‹ Œuvres diversesChapitre 186 sur 218 · A DES OBSERVATIONS DE M. LEEMANS · texte numérisé non relu

A DES OBSERVATIONS DE M. LEEMANS

tien de l'œuvre consacrée. Je choisirai pour exemple la dédicace copiée par ChampoUion sur Tédifice d'El-Assassif (ChampoUion, Notice de Thèbes, p. 573) ; elle appartient à la régente, sœur de Thoutmès III :

JIIIIIIIIL AA/WAA

«•— -CJ'VS -■ H'

t rj^^ 1^ L etc.

tri nos cm mennous en te/s Amon iri en ef sahe. . .

J'ai choisi cette légende, parce qu'elle prouve que dans

la première formule les trois pronoms (ici au féminin — •*— )

appartiennent au dédicateur, tandis que dans la seconde,

l'afiBxe masculin »^-=w. se rapporte nécessairement au dieu.

En effet, lorsque c'est Nectanébo qui dédie à Isis une salle

du temple de Philae (ChampoUion, Notice de Philœ, p. 166),

-<s>nous trouvons au contraire ^^.^^ il a fait à elle. Le disjonctif

Ci , qui n'est presque jamais omis dans ce groupe, le distingue

du prétérit, /www , eWea/ar^. Ceci expliqué, le second groupe

de l'exemple choisi se traduira : elle a fait à lui (à Ammon) une porte, etc. La première formule signifiera, suivant M. Leemans, (la reine) l'a fait parmi ses constructions à son père Ammon, etc. Je crois pouvoir la traduire : en monument de sa part pour son père Ammon, etc. Je veux rendre par là la nuance qui me parait exprimée par le pléonasme du pronom affixe de la troisième personne. Je ferai remarquer à M. Leemans que ce pléonasme du pronom existe, soit que Ton traduise le mot controversé ici par édifices ou par souvenir, et soit qu'on lise sur le lion d' Aménophis : en monument de lui pour son arricée, ou parmi ses édifices de son arrivée; cette dernière phrase me semble d'ailleurs présenter un sens incomplet. L'analyse de la formule dédicatoire a fortement embarrassé Rosellini, qui, voulant traduire a /a/< ses monuments, ne sait que faire de la particule em. Ce savant pense qu'elle forme avec le thème mennou, un mot composé, un subsfcmtif qu'il traduit parœdtficium in œvum

LETTRE EN RÉI^ONSE

^^^rtim (voy. Ungarelli, Obelisc. Lateranensis, p. 11, Rosellini). Mais il ne me semble pas d'une bonne d'admettre une règle de composition dont on ne cite xxtve exemple, dans une langue .'aussi régulière que 3 égyptienne. Toutes les fois d'ailleurs que legroupe T^ est employé comme complément direct, il n'est ^j-écédé de cette particule. La difficulté me paraît \t d^ ^^oi édifice, dont le sens exclusif semble dans ^^ cas s'adapter assez mal à cette formule. Unepro- "^^telligence du sens général des textes l'a bien fait ^er ^ Champollion. Cette phrase : Le roi, etc., 'f ^ j^armi ses constructions à tel dieu ou tel personnage, ^^^ fC^^f^^X^ difficilement à la première dédicace d'un temple, l'J^^^pli^ ^ Amada (voy. Champ., Lettres d'Egypte, p. 146). s'^Tf^^^^^ comprendrais pas mieux pour un particulier qui ^^ ^^0> 't ^^^ tombeau, c'est-à-dire un monument pour lui- 3€> t^r'^ V<^y- ^^'^^^^^^" ^^ Nahré si Néhotp, Burton, Ex- ^^^%\^ X>^' ^^^^"' ^^^- ^)- ^' ™^ semble, de plus, qu'ainsi ^ t^^ 5. ^Ue supposerait ciue le personnage auquel est faite

re^

^^ é>V^ ^^nnages sont au contraire souvent très bien dis-

]^^^ P^^ i ^^^^ étudions, par exemple, les diverses dédicaces

T'^neu^^' ^£5 K^^^^^^^^> ^^^s voy ons quecetédifice, commencé

du pal^^^r^^ JVtaî-en-Phthah, en r honneur de Ramsès I«, son

t,.ir Sé*î \ ^avenu ensuite le Memnonium de Séti lui-même

pêre,ét^^^ ,polli^^^> A^o^^ce de KournaK p. 306). L'édifice

(voy. ^^a^ p^^*^ ^"^ ^^ *^*® ^^^ espèce d'écriteau de la personï^^^ x^ rjUi appartient à l'hiéroglyphe demeure, et sur

forme ^"^^y^ ' ^^'''^''!j'^'' '^'''''^'' "^"^^/^^^

lequel on il /a c?^//^' rfVlr/imoAi à r occident de l'Egypte.

Phthah "^^^^tJ^ plus loin {ibid., p. 295) i^ dédicace d'un

Nous troti ^t a^^«^ conçue : Ramsès.., tri nef em

embe\\î^f^^yittiP'''''' être un monument de sa p(V^t)f à

mennoiy (

^r»^m<,„.-r.â., r-oi des dico* ^ A-V ^''.««f ,

<*■) son père Ai^ ,-ce

autres légendes (.'^iYii''><'*'rs ' P- 30> '^^t d» ent invituol\einen.t et M V^t. „!!. ®»»t ^V -^ et

i»nt a-

msès I") ■. B. . . iTmbcUisse"»^ ' ''w Oi' "essore 3t (Rarnsès II) â sort grand-P^''^ (ïïaQ, '*""> 2 rfe so»^ përe: (Séti !•■). Let''",'ie ce .'' J^"> iît SLssez tr-îinctié ; ce n'est P'^^nt ^,f **ïscr£

./ai<

Il a. <Ë>lové un temple à Kvat^^^- ni ciu'il leur consacre une cei^^'^'s q^

ci-i

«di,

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■-■ JIo ^''ra<»«

spécîalerxaent voué à SétiMaï'''"~t*hth k'^^î"'^

ci© même de la statue du roi An ^^ •* son ;s II <I«5dia à son père Thoutmès I^"" (t^^^, ceil^ ■ Tnen-ts, pi. Xil) ; la même toraiuleeériôraf'"^' *^ me semble pas .exjg-er que ces statu^ *^ ^® ans des édificGS spécialement consacrés i^'^'^ !S Ji^te^es écrites c/.Éff!/f.te,aiii\'^OB-a^i^^^

mais dti sens des inscriptions, Champ,^ .uvent lu diBloviltd en traduis»"' ■ ■ a /a,-^ consacr-ëes <i . . . (p. 208) ou en i'/lo,,. JVfais <ia.na la dédicace d'^'nada où l^^ text&^ je trouve - io roi ... ^t J='/ir-ë- On lit 4» même a^

, oco, . ■: • Cl ^ciaTammeni <!«"«'«» '«=

'•<! (p. ^.i^J - C1C5C5 -..„<. „„,,„iormule do

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