‹ Œuvres diversesChapitre 12 sur 460 · George Smith, Récit cJialdèen de la Genèsn, p · texte numérisé non relu

George Smith, Récit cJialdèen de la Genèsn, p

16 LE CHAM ET l'aDAM ÉGYPTIENS

comme Ta remarqué M. de Rougé\ et une nuance aussi légère, qui s'efface d'ailleurs à la basse époque, ne saurait empêcher l'assimilation. Aujourd'hui on nomme Meidoum l'ancienne ville de Mei-Tum "■=;=r. ^^p^=^Q.

On ne saurait non plus objecter que la racine étudiée n'a en égyptien qu'un des sens de l'hébreu qui signifiait « rou- )) gir, homme, sang, meurtre, terre ». D'une part, la perte de quelqu'un des sens d'une racine commune à deux langues est un fait trop fréquent pour qu'on s'y arrête. D'autre part il se pourrait bien que les mots égyptiens ùt, ùat, etc., (( argile, fléau, couleurs brillantes, émanation et filiation », fussent apparentés à la racine ùtem, car la chute de Vm est fréquenté à la fin des mots égyptiens : c'est ainsi qu'on trouve pour le nom du dieu Atum la forme archaïque àt (ls=3, au tombeau de Séti I®S et, dans les transcriptions grecques, Thou et Thoum pour le nom de la ville d'Atum'. At pour atem. dans les sens indiqués, n'aurait donc rien d'irrégulier.

Faudrait-il ici faire un pas de plus, et voir quelque chose de semblable à l'histoire d'Adam au paradis terrestre, dans une scène du monde infernal représentée sur un cercueil saïte du Louvre, celui de Penpii? Là, un personnage nu et ithyphallique, appelé le Maître des Aliments ou Neb-t'efa, se tient debout devant un serpent à deux jambes et à deux bras, qui lui offre un fruit rouge ou tout au moins un petit objet rond peint en rouge. Cette scène se retrouve en partie au tombeau de Ramsès VI ', où le Neb-t'efa est assimilé au Pharaon : sur les hypocéphales elle a pour analogue la présentation, par le serpent, d'un œil sacré à un personnage

1. E. de Rougé, CJirestomathic, fasc. I, p. 34; cf. Naville, The Store Citf/ oj Pithoni, p. 24.

Page 1