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Voy. la Reçue archéologique, mai

238 LETTRE A M. DE SAULCY

permirent de jeter un coup d'œil rapide sur quelques manuscrits relatifs à l'écriture démotique. Je reconnus aussitôt que les notes de cette espèce contenaient des remarques extrêmement précieuses, quoiqu'elles appartinssent en général à la première époque de ses travaux. Il faut le dire hautement à la gloire de ce grand génie, dans un premier mémoire écrit à Grenoble bien avant la découverte de Valphabet hiéroglyphique, la comparaison toute matérieW^ ^^® . textes grec et démotique de l'inscription de Rosette ^^ avait déjà fourni plusieurs résultats d'une inconcevaVAe \^^ tesse. Son génie synthétique y montre toute sa puîssa^^'» et, dès le premier pas qu'il a tenté sur ce terrain, la griftô ÔM lion s'est imprimée dans quelques endroits du sol égyptien, à une profondeur qu'atteindront à peine les travaux réunis des trente années suivantes.

Vous êtes, Monsieur, de ceux qui n'ont îanxais pensé que la France, reine des nations intelligentes, céderait aux tentatives d'une nouvelle barbarie, et vous montrez par votre exemple qu'au milieu des fatigues et des dangers du citoyen les travaux de la science ne doivent pas s'arrêter un seul jour Vous avez foi dans 1 avenir de notre pays, et vous

espérez avec moi que le gouvernemcxr^-i. jx \^ L*

ilx X.' ^Ai. 1 • 4.- > 4.4. ^"^uent delà nation complétera bientôt la lustice qu attend ^«. • , ^ pollion. ^* mémoire de CViam-

Malgré la fatalité qui a poursuivi a mort, les manuscrits de sa maitx ret ^ œuvres jusqu'il sa ainsi que les nombreux matériaux: ^ ^^^"^^a clxez Salvolini, composent encore un trésor dont eVi.^^^^^^*^^ ^^ ^ famille, que richesse à la science. En atte "^^^ page apporte quelpuisse entreprendre une pu1o\\ç^ ^^^^nt que la République ChampoUion et de sa patrie^ x\ ty^ complète digne de

quelques notes recueillies ra.r>î^ ^ ÏB.\idra tenir compte de manuscrits. ^^^^nt en inventoriant ses

Le second événement n'est d'une Grammaire démotiqi^^^ tt^^ tnoins que Vapparition

VJn^ Grammaire démtique

entreprise a'- ,***«■»■

*tp.it permis 16

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Monsieur, 16 '!:,,"« Co.'^fi-ea)

ïranchi avec succès «^^^ b,

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résumé des dicmvertës <*« M. ~ dans lan

,„„ petit cahier litï"'Srai>):?«Pi »'■'"'

que JVr. Bi-ug-sch apporte à " ^ita* '«» me paraît compléter ses dée^- •=«.

BS résultats ex tr-ai tes

i»ji compléter ses '"«eoi,,,;-''. je > tant dans mespropres éti,^'^'®* des premières recherche^ *■» <Ji

Je «j

prend ord.

inaiz-ementeous le nom (J'<i(-.^

«Je

ic/i^rrale piusïeurs écritures égyP«eQ*'"'-e<ir.ffj t des nuances trias diverses. Entre l,, **^ our^j 7e dieu ^^moztn, que vous avez pm,j?f'>' firhiSoiogiz'greie •, et Jes premiers contrats ''"o* mine démotj'qrues, il y a des diaéronSS' t plus ra<licalG8 qu'entre ces derniers écri**

htë^a/ê^œs. î^a.±B, pour nepas coTOpljqyg^ * tion, bornorta-ncusis, pour le moment, à étt:!^

plus voisins de l'écriture intennédiaire «i,^ ette, sauf à. fa-iz-G qxjelques observations an^mps et de dialecte, lorsquenoua aurons nu.

