‹ Œuvres diversesChapitre 13 sur 218 · Dans le recueil des Savants Étrangers^ t. III, p · texte numérisé non relu

Dans le recueil des Savants Étrangers^ t. III, p

2. F. de Saulcy, E. de Rougé dans les Mélanges d'Archéologie égyptienne et assyrienne, t. I, p. 58.

3. Publiée dans 1^ Reotie archéologique, 1849, t. VI, p. 557, sqq.

4. Publié dans la Revue archéologique, 1849, t. VI, p. 525-539, 660-668

XXVI NOTICE BIOGRAPHIQUE

après avoir indiqué la XIII* une année auparavant \ il remettait la XI* à sa place, et il reconstituait en bloc ce qu'on appela longtemps le Moyen Empire. L'examen de Touvrage de Lepsius le ramenait aux questions de chronologie, et lui permettait de délimiter exactement l'emploi qu'il convient de faire de la période sothiaque. On sait trop en quoi consiste cette période pour que j'aie besoin d'en exposer le principe une fois de plus. Lepsius se figurait que les prêtres égyptiens avaient établi une chronologie sur l'usage très ancien qu'on en aurait fait; Manéthon, résumant leurs annales, en aurait extrait les renseignements nécessaires à calculer que l'histoire antique des dynasties était comprise dans les trois périodes qui commencent respectivement le 20 juillet julien 4242, 2782, 1322 av. J.-C, et à dater rigoureusement ledébut de chaque règne dans chacune de ces trois périodes. Rougé se refusa, et avec raison, à penser qu'il en eût été ainsi. Pour lui, comme pour tous ceux qui ne se laissent pas tromper aux fantaisies des auteurs classiques, les Égyptiens de l'époque pharaonique n'ont jamais utilisé la période sothiaque dans leurs spéculations chronologiques. Chaque règne était une petite période en soi, où les événements étaient classés d'après les années du Pharaon régnant, et le comput total des trente dynasties résultait uniquement de l'addition des computs particuliers de chaque règne d'abord, puis de chaque dynastie. Il se peut qu'on trouve parfois, sous telle année de tel prince, la mention d'un phénomène naturel dont l'époque puisse être déterminée par l'astronomie, mais c'est là l'exception; tous les calculs par lesquels on prétend répartir les faits connus dans l'intérieur des périodes sothiaques sont soumis à des causes d'erreurs multiples qui nous empêchent d'en garantir l'exactitude. Rougé n'insistait pas longuement sur ce côté de négation pure ; il se proposait d'y revenir

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