iikinson, Manners and Custonis[, 1" édit.], plate
outre la prononciation évidente de la flèche, sati\ ce mot contient donc encore quelque idée symbolique.
Le même groupe avec le déterminât!! lumière *^ S signifie rayons, éclat y en copte c«.Te sate, splendere, Jlamtneus. Il contient encore ici tout à la fois et la prononciation et une métaphore évidente Jlèche-rayon ; et cette idée n'est sans doute pas étrangère au nom de la déesse, qui porte souvent une coiffure ornée de deux longues cornes, symbole de lumière et de gloire, dont l'usage s'est étendu bien au delà de la vallée du Nil. Un caractère composé extrêmement voisin de celui-ci est écrit au-dessus de deux gazelles dans Rosellini*. Il sert de détermina tif à un groupe phonétique, et le tableau ne peut laisser aucun doute que la
phrase ne signifie : fécondation de la femelle H' ^ ^T"-
Les deux premiers caractères s, t, représentent la racine sat*, puis vient le caractère ^ qui dans tous les textes signifie épouse; le dernier groupe se compose d'une flèche pénétrant la partie inférieure d'une peau, symbole général des quadrupèdes, allusion fort claire, comme l'a dit Salvolini, et où la prononciation de la racine est encore indiquée par la flèche. Ce n'est pas par hasard que ce groupe rappelle tellement le précédent, et l'affinité originelle des idées et des racines a servi comme à plaisir les intentions symboliques des hiérogrammates.
Cette digression servira peut-être à justifier les espérances que fonde M. de Bunsen sur les fruits que la linguistique générale doit retirer de l'étude plus intime des caractères hiéroglypJiîques. Elle fera concevoir en même temps à quel point cette écriture était intimement liée à la langue du pays. Nous sommes loin maintenant du temps où l'on prétendait a^^ '^^ hiéroglyphes avaient pu se lire dans