‹ Œuvres diversesChapitre 154 sur 218 · XVIII- dynastie. Ahmès. chef des nau, ?''^ ^«o^Ps de la · texte numérisé non relu

XVIII- dynastie. Ahmès. chef des nau, ?''^ ^«o^Ps de la

hommes pour leur raconter ses camn "' ^'^^^^esse aux

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^ nous semble donc q\j',A.timès <lansiesuccès de la. gfuerre nationa fliers princes de la Xl^VII» dynastie Aménophis I»' posséda l'JÊgrjypte en piace de re/ugre, A.varis, dont: les point encore parlé, et qui j>eiit '>eaucoup plus ta rd .

Nous oserons dire m£»int^na.nt < XII» dynastie par IVl". 2L.oi>sîus nous portant que l'on ai t /ait <iôi>uis C:;ii logie égyptienne. La vérifî<3»tion

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des textes et des mon^-^""^^"^ ' conserver ici la chronol

BlBL. ioYPT., T. X3CI-

128 EXAMEN DE l'ouvrage

relever aucun monument ; l'étude générale de Tbèbes prouve qu'Abmos ne put rien construire. Quelques petites salles portent le nom d'Aménophis /«', mais la grande série monumentale ne commence que sous Thoutmès I*^ et c'est Thoutmès III qui peut être regardé comme le restaurateur des temples sur la plus grande étendue du sol égyptien.

Les principaux événements du règne d'Ahmès sont détaillés à Élétbyia dans la grande inscription d'Abmès fils d'Abna^ dont CbampoUion a dit quelques mots dans ses Ijettres écrites d'Egypte. Nous ne pouvons discuter ici tout ce que ce texte contient de précieux pour Tbistoire, mais nous en citerons quelques passages qui montreront quel fut l'état de l'Egypte pendant les premiers temps de la XVIII* dynastie. Abmès, cbef des nautoniers, s'adresse aux bommes pour leur raconter ses campagnes et les honneurs que sa valeur lui a mérités. Il rappelle d'abord que son père a servi le roi Raskenen avant le roi Ahmês. Quant à lui, il

était encore enfant à cette époque û ^ ^ rm û ^ (1 j'étais,

2 enfant ; sixième ligne). Devenu grand, Abmès entre au service du roi Abmès, l'accompagne à Mempbis, combat avec lui dans les eaux de Tanis et assiste en6n à la prise de cette

ville ; , S i^ U 5 ft ^^^^ l'action de prendre la ville de Tjan; treizième ligne). Cet important événement avait eu lieu dès la sixième année du roi Abmès, car c'est à cette année que le capitaine égyptien rapporte l'expédition suivante, lattaque et la prise de Scbarbana. Dans la campagne qui suivit, Abmès massacra les Pasteurs

j (man, en copte, jutoone, pasteur). Le pouvoir

A/WSA^

d' Abmès s'affermissait sensiblement, car il put ensuite faire la guerre aux Libyens. L'inscription dit que le souverain parcourut le nord et le midi, et réprima les révoltes. C'est sans doute alors seulement qu'il put faire exploiter les carrières de Mempbis pour commencer la restauration des

temples. Notre capitaine fit avec Aménotp !•' une expédition en Ethiopie (ligne 22). Il ne s'agissait plus ici de délivrer

ses fovers, mais bien d'agrandir son empire <c:::> H ^

^ ^ (1 pour, 2 dilater, 3 les frontières) de l'Egypte.

L'inscription se termine par une autre campagne sous le règne de Thoutmès !•'.

Les mêmes guerres sont indiquées succinctement sur une pierre monumentale du Musée du Louvre ; on y voit qu'après sa campagne d'Ethiopie, Aménotp I«' en fit une seconde vers le nord.

1 nous semble donc qu'Ahmès eut la plus grande part dans le succès de la guerre nationale, que néanmoins les derniers princes de la XVII® dynastie avaient déjà commencée. Aménophis !•' posséda l'Egypte entière, sauf peut-être cette place de refuge, Avaris, dont les monuments ne nous ont point encore parlé, et qui peut n'avoir été rendue que beaucoup plus tard.

Nous oserons dire maintenant que la restitution de la XII* dynastie par M. Lepsius nous paraît le pas le plus important que l'on ait fait depuis Champollion dans l'archéologie égyptienne. La vérification des principales données de Manéthon par les monuments pour tout ce moyen âge égyptien en est la conséquence. La XII* dynastie est retrouvée avec son labyrinthe et son dieu Sésostris ; son dernier roi établit le passage aux nombreuses familles qui composent les XIIP et XIV dynasties.

