée, mais ses jaloux ne se firent pas faute de signaler son abstention au vice-roi, et celui-ci Tapostropha violemment la première fois qu'il se présenta au palais. Mariette sortit de l'audience résolu à se démettre, puis la réflexion le ramena bientôt à une appréciation plus réelle de sa position. S'il abandonnait l'Egypte et (|u'un étranger obtînt la place, Brugsch, par exemple, (|u'on se j)laisait à lui opposer malgré leur amitié, trouveraitil au Louvre une position qui lui donnât seulement de quoi vivre à lui et à sa famille? Il se résigna donc à rester, « au prix même de quelque humiliation ». ou du moins à temporiser jiis(iu*à ce (|u'on lui imposât sa démission. « Tant que » le mécontentement réel ou supposé du vice-roi ne dépas- » sera pas une bouderie platonique, tant qu'on ne touchera » pas à mes fouilles, tant qu'on n'empiétera pas sur le Musée, » nous n'avons qu'à attendre et à laisser passer l'orage*. » Cette situation lui inspirait des réflexions moroses, ainsi qu'il était naturel, et il voyait l'avenir en noir : « L'É- » gypte, à court d'argent, marchant à grands pas vers une » vraie banqueroute, a bien autre chose à penser qu'à ses » antiquités. Tout ici est en désarroi, rien ne tient debout, » pas même les choses les plus indispensables, et déjà, en

1. lettre datée du Caire, le 16 mars 1868, et citée par H. Wallon, Notice sur la tic et sur les tracaux^ p. 142.

2. Lettre à Ernest Desjardins, en date du 29 octobre 1868, citée par H. Wallon, Notice sur la vie et sur les tracaux, p. 98, note 3.

(^XYtlI MARIETTE (1821-1881)

avait tout pr«f>a*r"é pour que la première partie de ses fouilles fût prête p>en<Ï£knt TExpositioa universelle, mais elle n'avait pas été termin^<2 au moment voulu. La confection des planches avait aV>sorbé plus de temps qu'il ne l'avait pensé, le meilleur de» fonds alloués par le vice-roi avait été, comme d'habitude, <iéj>ensé en essais, et l'éditeur Vicweg, avec qui il était entrô <5ii négociation sur le conseil de Devéria, ne consentait à prendre une partie des frais à sa charge que si on lui garaa laissait un nombre certain d'exemplaires souscrits à Paris ou au Caire.

Mariette recsourut donc une fois de plus au trésor égyptien, mais cel«-iî-ci, las de verser de l'argent sans rien voir venir, hésitait et, comme naguère les ministres français, il réclamait de» comptes pour le passé avant de vouloir engager l'avesnir. « Un dialogue s'établit entre le gouver- » nement et naoi, écrivait alors Mariette à Devéria : « A » telle date on vous a versé tant, tant, tant et tant, pour » ^ pubJicatio>i:i d'un ouvrage, cet ouvrage est-il fait? — » Réponse r <I>ui. — Combien d'exemplaires avez-vous or-

» donnés? IFCéponse : Quatre cents. — Où sont ces quatre

» ^nts exemi^laires? — Réponse : A Paris. — Écrivez à

» Pans et coii signez-nous ces quatre cents exemplaires. —

» Réponse : INT-^ ™'en laisserez-vous pas quelques-uns pour

» que je les <ii s tnbue à mes amis et connaissances? - Au-

» cun; nous ^«.vons payé l'ouvrage, il nous appartient :

» livrez-nous— i^ <^oï»me vous le devez, et nous en ferons

» nous-mêmes <^ «l^il nous conviendra. On le partagera

» entre les ai3*^^^®P*.P'"ovince8 de l'Egypte et les écoles de

» ces dix-s©I>* provinces : ceux qui ne pourront pas lire le

» texte (qui «»* ^° français) comprendront toujours bien les

» images, ^id^»' ^^ t^^"^"' ^^us vous avons commandé

)) un ouvr»gr« "^^our v^,» /i'^''*^ exemplaires; nous avons

„ étéasse. l>or^ ^Z^Zt^^l ^"^^ f ^^"^^ °^*T

» tenant c'eS* ^ question Pt "vraison des quatre cents

» exemplaire^ ^ ^ - c.t a propos (ici une parenthèse)