■incipes grénéra-t

de ces écritures ada j^ ^

) la vie et de la- lanSfue "='°f"'p .^i,^, ^ elaug-ue usuelle du temps de. PW*'°^'^a ,

a^rr^ti^^, »*<=- Berli„,«49>F>«.,

7i^ tior- 1* m.

Lille.

ïa-î as^s.

LETTRE A M. DE SAULCY

^ît en être sûr a priori, c'était, comme vous l'avez dit,

Ictngue mère du copte, et, par co/iséquent, Jille de la

.^^ antique, devenue sacrée. Aussi, indépendamment

0^cjom^ que l'histoire peut tirer immédiatement des

i^rïients démotiques, ce titre d'intermédiaire entre le

, ^ et le vieil idiome assure à la langue vulgaire des Pto-

A^e>^ un haut intérêt philologique.

^ett^ idée fondamentale d'une dérivation complète, ^ polliei^ détendait à récriture démotique. C'était le Itat de ses dernières études; vous l'avez constaté, Mon- ! r d'abord par le témoignage du savant abbé Peyron, ^suîte par divers passages de Salvolini*. Vous y avez . ^ le pla?^^^^^ ®^ flagrant délit, et combattant les pre- . g essais de ChampoUion à l'aide des travaux plus avanl qu'il avait osé lui dérober à ses derniers instants. " ropollion n'a malheureusement pas eu le temps d'exposés théories sur ce point de la science, et sa grammaire ^^ le à peine de l'écriture enchoriale, qui devait être étu- Uée dans un ouvrage particulier.

Vos conjectures sur l'opinion générale de ChampoUion

rivent, néanmoins, être vérifiées d'une manière complète,

^ t* un article où M. Lenormant a exposé tout l'enchaîne-

^^ent des écritures égyptiennes. Ce travail, inséré dans la

^^vue Française en mars 1830, fut rédigé sous l'inspira-

• n des leçons récentes de ChampoUion, et avec son appro-

v! tîon pour la publication de certaines remarques, encore

, ^^jtes à cette époque. Je neveux pas mutiler ce morceau,

^^ 'il faut lire en entier, car on n'y trouvera encore aujour-

^'^uî rien à retrancher et peu de choses à ajouter. Nous y

r \rons, de la manière la plus authentique, qu'à cette der-

^^>r€> époque de ses travaux, ChampoUion regardait dé-

^^^ vivement le démotique comme une dégénérescence de

y^^^iture hiératique, dans laquelle les caractères tant

^ jr. de Saulcy, Lettre à M- Gaiçjniaut, p. 14.

que synnboltques Bfeteie*'*^^^»!:*^*- «^ge lovii-n-a.\\eT-.iMa<ni'»V ^^

mes

me la slmTp\iflca>.t\oTi 4e8 ian. ,'**« saireTnent ae VobBcunt* ,e nj. *

rieva

lue io», et ^ l?'*°'îe/<2^t"re, nouveaux prcgf^^'i-^^^^^îst^-r^^ fa»

>vax £k, oes prostrés du sy^ J/* >o>io *'*^ ^* cla.ns la. transformation 9^ ^si^^ ^^^'^u^ • t était tombé endéauétU**^' ï'idée ^^ng-

ae pouvait plus être rendu^ "^Os l'^^\^ ce I al>r-ég:ô du mot antique; »^ '^'^Hit j^*"'*Ure a.u, ou la. forme plus moderï'* 'ût e^j, ^.'^ «jcm-^ , s'ils différ-aient un peu nt?tableni^^5'****ée insi, par exemple, l'<:Pï7se dis»'* '^« cj^^^ ^«i xr. une l'atteste flutarque. L'^'f ^si-^ }'idi<z^ '- telleroent identifié —"''■'■"''"■'-"--*-- ^^ï^»^^

i/ï-'iil^

t telJoment icientiùô aux sons "'» qu'il ^'"Sr--J 3t it-r, jrair-s, on copte «.p«. Ce mot état,^""^»- •emf>lacé dans i'usag-o par le loO' *a^. coptel'^ Scessaii-ement, pour rendre ce «"ot <J„„^ ,^ ■'^ a.a<loaziBr la. sigle de l'œil dsns ce cas «j s^,-^^ IphabeSfiquonient. JVfais nous retrouverons l<a-~~ ns dos titres aaarés.

