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SUR LA POÉTIQUE D'ARISTOTE

(i) Page i8i.

Le Dithyrambe chez les Grecs ëtait une sorte de poësîe ev^ rhonnear de Bacchus ( ce poèmp lyrique , appartenait au mode Phrygien ). Ce nom dérive du surnom de Bacchus , qui retiré du seiu de Semélë , fut renfermé plusieurs mois dans la cuisse de Jupiter. Dithyrambogène , Dithyrambus ( né deux fois ) de

*'f deux fois ; et ^v^* porte. — Quod bis per porlum ascen-' disseU Cet Hymne respirait le délire et se chantait dans Ti- Tresse. Le désordre des idées et la hardiesse des expressions ^ 9'j faisaient remarquer. Horace, en parlant de Pindare> a dit:

« Per audaces nova Dithyrambos

» Verba devolvit^ numerisque fertur

» Lege solutis, »

Le Dithyrambe fut ensuite consacré a tous les dxeux% Dans^ les temps modernes , les Italiens , dont la langue sert k merveille l'imagination singeresse €t imitatrice ^ ont excellé dan» cette poësie ; on cite en Italie un Dithyrambe sur Bficchus > Iout-à>fait dans la miinière antique ; ainsi qu'un chœur des ISacchanteSy d'Ange Politien y dans la fable d'Orphée; £a France Ronsard , dont la Muse parlak presque grec , s'est aussi, exercé dans la Poësie Dithyrambique. Chenier et La Harpe ont composé de forts beaux Dithyrambes, Ceux de La Harpe ,. sur la mort de Foliaire et la liberté , excUèreat mèw» beaa?» coup d« brait*

( 230 ) (a) Page 181.

Sophron, poëte de Syracuse, est auteur des Mimes ^ ou re« présentations de la vie commune. Platon avait une telle prédilection pour cet ouvrage , qu*k ses derniers momens il le lisait encore ; à sa mort on l'a trouvé sous son chevet. Les Sj^ racusaines de Théocrite sont une imitation des Mimes.

Ant. Baïf (mort en iSSg), a pubKé des préceptes, des maximes et des proverbes moraux en un volume , sous le titre de Mimes et Enseignemens ,' etc., Paris , 1676, petit in-12 ; i58i in-18; i597 ^^ '^199 in-8^. Ce petit ouvrage, peu connu aujourd'hui , assez piquant , est fort rare. Baïf a aussi traduit en vers Sophocle et Flaute. Il était de l'école de Ronsard.

(3) Page 182.

Xénarque était un poëte comique de TAtlique.

(4) Page 18a. /

Empédocle , d'Agrigente , en Sicile , était on philosophe Pj'ihagoricîen , historien et poëte. Il se montra toujours le zélé défenseur de la liberté. On lui ofFcit la souveraineté, et il la refusa. Quoi(|ue Ton ait prétendu qu'il se soit précipité dans le grand cratère de l'Etna , Topinion la plus générale est qu'il tomba dans la mer, dans un âge fort avancé^- (vers Tan 44^ avant' J.-C). Ses vers étaient chantés aux jeux Olympiques avec ceux d'Homère.

(5) Page 182.

Chérémon, poëte tragique d'Athène. Il vivait du temps de Phih'ppe , roi de Macédoine.

(6) Page 182.

Les Nomes fêtaient des chants fixés par des règles et consacrés aux dieux ; ce mot signifiait aussi une loi , en Épjpte c'était le nom d'un gouvernement. De ce nom est dérivé nomenclateur, nomenclature , nomie , etc. , etc. Avant récriture on mettait les lois en musique j dès lors, les premiers chant*

(aSi )

qui saccédërent, prirent ce .nom. ( Voyez les prohîétnes d*Aristote , et Plutarque 4a ns ses opuscules ; de la musique , etc*)

(y) Page i83.

