Perrot et Chipiez, I, Egypte, p
Analogues aux colosses d'oiseaux androcéphales placés à la porte d'une ville héthéenne en Ptérie', les grands taureaux ailés et à tête humaine de l'Assyrie n'étaient pas autre chose non plus que des sentinelles et des portiers' : Que le taureau sculpté, le protecteur et le dieu qui veille jour et nuit (sur ces murs) y reste jusqu'à ce que ses pieds sert éloignent (Fastes de Sargon'). En outre leur tête, comme en Egypte, paraît avoir été celle du roi régnant \
Il n'y a pas à raffiner beaucoup sur ces représentations, comme on l'a fait trop souvent pour les sphinx, depuis la Commission d'Egypte' jusqu'à nos jours. Que ce soit en Egypte, dans l'Inde, au Japon ou à Rome, il s'agit toujours de préposer à un édifice quelque animal ou quelque monstre qui le défende. « A côté du hall, dit M. de Hubner en par- » lant d'une pagode de Vishnou, se trouvent remisées les » statues colossales du lion, de l'oiseau, de l'escargot, etc., » toutes en cuivre doré. Leur aspect est fait pour inspirer » aux fidèles une terreur salutaire'. » Chez les Romains, on mettait devant les Lares prœstites un chien de pierre, parce que, remarque Ovide,
Pervifjilantcjue Lares, percigilantque canes'^ ;
on figurait sur les mosaïques le chien de garde, cave caneni\
Il est inutile d'insister ici sur la vogue qu'obtint le sphinx,
égyptien ou non, dans le monde oriental et occidental.