ntA. toutes oes causes » '">>'»*;°° f^5; P^P . * „^**« yïéir-iodo, en contact intime a> pendant co«o f^^^^^ y^ dH M Lenorn.^ conçt>it 'ï^^'-i'" ^i^saéo de tousses symbo.! oit peu a pou'd^^»^^^^^^, Monstaur da„« (où T'eus ' «^''"'.^^jjei-nosurleawu'l'"»"*-; «sairemont *^*f.I°°âo^. récriture égyptiaxx

»oin que <*» '"^ ^„™de tJ'ï"'- •».—

rminatlf q»» "^

34^ ceU

Vf -

LETTRE A M. DE SAULCY

^^ ses articulations que pouvait rendre cet alphabet

-- ^venir le copte des manuscrits.

*^^^-£^^nonïiant nous avertit qu'en conséquence de ces

-■ — ■ja.ainpollion avait remis une étude plus complète des

^étnotiques à un temps où l'ordre de ses travaux lui

>erinis d'approfondir les particularités de l'écriture

vvov

ï-s»-* - ^^ li^ ^ ^^^ différentes époques.

■* .,^a^''*'*^î'ai étudié l'écriture démotique, et plus j'ai vérifié le

'v^l.*:*-^ ^ reconnu par Champollion. Vous avez bien espli-

. -^^iz^i^L-^^nsieur, la profonde différence qu'il y a entre une

çfi- ^"^ /^ion opérée par la ctïmparaison d'un texte grec et par

^^-^ ^ t^^ ^ection plus ou moins habile, telle que Young a su

f ^:#' et la véritable ^/^a/iscrijoiîo/i des mots qu'expriment

^^** f^,i*'^Ap^^ démotiques. Celle-ci ne peut être obtenue que

^'^ analyse exacte de chacun des éléments employés.

.^uB êtes-vous attaché spécialement à lire ces mots,

^e permettrez de transcrire ici le jugement général

^^^i>^ -prugsch a porté sur votre travail (page 6) -

e* T^/îf ' ^îssimus (de Saulcy) qui primus ad lias rea diligen- -*'*' - et subtilissime perquirendas acerrimum studium

^t-ee .^sissimo mi de Sautcy debeatur ^eï^'^cris a^'ec "" double plaisir cet d tr^ jve *1® Berlin, d'abord parce qu'i*! a une grande

r^&-' jji... inter omaes qui ad id tempus demoticœ scriprt**^ ^îitionem explicare studuerunt, palma haud dubie

" ■^0^'^*j^Bcri^ avec un double plaisir cet éloge impartial qui " ^ "X^ ^^0 de Berlin, d'abord parce qu'il a une grande voas '**'oUS '" P'"™" *"" '^^ Brugsch, qui propose souvent

valeur * gg diBérentes des vôtres, et, de plus, parce qu'il des le^'^'^je ce jeune auteur possède le rare mérite de savoir

prou'

ve ''.'iijje justice à ses devanciers.

,„,dre P' 3onc de lire les groupes déraotiques et de rendre 11 s'aK' i^urs éléments, de manière que chaque caractère raisoD ^f„ille'i'^J!""' *'»"' '« nouveau groupe un rôle logiretrouvé joblabl» a celui que l'on a constaté une première queioeD* ggulement après avoir subi cette épreuve qu'il fois. C'^^agardé oonume un élément assez solide pour former peut être -■«»

■base a-vm noviveavi i

"^ ter,

Ck-j..