La destruction des temples marque l'arrivée des Pasteurs, comme les guerres d'Ahmès et les premiers travaux de Kamak fixent l'époque de leur expulsion, et Manéthon est encore sorti vainqueur de toutes les investigations.

En franchissant ce pas si périlleux par l'étude comparée des textes et des monuments, l'histoire a-t-elle réussi à conserver ici la chronologie à ses côtés ? Nous ne le croyons

BlBL. KOYPT., T. XXI. 9

132 EXAMEN DE l'oUVRAGE

mnémonique sans importance ; sans faire remarquer Textréme

invraisemblance de cette idée, et combien elle cadre mal

avec tous les caractères chronologiques présentés par ce

papyrus, examinons les preuves qu'on prétend nous en

donner.

La première stèle citée appartient au Musée du Louvre,

et sur le sens de celle-ci nous sommes complètement de

J'avis de M. de Bunsen. On doit en conclure naturellement

que Sésourtésen I*' régna du vivant d'Aménemhès I".

En effet elle commence ainsi ; « f^ '*...**•• l'an (? plus 4), le

» quatrième mois ae 1 inondation, sous le gouvernement du 0 vivant Horus (ici les noms et titres d'Aménemhès I^'), » vivant aujourd'hui comme toujours et de l'Horus (ici les » noms et titres de Sésourtésen /««"j, vivant comme toujours ; » leur serviteur qui les aime, leur poète qui chante leurs » louanges, aujourd'hui comme chaque jour, etc. . . »

M. de Bunsen prétend qu'il faut voir ici l'année 8« du double règne des deux rois, mais la rupture de la pierre ne permet pas de décider si la date portait réellement Tannée 8« j } { { , ou bien la 16® [] { } , ou la 24® [^ [^ . Nous remarquerons seulement qu'il n'y a ici aucune preuve que le papyrus ait commis une erreur chronologique en comptant 19 ans de règne à Aménemhès le**. La stèle ne porte qu'une seule date, elle se rapporte naturellement au premier roi. Sésourtésen, associé à cette époque à la couronne, n'était pas encore le seigneur des années, suivant l'expression égyptienne; nous verrons en effet tout à l'heure que d'autres monuments, qui semblent indiquer des règnes simultanés, portent deux dates différentes, et non une année commune aux deux monarques. Aménemhès a bien certainement régné seul avant Sésourtésen, nous en avons acquis la certitude par une stèle du Musée Britannique, publiée par M. Sharpe (pi. 83). Un fonctionnaire du roi AménemhèsII, le scribe Mantousi, y rappelle qu'il est né et a passé son enfance sous le roi Amé-

nemhèsl", etquepUis tar-dl 11 fut lionor^ ^^'^t^'

Eienne prouve donc que les 19 a.nnée8CC»«^ <;^'x»^ roi aient été à tort considérées comme â»*'^ a^ de Sésourtésen I" ; les prêtres chargés d^^ K?'^ constamment sous les yeuxL des monumcO*^ ^^/ les auraient empêchés cle fss.ire clo pare\\l^^^ même les listes royales conservées avec 1^ i ^ précis du couronnement et cle la, mort du ^ pas rendues impossibles- -,

La seconde stèle indicinée ps»,x- !N^. de Boï* également au Louvre. Elle est datée de la 9 sourtésen Je»", et son texte commence par l^ ne/?i/((^* entouré d'un cartoiache ; elle prouve auteur, qu'à cette &-po<riXi.& le cloul>le régne cor Non» avouons que le protocole de cette stè uneidée toute contraire. "V^oiel son début : « •gouvernement du roi, soigrneur des âeu^ ' ■ (Sésourtésen I"), vivant éternellement; f • ou jouissant du bienfait d.e la Vy<^'^^^^ Maintenant que nous savons, .^^^^^^J^^' <|ue celte mode grandiose. ^*^2 „^^t\(, il ( pulture des rois sous la ^^^-^'- . *ion d'un voir dans cette phrase 1'*" ^^^^u de la un roi déîunt : aussi, a-** *^^^ la second d'adoration, nous rotrouyons ^. ^^rnénem

signé par \e nom A'en^^^Sf^^

UpremiCTgpoiip«, détei-n=>»a«^ If ^^Joo.'^r- et P *»Mi»..lgoiflepropr=roe = « "^„-<.o -»"tS

•tlribnt, a'„„ dieu. CHa-i*»!'*»",^^ »">- '"„1

oùlapos8iM8ioQeHlren<ivxe ï>a»-«"

^34 EXAMEN r>B. I- tablîr ain»^ "° ^°"*'^*

\«it à quel point il est arbitraire^^;^^, ^y^ux en tête de fegne sur la seule présence de a ,. j. M de

^* "»ême inscriptio^n. ,^^t dans le «y/*^r.f I^^de

j, Le monumen t le plus in^P^'^^^Se stèle du Musée de Leyde. ^"^n est certainement la grande ^^^^^^g.

