‹ Œuvres diversesChapitre 100 sur 460 · De Ilubner, A tracei-s l'Empire britannique, I, p · texte numérisé non relu

De Ilubner, A tracei-s l'Empire britannique, I, p

Dès l'Ancien Empire, on voit le grand Sphinx adoré sous le nom d'Harkhouti, ou Armachis, le dieu solaire \ C'est là un lion solaire {ma signifie lion ou chat et clarté), comme le couple de Shou et Tefnou-t, comme Ra dit à Héliopolis le grand chat* ou le grand lion dans son disque à Edfou% et comme la déesse léontoccphale du feu, Sekhet, dont les statues semblent servir de sphinx dans les cours et les couloirs du temple de Moût, à Thèbes; mais il serait possible aussi que le monument de Gizéh n'eût été d'abord qu'un roi, comme les autres sphinx, car il porte l'urseus royal au front. Il aurait dans ce cas été divinisé en raison de son développement colossal, ou, suivant l'expression égyptienne, de la grandeur de ses esprits, du saint effroi qu'il inspire, de sa face qui se pose {our-ba, ser sheft-ou, khent-her-ef*) : requiescens accubuisti ut leo\ D'ailleurs, le Pharaon était fils du Soleil et dieu, ce qui est peut-être l'origine du sphinx à tête d'épervier, c'est-à-dire de dieu, qu'on voit dans certains tableaux.

La divinisation ou la divinité du grand Sphinx n'avait point modifié son rôle de sphinx, car on le représentait d'ordinaire sur une porte ou un édicule, comme le lion protecteur, par exemple sur la stèle de Khoufou et sur celle de Thotmès IV. L'impression qu'on reçoit à la vue du sphinx est bien celle d'un gardien. A côté de lui se dressait une gigantesque statue d'Osiris dont une inscription grecque le dit gardien\ et, dans l'ouvrage de MM. Perrot et Chipiez, il est appelé métaphoriquement l'éternel gardien du vaste cimetière que dominent les Pyramides \

1. E. de Rougé, Mémoire sur les six preniièfes dj/naslies, p. 47-49.

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