Poiygnoie y natif cleThase y était un peintre cëlèbre. «Il fu€ le premier , dit Pline, qui s'ëcarta de la manière roide et monotone , avec laquelle les peintres de son temps rendaient les visages humains,: » avant lui on n'avait pas encore peint ane tête avec la bouche ouverte ; quelque fut le sentiment , on la passion qu'on voulait exprimer , nulle figure ne montrait les

dents. Il fut aussi le premier qui donna aux femmes dans

ses tableaux des robes transparentes et des mitres de différentes couleurs. Ses tableaux formaient une suite , qui représentait les principaux événemens de la guerre de Troje. On voulut récom| penser magnifiquement ce travail, il s'y refusa. Les Archontes ordonnèrent que dans toutes les villes où il passerait , il sérail logé et défrayé aux. dépens du trésor public. Il vivait vers l'an 4^3 , avant J.-C. Caylusê fait une mention particulière de Polygoote ^ dans ses ouvrages sur Tart de la peinture.

(8) Page i83.

Pauson y contemporain dePoIygnote, était aussi nn peintre célèbre. Né dans une condition misérable , il s'obstina k retracer la nature humaine dans cet état d'abjection. On Inî demanda un tableau représentant un cheval , qui se roule ; il le peignit courant. L'amateur se plaignit, n Retournez le ta^ bleau , lui dit Pauson , et le cheval qui court , roulera, » C'est par allusion à cette plaisanterie , que Ton comparait ses tableaux aux discours de Socrate , qui offraient souvent le contraire de ce qu'il voulait qu'on entendit. Combien d'orateurs

modernes, à Paris même , en font encore autant relativement

k ce quils pensent,

(9) Page i83.

Denys Peintre ancien , surnommé VAntropophage , parce qu'il ne peignait que des hommes; ce surnom ne prouve pas en faveur de son talent.

( aSa )

|ïo) Page i84.

Cléophon d'AlbëneSj était un poète tragique. Qaetqae» biographes l'ont confondu avec un Clëophon sacrifié au ressentiment des ennemis de la démocratie ; il ne fut pas même sifflé par eux. Athènes sous ce rapport ^ et sous beaucoup d'autres , valait mieux que Paris^

(u) Page i83.

Hégémon , était un poëte comique et un auteur renommé pour les parodies ; genre de spectacle qui plaisait beaucoup aussi aux Athéniens. Il sut , par son }eu> les distraire plusieurs instans de la peine qu'ils éprouvèrent en recevant la nouvelle d'un échec que leur troupes venaient d'essuyer en Sicile» De notre temps le maréchal de Saxe , qui avait une troupe de comédie à la suite de son armée , faisait toujours douuer Spectacle, la veille d'une bataille et le lendemain.

(12) Page i83.

Nicocharès ( voyez la note suivante )•

(i5) Page x83.

La Déliade , s'il faut en croire Castelvetro , était un poëme sur la poltronerie ; une parodie du sujet et du nom de VL* ïiade, Castelvetro , né à Modène en i5o5 , a publié des éclair* cissemens sur la poétique d'Âristote , première édition ^ Vienne ^ 1570. Dacier , qui a aussi traduit Aristote , traite fçrt - mal le commentateur et critique Castelvetro j plus spirituel qu'érudit. Selon M. Herman , la Déliade était un poëme satyrique contre les babitans de Délos , si souvent cités conune para' sites. Ce qu'il y a de certain , c'est qu'il a existé un poëte comique , nommé Nicocharès , auteur probablement de la Déliade , qui était contemporain d'Aristophane > et qui avait fait dix comédies ; son nom est dérivé de ^f^nj victoire | et de ^ciipîiv se réjouir.

(i4) Page i83.

Timoihée était un poëte de la moyenne comédie ; fort piett

èëlèbre ; Tîmotliée de Milet, poëte et mnsicîeii') excella dans la poésie Ijriqae et dithjrmabiqae.

(i5) Page i83.