moyens les çWs P>i«»»*ot^fi i* ^eS'°^

premiers types, le dis '^''^eut^'^'^e 'ï""^ pe, car le mot démotiqii^. Ç;. *fte«.* *"* Ooi^" ovivelle et étrangère i l'i'î™'»© s^c *" «oi» tre écrit par un groupe elï*'''*^^!^^^ ^<3 ; |j ^^ v\i p>ovir le mot 6a;, œil (v^^' Pi. 9.^ **^Vea. « xnême, par exemple, du in*-'* ^<^t/i ' **'*■ 1 es : t« (voy. pi. 94, n» 3; insC'''P'ioo ^ *>»"oill», l*e:x:pr^ssion égyptienne dtï "tpe .^^-. *îos^i a <ie rapport avec aucun ffr<^"P« am^ ''*V»4e^.^ intlque mBst/er- ft\[\ Bi 4en différai^!'"'' P*»^

s-voir insister sur ce point, ^ ^^^txt t»i n'y a pas donné une attention ^USi^^"" <a I étabiit une comparaison, il ^e set-t orrr' ^ sig-ne iiérog-lypiiique en négligeant J'inteJSî' 3Ue- Z-e vrai /3i conducteur '"> *«=happe ^ 5 et l'analogie reste douteuse aux yeu, ,^ lorsqu'elle est invoquée à juste titre. Je pen^ rvera pas de doute svir la nécessité de sui.,.^ [72. avoir «Studio les planches qui accoo» ■avail. „„„t de plusieurs espèces, ^

s *-^<7/^* "^^^f'Ç^^st impossible 4™ aoc<.jj^ suis obligé, pof

division, asi j>oaés-

îl Je>

: me faxx

ïor

, =« très oombretis.^^

classe très eiW^

dévreloppe i a ^^.^-J:.^^

5, de dév«IoI>ï> ^^^

■iture ^^"^ ^,«. sei c»«= ^r , „ naxvi

léograptoi'ï"*'-

244 LETTRE A M. DE SAULCY

men* ^'" '" '"'*"'"® générale et il transcrit presque toujours ces groupes avec une grande sagacité. On doit néanmoins à M. X-eps'""» "^"T formulé plus nettement les diver. degrés au phonétisme •. Ce savant reconnaît : !• un alpliabet ïrës resfe'nt, composé de caractères ;>„rc«„,j„AoJ(,-,«e, „„ ,.-«^/>fa 'e«res, telles que ^ a, J 6, etc.: 2- des ca„.c-

»*"•"'' "'ue ta seZa^'TV.* "''''■'' ^"l"»' "-= syllabe complète, «"'* ^Jitendur r^% ™ "°'' «P"-""».»!! qu'elle reste «""^T^ment la v^ ' '",°" ^1™ Champollion donne très gXs..ot<=men' la valeur mh au caractère ~s, lorsque ce ca-

^^''T'ZTûT *'"^^' """^ queT^qn.»"::! suW ae ^- ='8°" "" *.• 3" certains caractères exprimant une idie,

1° "■'" del sS' "r T°"P'«'"'= "" '■""■«"■•'I'' ou -i'""» P^'^Tlà un SlLr"""'r "■" *™"' «> "tae mot. faut eïU"'«r ICI avec soin.

'" nCtr'd'' "'" ""**'../•<"•«. en copte „.g,, pour •"""^fÙer les 11!"^, "f'hodes que l'on employa ^ur '"" imbole d T hP''™'"'""^ »"""«• ■!'"» symbole. j^3 symbole de cette idée était le brus armé de la mas-

«""r;;^™!™! ""T;." *" *""' '"'""'« --*• Q-'. on trouve les lettres ~™v> „, , «, „ , Jota'e^ces deux symboles de

toutes les manières suivantes ; ®^ ^^ «'^ "^^ J^tout seul.. Ce dernier caraoWe,' q^lf joldé ïùTe d" .jéterminatif, peut également être remplacé dans cette fonction par la branche \, mise dans la main d'un petit personnage (voy. pi. 94, „. 4). J.„i remarqué cette variante gur les monuments d une plus haute antiquité : sur la belle gtèl« du roi Sévekotp, au Louvre, le déterminatif est un

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