égyptien ne s'y prête pas*. • Bientôt pourtant il t des raisons de passer outre, et il priait Desjar- »tenîr la souscription du ministère de Tlnstrucique pour Denr/érah : « Si le vice-roi dit quelque je réponds que ce ne sont pas mes Fouilles que je ; : que Dendérah est une entreprise personnelle que s avec ma seule industrie et où le gouvernement cien n'a rien à voir*. » Duruy, qui était encore mi- Accueillit favorablement les ouvertures de Desjardins, teur Vieweg, satisfait des assurances qu'il recevait du ;ère, se décida à prendre provisoirement â sa charge )lication des deux volumes de Fouilles, dont Devéria hier avaient achevé la gravure, point réglé, Mariette se rasséréna. « En vieillissant, nvait-il, je me fais philosophe à mesure que ma barbe Anchit. Autrefois, je serais entré dans des désespoirs ambres, suivis décolères bleues. Aujourd'hui, je pense que i vie est une traversée entremêlée de mal de mer. Quand il ait beau, je monte sur le pont, je respire la brise. Quand il ait mauvais, je me couche, je me résigne et je vomis, en pensant que je ne suis pas le bon Dieu, et que ce n'est pas moi qui ai fait le monde*. » Il s'était réconcilié avec maïl-Pacha, les fouilles marchaient tant bien que mal, le lusée demeurait à peu près stationnaire, mais les deux preniers volumes du grand ouvrage étaient terminés. Ils pori;aient un titre général qui en indiquait l'objet. Fouilles exécutées en Egypte, en Nubie, au Soudan, d'après les ordres du Vice-Roi, et en sous-titre, première série, Gebel Barkal, Abydos. Ils comprenaient, avec des planches des-

1. Lettre à ûevéria, datée de Boulak, le 12 août 1868, et citée par G. Devéria, Théodule Devéria, p. xu.

2. Lettre à Ernest Desjapdins, du 29 octobre 1868, citée par H. Wallon, Notice sur la me et sur les travaux, p. 99.

3. Lettre du 10 janvier 1869, citée par H. Wallon, Notice sur la vie cl sur les travaux, p. 44.

dit\ » Il priait donc son ami de suspendre les

ouvertes avec M. Duruy : ces huit volumes

lui en restait une vingtaine d'autres, sur Mem-

:karah, sur les Pyramides de Gizéh, sur Edfou,

rive gauche et rive droite, sur Éléphantine,

îs et autres localités moindres. « J'ai les fonds

lière [série] ; mais vous pensez bien que, pour la

DUS aurons bien de la peine à obtenir le concours

oi. C'est une raison de plus pour ménager le

en France. Du reste, le vice-roi part pour Paris,

;re sera-t-il possible de débrouiller tout cela et

e pour l'avenir des arrangements définitifs. Donc,

, et agissez en ce lieu auprès de M. Duruy*. »

que avait opéré ce revirement dans l'attitude

e canal de Suez était assez achevé pour qu'on

l'ouvrir au trafic à la fin de l'année courante, et

voulait l'inaugurer par des fêtes solennelles, dont

blirait son prestige ébranlé auprès de la Porte.

t convier à cette fête les souverains de l'Europe

3 savants, les lettrés, les financiers, les journa-

:ypte ancienne jouerait un rôle prépondérant dans

héose de l'Egypte moderne, et Mariette était

)ur en faire les honneurs aux invités. Ismaîl-

le souhaitait de bonne humeur, lui accorda donc

'il demandait : de l'argent pour les fouilles et

sée, des crédits nouveaux pour ses publications,

en Europe. Il le chargea même, chose assez

de rédiger le scénario d'un opéra. L'idée lui

en eflfet de commander, pour l'ouverture de la

àtre qxx'il construisait au Caire, un opéra dont

a mis© en scène seraient comme une è\oc«Lt\oxi

Ernest Desjardins, en date du 10 mai 1869 citée. ^. oUce sz^r la cte et sur les travaux, p, 99.ioa ^

Devérîa, datée de Paris, le 25 îuin IRftQ ' Vhéodula necéria, p, xuii. ^' ®^ <^iW^

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