Pkiloxène y de l'île de Gitlière , renommé particulièrement à cause de son goût pour les plaisirs de la table , ( il désirait avoir le col aussi long que celui des grues ) était Tun des poètes de la cour de Denys le tyran , qui faisait aussi des vers , mais comme un homme de qualité. Philoxène , dans la poésie dithyrambique, fatale rival de Xhimothée le lyrique, de Teleste et de Poljide. Il cultiva toutes les connaissances. Ayant séduit une jolie joueuse de flûte , il fut mis au cachot, et se vengea en poëte courageux de cette extrênle rigueur; il composa une pièce, intitulée Cjrclops , ohy sous le voile de raliégorie , il représenta sa mésaventure en j faisant paraître le tyran la joueuse de flûte, et lui-même, sous les noms de Poljrphème , de Galatkée et à^ Ulysse; Denys , poëte, comme nous Tavons dit, et comme Néron Ta été depuis, l'ayant consulté sur ses productions, Philoxène aima mieux retourner en prison que de louer ses vers. — Il eût peut être été obligé d'y retourner lors même que le tyran n'eût pas été versificateur? Le goût des vers n'influe pas. toujours sur le cœur. C'est qu'alors il est certain qu'on n'a pas de génie ! Piron fait dire à son métromane :

« La sensibilité fait tout notre génie* »

(i6) tage 184.

Aristophane qui se rendit si redoutable par ses comédies «' avait composé 54 pièces^ dont il n'est resté que onze , Plutus^ les Oiseaux^ (contre les Dieux et les Déesses), les Nuées (contre Socrate)^ les Grenouilles , les Chevaliers , les Arca^ niens , les Guêpes, (imitées par Racine ^ dans ses Plaideurs) ^ la Paix ^ les Harangueuses y les Femmes au Sénat et LysiS' trate (mis au théâtre de l'opéra comique , an 1802 , par M. Hoffman, ) Aristophane joua non -seulement Socrate et Euripide ^ mais aussi les chefs de la République. Sauf lui , il n'épargna personne , pas même sa famille. On lui dispu«

tait un jour sa qualité de citoyen d'Âthènea^ il répondit pat ces deux vers parodiés d'Homère.

K Je suis fils de Philippe , k ce que dit ma mère ,

» Pour moi, je n'en sais rien. Dieu sait quel est son père? »

Plutarque le met au-dessous de Ménandre, ^

(17) Page 184.

Epicharmus , Epichârme , né en Sicile ; ce fut lui qui introduisit la comédie k Syracuse, sous le rè^ne d'Hiéron P'. ; fes pièces ont été imitées par Plaute. Il disait que les dieux nous vendent tous les biens pour -du travail. Sa maxime favorite était .- soyez sobre, et souvenez-vous de ne pas croire , c'est le nerf de la raison,

(18) Page 184.

Ckionide, ou Cbion , nom donné à un poêle tragique dont les ouvrages étaient de glace. ( v/wî neige.)

C19) Page 184.

Magnes f qui vivait du temps de Périclès, avait composé neuf comédies et remporté le prix deux fois.... Ce furent ses faoéties seules qui lui méritèrent des succès : devenu plus sage dans ses compositions , on le sifQa Les anciens valaientils mieux que nous? Ou valons-nous mieux que les anciens?

(20) Page i85. ^

Le Margitès , poëme d'Homère dirigé contre les femmes, n'est pas venu jusqu'à nous.

(ai) Page 186.

Eschyle ( voyez les notes de la poétique d'Horace ). U nd nous reste de ce poëte célèbre, que sept tragédies : Promethée, les sept chefs devant Thébes , les Perses, Jgamemnon^ les£^ménides, les Suppliantes , et les Cœphores,

{9.1) Page. i86.

Sophocle f sur aommé X Abeille et la Sirèa« do TAtliquc^

fît reprësènter cent vingt-trois tragédies, et fut couronne ^5 fois ; son dernier triomphe fut si grand qu'il faillit en mourir de joie. Il ne nous reste que sept pièces de lui ; jéjoar , Electre jintigône , (on prétend qu'elle produisit un jour sur lui-même , un si grand effet > qu'il expira après l'avoir lue. ) Le* Tràchiniennes , Philoctète , (mis avec succès au théâtre français par La Harpe ),* O^^i/ie .roi j et OEdipe à Colonne. (Chénier*a traduit en vers ^ ces deux dernièreaMragédies » presque littéralement, et avec beaucoup de bonheur; ces traductions sont encore inédites). On sait que les fils de Sophocle voulant le faire interdire, comme incapable de régir s«s biens , son unique défense ( difense sublime ! ) fut de montrer aux juges son OEdipe, qu'il venait d'achever.... Il edt pour rivaux Eschile et Euripide , qu'il vainquit tonjours» ( Vojez Quintiilen^ li\re lo, chapitre i). Ses triomphes ont fait dire a Boileau ( art poétique^ chant III. ) ^

.« Sophocle en^n , donnant l'essor a son génie , » Accrut encor la pompe , augmenta l'harmonie \ » Intéressa le cœur dans toute l'action , » Des vers trop raboteux polit l'expression , » Lui donna chez les Grecs cette hauteur divine 3) Où jamais n'atteignit la faiblesse latine ».

