Naville, T/u- Store City of Pithoni, p. 5 et
3. ChampoUion, Notices, t. II, p. 23; cf. Recueil, t. V, p. 51.
LE CHAM ET i/aDAM ÉGYPTIENS 17
qui ressuscite' (soit que l'oeil sacré symbolise là la lumière, soit qu'il y figure l'idée d'ofïrande), toute otîrande pouvant recevoir le nom général d'œil d'Horus, i<ans doute à cause du pouvoir réconfortant de certains aliments, qu'on croyait dû au feu'. Sur une statue panthée, c'est-à-dire relativement récente, du Musée de Turin, c'est à Tum que le serpent apporte l'objet rond'.
Le serpent à deux jambes personnifie d'habitude soit l'antique^ déesse Rennu-t', soit, comme on le pense généralement% le dieu Naheb-ka ou Naheb-ka-u, une des formes du monde infernaP qui avait un sanctuaire à Héracléopolis' et dont la fête du l^"^ Toby', en rapport avec le couronnement des Pharaons '"et le culte des ancêtres^', était aussi recommandée pour manger dans les champs, avec des fruits dans les deux mains^^. Sur les hypocéphales le serpent est très visiblement mâle ; au sarcophage saite il a les bras peints en jaune, couleur féminine, et les jambes peintes en rouge, couleur masculine, ce qui laisse indécise la question de
1. Cf. de Horrack, Revue archêologir/ne, 1862, p. 123; Birch, Proceedinijs, 1884-1885, passim; et Leemans, Actes du 6" Conrjrùs International des Orientalistes, p. 121-123.
2. Cf. Platon, Tlnièe, et Le Page-Renouf, Transactions, t. VIII, 2, p. 223.