<ï"^ porte en f^f^*> deux inscription^ ^ j ^^ ^je Sésour

, ^««e de i^îîe Indent les noms et les gauche contient f ^- >'etn^"ede sa 44^ ann^. ^l^^, p^is, après une

fracture, h fl- ^- -nri nom propre ei ^^^^ ^^ ^^ g^^g^n

Mai

"S une czrec passe 80US si/en pas seulement 1 encore voir dis* î «mpôche d'app

y"«<'>^'^, qui est o doute applical>l de son règne. X 1 trouvait pas da, r^ s'il faut vérits»t:>l deux dates sem

fe fi„ ^e son nona propre e ^^^ ^e Bunsen

cireo««1.nce ^^f ^.^ n'rtie ^uche ne con^^^

de son nom propre e. ^» ^ ^^ ^^

, stance in^P^''*!"*^' tie gauche ne contenait

„ c'est que <^"® Pf J^f// la fracture laisse

titres <i'4r^^"^ . . Cette fractura

etement ^^ l ^la phrase; le titre k

3ier le vr^x !f"^J aux mo^ts, n'est pas sans

linairementdonnéau ^^^^jènie année

au roi ^"^^^^^"'^e indication qui ne se re- . ^vait donc là l^J^^/J^^^i nous laisse douter

•^"."^H«saa,r3^ l'^'^*^^ P^^*T.ître Si avec M- Lep«iu«.

s'il faut Vtl?^!*'"^^"* reconnaître i^^^tunsyn-

deux dates s^;^», I .^l^les ^-^ ^^^TZ\ qui avait discuté ceU«

ehronisn,eded^-*--^?^.«:^^.;i;To/m/. avait cru y voir deu^^

stèle dans sa

époques di/fé^

«vec une evfl!

nument ' ^

dans 7a 4 Jf^^^J 9ue 7es «,,. **^^Q

nécessaire * '^'^

fuiï

'«eu

^ rois. M.Leemans. qxjiavax.u. ^^^^ ^"^' -t jîirrin'^è r:lt:rt . .'opinion ^ obligeance une copie de ce pre

'^;ernT.|n:,U = eJre.^^^^^^

papyrus n'avaient pas fait ^^J^^^^^^ Jon de quatre ans que ce ^it «ùt rendu^

te. si cette forme de "^«"'^^J ^ V

il faudra tenir compte d une steie 4 ^^ssée sous silence, et qui porte la double

DEM. LE OïïB:ArA.i .«. </^^ X^

date de l'an 35 d'Aménen^i^^^ tt * . ^

cesseur, Sôsourtésen II ' . Il «r^ ^ - ?* ^®, i^^ donné un collègue la 3a« anxxS« S^^^*^"^'!*^^ sa n,or(^ ^ais cette oo^ool^^f-^^^Vùf O calculs de M. de Bunsen - i ^W^ . ^

rend cependant plus proW^ir^ t'^^orTJS ^ Notre auteur trouve erxoox-o ^ doxx^f ' c^ph^e appartenant a.x ^Mvxsé^ clo Florent tioû contient d abord les titras et le nom è et puis le nom propre An^c^r^m,^^^^ entou <-e personnagre, suivant IVI. a.© Bunsen i nemhés ïï, qui aurait a.insi rég-nô conjo sourtésen II. Ce savant a. ou>>lié ioî la <iistit qui l'a SI bien gruidé <3a.ns l'interpréta» Karnalc. Il ne sufSt pas <i'un oartouc! royauté d'un •pGxsorxTt.SiSGi . ^!s/S.. JZ^eemans pour un certain Psa.namétil£:^ <3ontemp< les tombeaux de Groura£i.l:i ^n offrent vî par le nom de princes et <3.^ prino^sses a hi qualifications sont toxa tes différer reines. Le con t ras te est icîi tirés frappa duit avec son nona dL'^ns^£^n& \ ^^^m.' * « le roijils du soleil 4^^^ ^^^ **' tand sonnage, dont le norn C50ix»i>l«t esf u

!• M. Lepsîus a reproduit <ie monuments, planche 3C..

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