DU VICOMTE EMMANUEL DE ROUGÉ CXV
nasties ne lui fournissent guère encore que des noms, — il était réservé à une génération postérieure d'en retrouver les monuments, — mais du moins ces noms sont rangés dans Tordre de succession des règnes et c'est au plus si la place de deux ou trois souverains demeure indécise. Avec lavènement de la IV« dynastie, tout change, et ce ne sont plus les seuls Pharaons, c'est leur famille, leur cour, leur administration, leur peuple entier qui sortent des tombeaux; Snefrou d'abord, puis Chéops, Chéphren, Mycérinus défilent devant nous et les rois pacifiques de la V* dynastie, et les conquérants de la VP. Où nous ne possédions la veille qu'un pêle-mêle de cartouches et quelques traditions romanesques recueillies tardivement par les écrivains classiques, nous avons maintenant une série de personnages réels et de faits bien enchaînés, quelquefois même des pages entières de mémoires contemporains, tels que la biographie d'un certain Ouni, né sous Ounas ou sous Téti au plus tard, et qui servit glorieusement Papi P' et Métésouphis. L'Académie s'étonna d'apprendre que cette Egypte qui, de loin, lui était apparue jusqu'alors calme et pacifique, était secouée par des révolutions de palais et s'adonnait déjà à la guerre ; elle avait des flottes, elle levait des armées nombreuses, et, tandis qu'elle réprimait d'un côté les pillages des tribus nubiennes, de l'autre elle dirigeait des razzias contre les pays qui furent plus tard la Palestine. La discussion des textes et le récit s'arrêtaient à l'avènement de la VII® dynastie, et Rougé s'excusait, en terminant, de n'avoir pas épuisé entièrement son sujet : « Ce serait, disait-il, mal apprécier nos richesses que d'en » faire seulement un usage sommaire. La vie civile et poli- » tique, l'art et la religion, en un mot toutes les manifes- 1) tations de la vie chez une grande nation, ont laissé sur ces » monuments des traces éclatantes ; elles méritent à leur » tour d'occuper ces heures bénies que remplit et féconde 0 l'ardente recherche du vrai. Je diffère néanmoins cette
CXVl NOTICE BIOGRAPHIQUE
» publicatioD plus attraTsote: je voudrais, dans un second « mémoire, ameoer les séries pharaoniques jusqu'à la cou- » pure profonde que marque dans l'histoire l'invasion des n Pasteurs. H sera temps alors de nous recueillir et de chei^ i> cher à Bxer les principaux traits de la physionomie du n peuple égyptien, avant qu'elle ait pu s'altérer, soit par le D mélange qu'amenèrent les invasions, soit par la voie plus » séduisante des guerres extérieures et des conquêtes long- i
0 temps conservées'. » \
11 ne lui (ut pas donné d'aller jusque-là et la difficulté 1
de se procurer les tonds nécessaires à la publication des testes Pédui-it à néant presque tous ses projets. La lenteur de:4 impressions académiques retarda jusqu'en 1866 Ur parition de ses Rcclierclies ; I'A(6um photograpluqM 4e sa mission ne put paraître, en 1865, que grtce à la borne volonté de M. de Banville, encore le P"^ *'"* fT'',, fallut le vendre l'empècha-t-il de devenir aussi populaire quiV aurait mérité de l'être-. M de Banvi"* »'"' '"' ""P™""" do son argent, et tout ce qu'il avait pu *'™'' ^" '*'°'™;!* de l'Instruction publique, c'était une souscription a un p«.vt
nombre d'exemplaires suffisante à P»»'' 1"" ,T'!i'I -*' plus grosfrais-, Rougé, en prïïl„t Vouvn>gcàVAcadèn^.e indiqua la situaUon en a.,^l„ „ts et, •aP'*' "<>" ^'""
le dévouement de son ieunlT?, Tra ««. « ■«* ^«'^ "« difflcultés techniqurque c!, "'""'^ ^t rencontrées peixdant son voyage'. AjouW pou 'r"."' r que sa reconnaissance ne se borna pas tout enHè4TuTbeïl^^ f"°""' '
. E. de Rongé, aoohcck,. «fM l"'"" f"' "-'"i'"''
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