Cest le root copte c^t sercrc, copte sahidique cht pénis
toutes les lances; le symbolisme lui-même y est au contraire souvent lié avec le son du mot de telle manière que le symbole transporté dans une autre langue y perdrait une partie de sa valeur. Parmi les caractères qui désignent l'âme nous trouvons, par exemple, un bélier; or Tâme, au témoignage d'HorapoUon, se disait Bai, C'est le cri de cet animal» de sorte que ce caractère est probablement une onomatopée écrite, dont on n'apercevrait plus aucune raison s'il s'agissait de reproduire le mot âme au lieu du mot bai.
Les hiéroglyphes phonétiques, ceux qui sont particulièrement destinés à noter des articulations, ont fourni à M. Lepsius la matière d'un travail remarquable^ qui sert de base à la classification qu'en fait M. de Bunsen. L'immense quantité de variantes alphabétiques qu'on trouve employée dans les noms propres grecs et romains compose un alphabet bien plus nombreux que celui des premières dynasties. Champollion, obligé de baser son déchiffrement sur les monuments de la dernière époque, dut comprendre d'abord dans son alphabet tout ce que le néologisme et la décadence des lettres égyptiennes y avaient introduit ; mais ces véritables fautes des écrivains des basses époques ne pouvaient échapper à son regard perçant, aussi posa-t-il de bonne heure les bases d'une distinction chronologique, et il remarqua même des changements introduits dès la XX* dynastie. M. de Bunsen, allant plus loin, croit pouvoir restreindre le véritable alphabet antique à trente-deux caractères qui forment le tableau suivant :