(23) Page 187.

Phormis ou Phormns> de Syracuse, était un poêle comique , qui avait fait sept comédies. Il vécût sous (irélon et sous Hiéron , dont il sut fixer les faveurs. Le premier lui confia l'éducation de ses enfans.

Craies y Chratinus, ou Cratinns, était un poëte comique ^ qui le' premier introduisit à Athènes , les pièces satyriques , Suidas dit qu'il avait composé 21 comédies, dans lesquelles il n'épargnait personne. Il se plaisait sur-tout à peindre les rices et les ridicules des grands. Ses satyres étaient très spirituelles et ses cafractères saillans.

(q5) Page i88.

La Mélopée. DécTamatîon notée des anciens >.' art de corn* poser la moduTatiofi.

(a6) Page tS^.

Zeuxis, dont la célébrité est sî grande , était élève d'« pollodore. Il porta plus loin que son' maître l'art ila colons et da c1air-x>b5car , ( qui , avec le dessin d'abord , constituent l'art de. la peinture). Zeuiis avait peint une Hélène, qu'il fie faisait voir que pour de l'argent. Le Grecs donnèreot k cette figure le nom de courtisanne ( er^ip z )• Les Grès neplaisantaient pas toujours, tout le monde sait qu'ils se battirent à outrance pour VHélène de Troie,

(a;) Page iga.

La Clepsydre j cbjez les anciens-, était un vase^ disposé de manière à mesurer le temps avec de l'eau. (Nous entendons par Cfepsjrdre une machine dont Veau est le moteur ). Dans les tribunaux, en Grèce, le demandeur et le défendeur avaient chacun devant eux une clepsydre r qui contenait une égale quantité d'eau ; un c^cier, nommé à cet efiet , était chargé de veiller à ce qu'on ne commit aucune supercherie > et que les parties ne parlassent pas plus long-temps l'une que l'autre , et selon la durée de l'écoulement proportionné de Teau. Delà l'ancien proverbe, rapporté par Démosthène dans son plaidoyer sur la couronne. Chez les Modernes on esl obligé de dire aux avocats de se taire , et plus d'une fois..

Agathon , poêle tragique et comique > est cité par Âthenée,. qui nous a conservé quelque firagmens de ses poésies. Il fut aussi chanteur et musicien. Ou rapporte que ses actions valaient mieux que ses pièces. Il était disciple de Socrate.

(29) Page 197. .

Le Prologue, C'est ce qui répondait chez les anciens ^ notre premier acte , oii le su^et s'expose , où Ton fait con-

naître les prîaeîpanz «eteurs , leurs mœurs > leurs pensées l leurs intérêts*

Le iChœur était composé au moins de quinze personnes > hommes , femmes , vieillards y etc. , représentant l'assemblée » témoin de l'action scénique ; sept d'an côté y sept de l'autre, €t le coiyphée ou chantre principal , qui se plaçait sur le théâtre de diverses manières , selon les cas et le besoin.

Le chœur arrivait après le Prologue , et l'action commençait. Il chantait des morceaux . Ij^riques en entrant , puis à trois reprises différentes ^ qui servaient d'intermèdes aux actes oa épisodes ; et aussitôt après la catastrophe , il se retirait.

Parodos était la première entrée , ou le premier chant da chœur. Stasimon (la station) était léchant du chœur restant en place. Commoi étaient les gëraissemens ou complaintes du chœur, lorsque la catastrophe était arrivée. ( Note extraite des traductions des poétiques û!Aristotey d'Horace et de Fida, par le Batteux).

(3o) Page 197.

