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abstraite à laquelle on Ta rattaché. A la troisième classe Clément rattache les idées enveloppées et cachées, pour ainsi dire, par les prêtres sous certaines énigmes; c'est, à ce qu'il semble, celle que Ton peut reconnaître particulièrement dans les représentations astrologiques.

Les auteurs anciens ont laissé des documents qui aident à reconnaître la valeur des signes employés symboliquement, et souvent encore ils figurent comme éclaircissement d'un groupe alphabétique, de sorte que l'on a tout à la fois et la prononciation du mot et une métaphore qui s'y rapporte. Le groupe /W , par exemple, contient d'abord les

deux consonnes du mot copte giog chôch, égaliser y équilibrer, et puis tm niveau comme symbole. Champollion appelle ces caractères déterminatifs, et il en a distingué deux espèces : les uns ne s'appliquent qu'à une seule idée, les autres, au contraire, semblables aux clés chinoises, s'appliquent à toute une série. W une peau, par exemple, désigne tous les quadrupèdes. Le bras tenant une massue ^ j\ accompagne toutes les idées qui se rattachent à une action de force. Le nombre de ces déterminatifs précieux s'est enrichi depuis Champollion ; M. de Bunsen donne un tableau qui en contient 120.

11 accorde encore une attention particulière à une sorte de caractères dont la valeur, une fois fixée, peut servir à exprimer diverses racines semblables par le son et qui ne paraissent cependant pas liées par un rapport d'idées : Vœil, par exemple, -<s>- sert également à exprimer le mot œil, in (d'après Plutarque), le mot iri, faire ^ en copte eipe, et l'idée ^&\

M. de Bunsen voit ici la trace des premiers pas d'une écriture phonétique, de la première tentative de reproduire \e son des mots, sans avoir égard à l'idée offerte par le

1. Ce n'est peat-ôtre que le mot fait, .. ; car il s'applique particulièrement à la filiation paternelle.

40 EXAMEN DE L'oUVRAGE,

Bymt»ole. Cela lui semble marquer une époque dans le dé-

velo-ppement des écritures. Cette opinion découle de la

méthode admise par M. de Bunsen et par beaucoup d'autres

sava.Tits, en vertu de laquelle ils considèrent à priori toutes

les écritures comme s'étant développées dans un ordre

constant : le pur symbolisme d'abord, ensuite une écriture

syllabique, et puis enfin la décomposition complète des

éléments phonétiques. Mais il faut reconnaître que ces idées

d'ailleurs très naturelles, ne trouvent aucun appui dans

l'étude de l'écriture égyptienne des plus anciennes époques

Elle nous apparaît sur le cercueil de Menchérès comme un

tout parfaitement complet et avec la même proportion

d'éléments phonétiques. L'espèce de rébus présenté par le

mot -CES- m, faire, et par quelques autres, nous parait

dériver du désir d'exprimer la parole par tous les moyens

possibles, qui domine tout le système hiéroglyphique. C'est

au même désir qu'il fa^ attribuer la complication de

certains groupes qui contiennent de véritables pléonasmes.

Nous citerons en exemple les noms fort voisins de deux

divinités très différentes, le dieu Set et la déesse Sati. Le

premier dieu, fort riche en noms et surnoms pompeux, au

î?3.f '*.-^^"' ^^'^de vogue, qui correspond à la XVIII- dynastie, est celui que les Grecs ont appelé Typhx>n.;

il est plus particulièrement désigné p^r le groupe' |1 ^^ | qui se compose des deux lettres H s et^^ < donnant la syZS set, d'une pierre taillée m,, et de la fig«^« ^^ '^^^^ *^^^ ^

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