‹ Œuvres diversesChapitre 192 sur 218 · I.BTTRB A M. DE SAULCY · texte numérisé non relu

I.BTTRB A M. DE SAULCY

^s aviez plus de peine. Monsieur, à admettre, dans :s -fcore démotique, l'usage des signes idéographiques em- ^^^^^^ comme déter mi natifs après le mot écrit /)/ioné<iq^M6- ^^^ £^ Vous aviez cependant reconnu la pierre (n** 19) qui ^^^^ ^j^ine le naot oueit (pi. 95, n^ 20), sféte (copte o-wir), lét^ ^^ fin du texte de Rosette. Le serpent Urœu^ (n* 21) ve^^ ^ également reconnu par vous comme jouant le même a ^*^^près le mot aurai (n^ 22) diadème ; nous le retrouve- T^^^ ^vec les noms de ces diadèmes, (n« 23) a</, (n° 24) ^^^^^^^' ®tc.\ Je m'empresse de dire que l'ouvrage de P^'^^^-x^gsch nous apporte une liste très riche de détermi- ^•.£^ démo tiques. J'espère néanmoins pouvoir l'étendre

^^^^ofit^re démo tique admettait aussi des caractères mixtes ^^iiî-phonétiques, tels que nous les avons reconnus dans

^^^ Yxi^^^^^yP*^®®* ^ ^*^*> P^^^ 1^ prouver, en discuter ici ^^^qu^s exemples. Le nom propre Nekhtmonthès , évi-

demtï^^^* composé du nom du dieu Mont ^^^ et du mot n^f^^^'J^'^^» Jbrce, se trouve heureusement plusieurs fois répété dans les contrats bilingues (voy. Young, Hieroglyphf'^^' P^- 31), de sorte que nous avons d'une manière certaine plusieurs variantes du mot démotique que les Grecs ont transcrit ve^O et qui est l'intermédiaire nécessaire entre l'antique ne/tht » <=. et le copte né^gr. En examinant ces variantes (pi- 95, n» 25), on voit que le groupe comporte un n initial (pi- 95, n» 26), mais qu'il peut aussi s'en passer. Pour explique'^ ce fait, M. Brugsch lit dans ce cas fc< pour tusscM comme l'avait fait Young (voy. Young, Dict., V 52), et

1- ^ ^^IL^^***""^ «»'»' mentionnés dans la ligne 26' du textcdémotiq««- ^"» »^ manuscrit de Leyde. qui a été écrit pa' «"« ^^

nom *»"» P''°''«faquement (voy. pi^ 94. 23 fc«).

c'est ce qu'il appelle compendiaria scriptura. Il paraîtrait assez singulier qu'on eût écrit un mot en abrégé en retranchant sa première articulation. Nous ferions maintenant tout le contraire, et les Égyptiens le faisaient aussi. En effet, ils écrivaient en démotique le nom du dieu Ptah par p (pi. 95, 27) suivi du déterminatif honorifique commun aux dieux, aux rois, etc. Le nom d'Amoun s'écrivait de même A (pi. 95, 28). Si chacun des signes du mot nekht, ainsi complètement écrit (n® 29), était une lettre, le signe médial devrait nécessairement être un ^6 ou un og ; or, il n'en est pas ainsi, et M. Brugsch reconnaît qu'il est extrêmement semblable au r ordinaire avec lequel il l'identifie. Et voyez. Monsieur, où entraine une mauvaise méthode de lecture sur ce point. Il faut trouver ici un j6, et la lecture alphabétique ne pouvait donner qu'un r; M. Brugsch en conclut que le même signe phonétique pouvait servir à transcrire les articulations voisines j6, r, et og ; il étend même cette latitude jusqu'à ok, ^ et ^. Je sais, Monsieur, que ChampoUion a pris une semblable latitude, mais Champollion comparait, par cette méthode, des radicaux antiques à leurs dérivés coptes : ces dérivés pouvaient fort bien se trouver éparpillés dans le copte parmi les articulations d'organe semblable. Je pense, néanmoins, que la méthode de ChampoUion eût gagné beaucoup en certitude et en clarté, s'il avait séparé, dès l'origine, la transcription des radicaux sacrés d'avec celle des mots coptes qu'il leur comparait. En tout cas, cela devient d'ime absolue nécessité pour le démotique qui se rapproche davantage de la langue copte, et je prouverai plus loin qu'en se réservant la faculté de transcrire le même signe par plusieurs lettres différentes, M. Brugsch s'est enlevé quelquefois le moyen rigoureux d'arriver au véritable sens.

J'ai dit que le signe semi-phonétique du mot nekht (pi. 95, n^' 30) ressemblait extrêmement au r démo tique (n^ 31). En comparant les types hiéroglyphiques de ces deux signes

vons d'abord prouver directement son identité avec le caractère sacré 1 par le nom démotique de Memphis (n® 38), dont les deux parties reproduisent fidèlement le nom hiéroglyphique T men nqfre, dans sa partie phonétique. En

effet, le premier signe a déjà été lu men par divers savants ' , et nous apporterons encore de nouvelles preuves à l'appui

de cette lecture ; le second représente donc î nqfre, ou

nou/i, dans le nom de cette ville. M. Brugsch me fournit une seconde preuve aussi incontestable de cette équivalence. Je la trouve dans le nom propre féminin (n** 39) Ta

nofrého, "=^^^1 M^ Q^'îl ^ déchiffré dans les deux inscriptions djine stèle bilingue du Musée Britannique. La seconde partie de ce nom répond effectivement au mot copte ^o, r/sag^e (hiéroglyphique §|), dans d'autres noms propres, comme hosa (beau visage) (n** 41), qui a été transcrit en grec hasos et hasys (Young, Diction., p. 43). Il faut seulement observer que, dans ce dernier nom propre, la voyelle o (n® 41 bis) est exprimée. La première partie du nom propre (n** 39) répond donc encore nécessairement à

ladjectif T, avec l'article féminin. C'est, en effet, la marque

initiale du féminin (n^ 42), telle que vous l'avez décrite dans votre Lettre à M. Guigniaut (page 8), qui précède notre sigle du mot bon, dans le nom démotique de cette femme. La seconde forme copte norqi était déjà usitée à cette époque. Indépendamment du nom de Memphis, Me/inou/i, contracté en Memphi, on peut s'en assurer par le nom propre (n^ 43), transcrit en grec nexeveçwTYiç (voy. Young, Hieroglyphics, planche 34, B, 1. 5). Young a réuni, dans son Dictionnaire (page 88). six variantes de ce nom: il se compose de l'initiale (n^ 44) constamment transcrite nexe... et que Champollion a reconnue pour l'équivalent des hiéroglyphes fPn peta, le don. Cette initiale est ordinairement

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