‹ Œuvres diversesChapitre 35 sur 218 · TE B1K1^«A.NUEL DE ROUGÉ · texte numérisé non relu

TE B1K1^«A.NUEL DE ROUGÉ

.^istres que dans xixi oa.s ^vissî particulier, il y avait peu

J. ^convénienls i^ faire fléoliir la règle. Aussi bien ne pou-

' i*-^\Pas y avoir cette réunion de plusieurs salaires sur

même homme que le législateur avait désiré éviter :

^!^f^ nSî*^™^^* *^ conseiller d'État étant supérieur aux

ijOj'JOOO îrancs qui marqviîiient la limite du cumul autorisé,

^^1. de Rougè no toncYierait pas les 7.000 francs en quoi

^ /)nsistait alors le traitement des professeurs au Collège de i^y^ r^^^^* L'assemblée, certaine que rien ne s'opposerait à ses .^^olvitions, présenta, le 8 janvier 1860, E. de Rougé en pre- ^^^^ ^^f^^ par qninze voix contre un bulletin blanc, puis ^/^^\Xûfô\ aie Vres\e en seconde ligne, par dix voix contre quatre a^iaury et trois bulletins blancs. L'Académie confirma ces c\\oix i Vunanîmité le 27 janvier suivant'. Les deux grands corps savants maintenaient Tancienne désignation, Chaire d! Archéologie générale, mais, pour éviter tout malentendu èkTavenir, M. de Rougé les pria de demander officieusement au Ministre de l'Instruction publique le changement de ce titre décevant en un titre mieux approprié à la nature de son enseignement. M. Rouland admit les raisons et, le 8 février 1860, deux décrets furent signés, dont le premier transformait la Chaire d'Archéologie générale en Chaire de Philologie et d'Archéolof/ie égyptiennes, et dont le second nommait M. de Rougé titulaire de la chaire transformée'.

1. Comptes rendus de tWcadùmio des Inscriptions et Brllns-Leitrcs, 1" série, 1860, t. IV, p. 12.

2. Maspero, La Chaire d'Èguptolofjie au Collège de France, p. 22-25. J'ignore quelles raisons Chabas avait de croire qne son a Analyse de o l'Inscription d'Ibsamhoul^ en mettant à nu Tinanité des leçons con- 0 temporaines au Collège de France, a été la cause déterminante du 9 décret du 8 février 18()0, qui a changé le titre de la chaire de Cham- 0 pollion » (Lettre à M. Baroche, ministre de la justice, en date du 11 août 1864, citée dans Ph. Virey, François-Joseph Chabot, p. Lxiij. 11 résulte des renseignements que j'ai recueillis auprès des survivants de cette époque, que les choses se passèrent ainsi que je les ai racontées dans le texte.

LX NOTICE BIOGRAPHIQUE

n ouvrit son cours le 19 airril suivant, et sa leçon de début le révéla aussi bon professeur qu'on le savait clair écrivain \ n raconta dans la première partie l'histoire de Tégyptologie depuis les débuts; comment Champollion avait déchiffré les hiéroglyphes et comment, appelé au Collège, il était mort presque sans avoir enseigné. Il passa ensuite en revue ce que chacun de ses prédécesseurs avait fait depuis la mort dumaitre. « Letronne n'était pas orientaliste, etll connaissait trop bien » les conditions nécessaires à un travail de conquête pour » essayer de continuer Champollion, mais on peut dire qu'il » tira de la science nouvelle tout le parti qu'on en pouvait » tirer sans être exercé soi-même à la lecture des hiérogly- » phes... » Parlant ensuite de Charles Lenormant, il déclarait regrettable que celui-ci « n'eût pas occupé immédia- » tement la chaire où Champollion n'avait pas pu nous » instruire; il eût sans doute employé à Tintelligence pro- » gressive des hiéroglyphes cette perspicacité, qu'il exerça » avec tant d'éclat dans d'autres parties de l'archéologie ». Et il rappelait ce que nous lui devons, la lecture du nom de Séti [•', « les vues larges et hardies qu'il énonça dans son » Introduction à V Histoire de l'ancienne Asie. C'était » comme une prise de possession, au nom de la science » nouvelle, de la place que les documents égyptiens allaient n revendiquer dans la première partie de l'histoire an- » cienne ». Il traçait ensuite le tableau des conquêtes accomplies en France et hors de Fnince par l'effort commun. Il indiquait les champs de recherches que la littérature, la

1. Elle a été pabliée in extenso au Moniteur Universel du 2 mai 1860, avec tirage à part sous le titre : Discours prononcé par M. le vicomte Enïnxanw*l de Rougè à Vourerturc du Cours d'Archéologie égyptienne au Collège de France, le 19 avril Î860, Paris, Panckoucke, 1860, in 8"*, 40 p. Au titre secondaire de la p. 1, la date de louverture est reportée au 9 avril, et Wallon (Notice historique sur la vie et 1rs travaux de A/, le vicomte Emmanuel de Rougè, p. 45) la fixe au 15 avril : elle eut lieu réellement le 19, ainsi que le porte le titre du discours.

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