Voir Leemans, Lettre à Salcolini^ pi. XIX et XX
:primé par le luth, est rendu dans le papyrus par la triplieation du caractère (n** 4), tandis que dans le cartouche (n® 3) il est indiqué par la terminaison ou (l'oiseau), variante très ordinaire et toute calligraphique, qui ne pouvait faire SLucune différence dans la prononciation du nom, laquelle était régulièrement Ra nofréou sébek.
Cette liste ainsi complétée et obtenue avec le seul aide des monuments et de deux fragments du Papyrus de Turin, l'on conçoit que M. Lepsius se soit écrié qu'il avait devant les yeux la XIP dynastie de Manéthon ; en effet, la ressemblance était frappante.
Quelle était maintenant la condition de cette dynastie ainsi ressuscitée tout entière ? Était-ce un état de lutte ou de domination contestée ou partielle? Les monuments la montrent au contraire comme composée de rois guerriers et puissants. Le premier Sésourtésen fondait ou terminait à Héliopolis un temple dont on peut se faire une idée d'après la grandeur de l'obélisque que cette ville a conservé. Il fondait le sanctuaire de Karnak, et ses statues colossales de granit, apportées en Europe par Drovetti, prouvent, non moins que les colonnes monolithes qui portent encore son nom, que d'autres constructions y avaient signalé son règne. Il gravait en même temps, sur la stèle d'Ouadi Halfa au fond de la Nubie et sur les rochers du Sinaï, le souvenir de ses expéditions victorieuses. On ne voit pas que cet essor ait perdu de sa puissance jusqu'à la fin de la dynastie. La tombé de Nébotph rappelle les succès militaires de ses successeurs, et le troisième Aménemhès, sans doute plus pacifique, construisit le labyrinthe et la pyramide du Fayoum qui suffisent pour attester la puissance du double royaume sous son gouvernement.
L'étonnante perfection des arts ne rend pas moins témoignage d'un haut degré de civilisation. Deux statues en granit de Sésourtésen I«' furent jugées par le grand Ramsès, qui devait s'y connaître, dignes d'être usurpées et de porter ses
E,Ues oraent maintenant le Musée de Berlin, et ci\rtoacb^ ^^ franchise de leur exécution. La gravure des \.maai» ^^^ montre une élégance de formes qui a depuis \uéroglyp^^^ atteinte et jamais dépassée. Enfin, c'est à la ,>tè rare ^^ que nous trouvons cet ordre architectural si
même ep j^^^au et se distinguant si nettement du style simple, j.(jjnaire que ChampoUion crut pouvoir l'appeler
•îSyP ,^£r ue, tant il rappelle à la première vue les temples pro^-ao ^^ ^g Pœstum. La colonne monolithe de Bénide oun ^ j^e caonelures, surmontée d'un simple abaque sur liassan, gg immédiatement l'architrave, diffère en effet
leque V points des autres types égyptiens. Seulement, '^1 * Il '♦ <»D conclure, ce que nous sommes loin d'admettre *' ? j^f^toent, que l'ordre dorique fut une importation aussi t5 cécrops, ce fait remonteniit à une antiquité bien suDérfe^re aux souvenirs de la Grèce. Le style des Amé- L . (itait reconnu comme le plus beau type connu parmi ( p^ ïïtiens eux-raêines, et leur époque comme la plus f^y " l'histoire. En effet, lorsque Nectanébo, après g orieii . . puissance égyptienne, oi^nise une véritable
avoir r^ ^^^ ^^^^ ^^^j produisit des œuvres très remar-
renaiss^^" n'évoque point les souvenirs de Ramsèa, il emquables^ nréDom royal de Sésourtésen I", et toute son prunte ^ ^vre, à son exemple, à une imitation dont époque ^ ^ siiçnalé les principaux caractères*. Leemaci^ » jjjj.^ que M de Bunsen donne à son livre, En US» ^l'Egypte (ia'^ l'histoire du monde, nous nous La plaa^ ^ trouver ici un dépouillement complet des doattendioO ^^^^ restent sur cette grande dynastie. Notre cuments <1 ^^^ . ^^ ^g gt^ies encore inexpliquées, de ces espoir * ^ jg Béni-bassan, M. de Bunsen n'a tiré que quelpeintures et l'indication de victoires remportées sur les **"^nt ^os doute les Phout de l'Écriture, peuples mauri-