L'anapeste composé de deux svllabes brèves et d'une longue ^ comme Jacies , et le trochée, composé d'une brève et d'une longue , comme iempla , sont deux pieds dont le mouvement est très-vif et très-marqué. C'est le contraire du spondée, composé de deux longues , urbes* C'est pour cela que \t% anciens appellaient instabiles les anapestes et les trochées , et stabiles les spondées. On a remarqué que la langue française a peu de dactyles et beaucoup d'anapeste.

(3i) Page 199.

Euripide est né k Salamine l'an 4^0 , avant J. G. à l'époque de la destruction de la flotte de Xercès. Ce célèbre poëte tragique , fut disciple de Prodicus pour l'éloquence , de Socrate pour la morale , et d'Anaxagore pour la physique. Il composa ^5 tragédies, dont il n'est venu jusqu'à nous que 19*

lies Phéniciens , Oreste , Méiée > Andromaque ( qui eût ua

SQCcès si prodigieux > que l'enthousiasme des spectatenvs alla jusqu^à la folie ) Ipkigénie en Taurîde , les Troades , Electre, Hercule, (dont Legouvé a laissé une belle traduction en vers ; elle est inédite ) , Hippolyte , Hécube ( ces deux dernières tragédies sur-tout sont sublimes.) Euripide est moins élevé que Sophocle , mais il est supérieur à Eachile II excelle sur- tout dans l'amour passionné. Un a fait k Crébillon rhouneur de le comparer à Euripide, Après la défaite de INicias , en Sicile , les Athéniens vaincus rachetèrent leur liberté en récitant des vers ^Euripide* JMotre Divin Racine est digne d'un tel triomphe !....

P^ ) Page Q04.

Carcinus , d'Agrigente , fut aussi un poëte dramatique ; il avait composé quatre-vingt-dix-huit pièces , mais Tobscurité énigmatique de son style était telle , qu'elle est devenue proverbiale.

(33) Page 204.

Dicéogcne , ce poëte , d'Alhénes , avait composé des tragédies et des dithyrambes.

(34) Page ao5.

Théodecte, Athénien , est cité par Gicéron comme ua orateur distingué ; il suivit aussi avec succès la carrière du théâtre , et l'on parlait de sa mémoire comme, d'une chose extraordinaire ; en effet, il lui suffisait d'entendre une seule Ibis la lecture d'un' poème, pour le retenir en entier. Il mil en vers tous les préceptes de la rhétorique d^Jlristote, qui lui avait dédié son ouvrage.

(35) Page Q09. %

ProtagoraSy d'Abdère. Philosophe sophiste. Démocrite l'ayant tencontré chargé de fagots , (arraiigés dans un certain ordre géométrique, qui les mettait parfaitement en équilibre ) conçut une idée avantageuse de son esprit. Le génie observateur de Démocrite fut cette fois en défaut ,. à-peu-près du moins; Protagoras manifesta des principes anli:religieux qui ie firent

chasser d'Athènes. Son esprit était plutôt subtil que pro>* fond. Il enseignait l'art de plaider et de gagner les mauvaises causes , ce qui devait lui rapporter beaucoup d'argent , et il faisait payer toutes ses leçons , même de morale ; ce qui était sans exemple à cette époque.

(36) Page 21 5.

Voici Téàigme tout entier rapporté par Albénée : ^vîp Uoo» TTvfiï ^ot/\.Kûv kii obvept JtoAAi;(râftyr« ,

« J^ai vu un homme qui collait. sur un autre homme de Taî* » rain avec du feu , et qui le collait si bien , que le sang s> coulait dans l'airain comme dans Thomme ».

C'est la ventouse qui dans ce temps-là était d'airain.

{37) Page 2-27.

Callipide , acteur tragique , se «distingua par sa diction , a l'époque la plus brillante du théâtre grec ; mais il corrompit le premier la déclamation par des gestes d'une expression exagérée. On lui reprochait la même présomption dont on accuse encore aujourd'hui les acteurs de telle capitale' et même des villes de provinces; sans parler des acteurs bourgeois qui sont hors ligne.

(38) Page 224.

« JJfes flûtes des Clairons lu voix se fait entendre , etc. »

Il y a ici dans le texte grec une lacune que le traducteur a remplie.

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