DU VICOMTE EMMANUEL DE ROUGÉ XCV
y trouve du poème de Pentaour : il dégagea à ses frais une partie du pylône qui contenait le texte, malgré les objections de Mariette, et s'il ne le déblaya pas entièrement, c'est qu'il en fut empêché par la présence en cet endroit d'une grosse maison que le propriétaire refusa de lui céder \ Du moins put-il sauver ce qui lui tenait le plus au cœur, les lignes qui contenaient les parties manquantes du début : (( en » complétant l'un par l'autre les débris conservés à Karnak » et à Louqsor, on peut affirmer que l'œuvre du poète » égyptien, qui avait été ainsi jugée digne d'être inscrite u sur les plus beaux temples de Thèbes, nous sera rendue » presque en totalité • ». Il aurait souhaité également opérer (|uelques sondages à Drah abou'l Neggah, au voisinage de la tombe d'Antouf, afin d'y retrouver les Pharaons de la XI* et de la XIII^ dynastie qui sont mentionnés au Papyrus Abbott ; par malheur, Mariette ne put lui fournir les ouvriers nécessaires et son projet en resta là*. Il dut se contenter des monuments mis précédemment au jour sur le site par Vassalli : a Nous avons pu étudier, dans le champ funéj) raire de cette dynastie, un obélisque nouveau et voir une » stèle encore en place devant la pyramide écroulée, tom- » beau du rçi Antef. Ce prince, grand chasseur à ce qu'il » parait, s'était fait représenter environné de ses chiens fa- » voris, dont il a même voulu nous conserver les noms et » nous dire les qualités*. » La Vallée des Rois aurait pu lui fournir des compléments heureux aux copies de ChampoUion, mais il n'entrait pas dans son programme de l'explorer : il l'abandonna à Wescher qui y facsimila les graffites grecs épars dans les tombes, et il reporta son attention sur Médinet-Habou. Les fouilles n'y étaient pas terminées; néanmoins, dit-il, « j'ai pu copier ou avoir par la photo-