Nous étudierons ce caractère avec les signes syllabiques
^ ^-^ LETTRE A M. DE SAULCY
„ 3S). "" 'S rend compte de leur diBérenoe radicale, tandis
^ ^ 1^"™ formes hiératiques (ibidem) font voir comment une
<1^ = tur« P'>i' cursive les a presque confondus. On trouve
'" e,I><i*°'' même dans l'inscription de Rosette si mau-
"^ge comme calligraphie, des endroits où le caractère nekht,
"'' ,-^^ ^^" '' ^® distingue encore assez nettement du k
Y a S'*)-,*-*" ï''îniarque ce caractère d'une meilleure (orme à
^'^ ^ernière ligne, où le sculpteur a donné aui caractères
*^e diniension un peu plus forte pour arriver à remplir la
-5^. Brugsch ayant constaté lui-même que ce caractère -Qtiait le même rôle idéographique que le bras armé ' — J. „oO» ^ sommes plus étonné de le voir transcrit par Nekkt qooiq""' P""* *s 1'" initial ; il pourrait tout aussi bien se passer du ( final dans une autre variante, sans que l'écriture ^gsàt d'être régulière.
Il «»' évident que c'est par le même principe qu'il faut expliq™"' les variantes du groupe démotique (n» 35) mm (, „ère (Brugsch, p. n) ^'m initial est ordinairement retranché. Si le groupe était alphabétique, concevrait-on que l'on eût retranché Vm jniti^, („. 35) ^^r laisser seulement subsister une voyelle? Quoique devenu très différent du ,igne hiératique correspondant (n» Mbis). le signe (n S 6's) n en suffit pas nroin presque partout, pour expniner i lui seul le mot mau t; l'on y ajoute cependant quelquefois une m (n» 36) initiale pour plus de clarté. ,
Il faut encore applfquer les principes du sem,-pAo^tisme pour comprendre quelque chose au. ^"f^^^ riantes du mot démotique (n" 37) qui oorrespond au W» hiéroglyphique l. earactére principal du mot J "/r ■
r»ec:"n;p^êr:ir ^ ™'rrr p-»-^--' !-::cé''-^i:^is.r^r£!,^-/:r
hiéroglyphique l. caractère principal du mot ] beau. bon. On sait que ee mot est conservé en .
"""?'a o'?r^"° "'^«■'. ^ sTus la forme P^ ab avec la perte ordinair,» j „ b„.i» Young a ce caractère, mais^tnl ' ' • v„h™er le POupe, ni le 1" eiiactement (voy v' ° * =" "' "f'"»" ^3 et S-D- Non» I»"' » "y- Young, flidron.P-"
Je ne dois pas abandonner ce groupe sans remarquer que ridée réside dans le premier caractère (pi. 95, 49 bis) ; le second n'est qu'une sigle d'attention, une espèce de déterminatif dont il faudra, en son lieu, examiner la nature et les fonctions. Sa présence n'est pas nécessaire, mais elle est extrêmement utile, puisqu'elle empêche de confondre le mot nou/i avec la djandja (pi. 95, 50) dont la figure est presque exactement semblable. La forme de ce signe d'attention est souvent très négligée et se réduit quelquefois à une petite barre ; dans le texte de Rosette (n** 51), on le confondrait facilement avec le /> de Tarticle masculin (n° 52).
Nous trouverons d'autres caractères mixtes dans le cours de cette discussion, et leurs variantes orthographiques s'expliqueront d'elles-mêmes en recourant à ces principes, que je n'ai pas craint d'exposer un peu longuement à cause de leur importance.
Dans les caractères syllabiques qu'employait l'écriture sacrée, les uns paraissent complètement phonétiques, c'està-dire indépendants de toute idée. Ainsi, le signe ^""^ men sert à écrire des mots qui n'ont entre eux que des rapports de consonances ou du moins entre lesquels nous n'apercevons plus aucune liaison étymologique. D'autres, comme
£o, 2!?^>f<^^> visage, servaient de préférence à rendre les
idées qui avaient avec ces hiéroglyphes des rapports plus évidents, sans être néanmoins complètement bannis de tous les autres mots. M. Lepsius a donné à quelques-uns de ces caractères le nom fort juste de conditionnellement phonétiques. Nous retrouvons, dans le démotique, des caractères dont la nature est exactement semblable. M. Brugsch, ayant constaté par le déchiffrement du nom propre Ta-nofre-ho
ci^K\ T ^ sur la stèle bilingue du British Muséum, que le groupe dêmotique (pi. 96, n® 53) était l'équivalent de face, visage, est conduit à retrouver avec certitude la préposition si usitée , égale aux mots ji, «£P«^» sw^> vers, etc. (voy.
