DU VICOMTE EMMANUEL DE ROUGE CLI
tel une ou deux fois pendant les quelques années où il me fut donné de le connaître ; mais ces accès de brusquerie ne duraient jamais longtemps et, sitôt qu'il en avait conscience, il n'y avait rien qu'il ne fit pour en effacer l'impression sur les personnes qui les avaient subis. J'ai indiqué à plusieurs reprises qu'il était très croyant et que ses sentiments religieux influèrent peut-être sur la manière dont il interpréta certaines questions qui se posèrent à lui au cours de ses études* : ils ne l'entraînèrent jamais dans l'intolérance, et, tout en proclamant hautement ses convictions, il se montra toujours respectueux des convictions d'autrui. Au moment où il me proposait au Gouvernement impérial pour le poste de répétiteur, il me parut que je ne devais pas lui laisser ignorer que sur le point de la religion et sur bien d'autres mes opinions étaient contraires aux siennes : il voulut bien me répondre que cela ne changeait rien à sa résolution de m'aider et qu'il me prierait seulement de m'enfermer dans les questions de grammaire ou d'histoire, où nous ne pouvions qu'être du même avis. Comme je craignais que, malgré tout, on ne lui reprochât d'avoir choisi pour être son auxiliaire un jeune homme accusé d'irréligion, il m'interrompit avec une certaine vivacité : « Ceci, dit-il, est mon affaire, et si, après que j'ai votre » promesse, on touche à ces questions, j'irai, en cas de besoin, » vous défendre auprès de Tarchevêque de Paris. » Il n'eut pas besoin de se porter à cette extrémité, et ma nomination s'accomplit sans opposition, mais la largeur d'idées dont il fit preuve ce jour-là n'est pas assez fréquente pour qu'on ne me pardonne pas de me la rappeler avec reconnaissance.
Son activité scientifique se manifesta, on l'a vu, sous deux formes distinctes, par l'enseignement oral et par la plume. Je n'ai assisté régulièrement qu'à deux séries de ses
1. Voir plus haut, p. xzxii-xxxiir, xlviii-xlix de cette Notice hio^ 'jraphiquc.
NOTICE BIOGRAPHIQUE '^'.'ons Pend', * i
pariir de isy, , ^^™rs de 1868-1869 et de 1869-1870: à que de rar ' ^^^essités de la vie ne me permirent plus laissait iih,. ^PP^ritions, lorsqu'un accident heureux me titnt le SQ ^^ Jour et à l'heure voulus. J'ai consen'é pour- SalJe u" g „ , ".'.'" *''ès présent des heures passées dans cette i-e'iorniant \i ^'^^^t établi à l'exemple de Letronne et de ■vans préaiiif ''^'^•itait en chaire à la minute exacte, et, son sirjet. 8i i '' «n trait du coup dans le cœur même de son texte au tV^^**" ^^'* d'explication et qu'il fallût écrire concours j',, '^ '^u, il essaya** ^^ début de se procurer le de SOI] prof,. . ^®®*iateur. Pendant les premières années depuis igQ~ ■■■'^rat, Devéria ^^^ rendit souvent ce service ; les hivers à u' **.'^We J^ g^nté ue lui permit plus de passer çan(. Son écrj'^'^' ^**UR^é O© 1"* chercha point de pcmplaelle «itait cJai,',"rP.'"'érog]ypliique n'était pas élégante, mais viations (j^ ,.'' ''«ibie, g-i^^n s'accoutumait vite aux abréservait de tf,?.'.^'"^ 'ï^'elU renfermait. La phrase qui lui P'-«na''t asse^ ,, "^« foi. oosée sur le tableau, - ce qui romains siV,, ^'^ïps il la transcrivait en caractères
^^"i- chaque n,^'/"^"^ «i^rT"" ouis il 1» traduisait, s'arrêtant noiiibreiispg . ■ '"* en §J^' - san* '® ^"^ P**" des citations exemples ain^-^ ^'aj vu ''^^ et interpréter jusqu'à douze "f^'^' '"^PortanT"^' Pou '■^''/cl^i'-'^*^ ^* signification d'un ■^ë^^'- il n'ufi /'^ /'t Pou, *" / 1 ses destinées à travers les ""■'"Plnteoud"'""^ nUe f ^^'"^ ., les inscriptions de l'empire P''^^ '"'-"nnue; ."'■em.V *^t ^^re th^bain, qui étaient à peu '^^ '■' "o descen i "^^ i^ ^n^P' «u'il commen.;» ses études, '''""'fques ou '^ Pa„ *^W>P^ Jnt dans les documents pto- '■■" "P.L '^^ins ^'"^^ ^rf possédait à fond tous te f «^rr,. „ ns. ^^,^ ** ^u «econd empire tbébaio
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