LETTRE A M. DB SAULCY
-4fvin. Dans Péténéphôtès, nous connais-
^rtiioe final (a" 45) ; il se Ut otp, et, avec
sons ègalemetï* '^ ^^o 46), il compose un autre nom propre
le nom d'An*<'"'* grec 'At«v^6Tic (Grey's Antigraph. B,
(n° 47) transcrit f*^ pi. 34). Il est impossible de mécon-
1. 5, fiieroglyp^^^^ '^fée'^^' ^f-P- L'oreille impérieuse des
naître ici la finale ^ g les transcriptions en élidant une des
Grecs l'arrangeait ^^^/làthès et Aménôphis ne sont qu'un
consonnes ; ainsi, -^ ji ménôtp. Le commencement et la fin
même nom égyptî^**' * connus, pete... ôtcs, il faut que le
de ^Éténépkôiès é*^** ^époi^de â nef. L'idée bon était donc
6i]fupe intermédiai^^j- fl0^fi nov^x, et non par le niot n^jtc,
'■enduo par \q jX>^ lisscb, qui transcrit ce nom propre,
peienj" '*" ""* ^- ^ V^ ">' " ««* évident qu'il fallait
pe(e-neA°!^ ^^nigs-^^^^Tfois comprendre pourquoi M. Bnigsch
a été cl ^ïaisf ^ rf.*-***' '"^'Sfé la syllabe ne/contenue
dans le'r^^'®'" 'e nil?* ^^ténéphôtès. En effet, le groupe dé-
•nofiqug '^''^ P^opr^ tf^^ souvent enricbi d'un n initial
^"PpJéinen? P^^^enf;'^ ^ ^^^- ^"® lettre, inexplicable pour
^ Brun- '''e fn] ^^ AfifUÏ'^"^ pour nous, du moment que
"ousav^'^''- ^st trÀ.^ f^^iewc mia-te de notre caractère dé-
°'*""ïue p.-'^^'^Oii I^* *-^P*^^ qu'affecte le mot noufé dans
^"ers enrt ^^* i'n ^ ^^^ à^ Rosette. On trouve dès la pre-
'"^"^'^ /io. '^•ts ri '1^ ^*^/voy- pi- 95. n" 49), /msani 6o«nc
.«'Je „. "« t^">« <■ — «r. r^«r. ^;,.. ri .-... A..ft...'. 1 1
«^..„,, - hoQ," "o"^.»
"'^tteJoi
,., . da"* 1* composition, comme Amende
'""'"' <^4o '^'iQ t ,^=' '^^e fl"'"^ ^^^^ Harouèris. etc. On observe
'^'o'deJ* ^/„,''*cté rt X* ,- **rtsl**8rand8mota composésdelalangue
^«-Ple, ^.3^. ^?<^Oo^^'J^^/»4^*'^. -^ ^f^ pOUB annonçait uo oom divin. Eneffet.
^^<°. bq ^/ ^''e i^'-^^fO]^*^ /^^'^ /ïO/reoip, est l'épithète favorite du dieu
a /ay°*' '^'"Ce;, '^'^S; ^, **""''aï "^^ ^^^^"^^^ ^ynonyme de /»é(écAons«. M. Lelronne
pfopre7'^'»-f^f^^^r:i, ^^^n J ,^^^ «^ecs<« plaisaient àcompoaer leow noms
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son type antique 11 Tétait sans contestation. Je pense, Monsieur, que, ceci reconnu, on comprendra facilement les deux variantes que vous avez signalées, page 210 de votre Analyse (n° 57 ter), et dont la forme s'éloigne sensiblement du type. C'est, à mon avis, une liaison composée de la partie supérieure du caractère (n° 57) sen et d'un n de la forme ordinaire (n® 58). Ainsi, dans ce cas, les deux lettres sont
représentées, comme en hiéroglyphes, lorsqu'on écrit \ au lieu de 11 .
Vous avez examiné. Monsieur, dans la Revue archéologique (octobre 1845), les nombreuses variantes du titre Épipkane, et vous avez montré les difficultés qui s'y réunissent. J'en essayerai une analyse plus complète en traitant des déterminatijs démotiques, mais je puis montrer ici que le principal caractère (n° 58 bis) est syllabique. C'est certainement à tort que M. Brugsch le transcrit pour une ou deux voyelles. Considéré comme symbole de lieu, d'habitation, le type citd, auquel il est entièrement conforme, a pu, en effet, se prononcer éi, ty, ma, etc., et surtout ne pas se prononcer du tout lorsqu'il est employé en qualité de déterminatif ; mais le caractère démotique (n° 58 bis) sert à deux usages très distincts qui lui viennent de crz3 en ligne directe. En tant que caractères phonétiques, l'un et l'autre valaient hr. Vous avez bien montré que le nom de la deuxième tétraménie démotique (n° 59) devait se prononcer Are, comme dans Vidiome sacré ï^^. Les déterminatifs hiéroglyphiques avaient fait voir à Champollion que cette expression signifiait 6/é, ^/ro/ne/j^ en particulier, et nourriture, denrées en général ' , en copte ^pc. Vous avez en même temps (voy. Texte démotique de Rosette, p. 22) vérifié une précieuse indication de Champollion, à savoir que ce même groupe démotique (n* 59) servait six fois à exprimer les idées blé et denrées dans le cours du décret de Rosette. La