‹ Œuvres diversesChapitre 121 sur 460 · Doiihinâlcr, III, 78, et Champollion, Notices, I, p · texte numérisé non relu

Doiihinâlcr, III, 78, et Champollion, Notices, I, p

3. Perrot et Chipiez, I, Êtji/pte, p. 577-587; cf. Naville, Todtenbuch, II, pi. CXXXVI, A, v

exagération, que toute la décoration et tout le matériel d'un temple fussent particulièrement magiques : au contraire, il y avait des objets dont le rôle tutélaire était bien défini, mais les Égyptiens se plaisaient certainement à multiplier les phylactères. En tête figurait de droit « le » symbole vivant ou inanimé »' que renfermait le sanctuaire ou la bari du temple, et les historiens arabes ne s'y sont pas trompés, Makrizi, par exemple, lorsqu'il rapporte que le temple de Coptos avait pour génie une jeune fille noire tenant un enfant de même couleur' (Isis et Khem-Horus). Toutefois ce symbole était loin de suffire, car la moindre chapelle avait ses talismans : celle par exemple qui fut consacrée dans les temples à Ptolémée-Philadelphe d'après le Décret de Rosette, devait porter un certain nombre de phylactères d'or avec inscriptions'.

Des représentations destinées à protéger les temples en les décorant, la plus connue est celle du disque ailé, qu'on retrouve si souvent dans l'antiquité orientale. En Egypte, le disque ailé est flanqué d'ura^us, et a pour variante le scarabée ailé. Un texte d'Edfou dit que Thoth avait prescrit de sculpter (sur les portes) le disque et le scarabée pour symboliser Horus d'Edfou, et il ajoute : Si Horus cVEdfou, dieu grand, maître du ciel, est dans quelque temple du Sud et du Nord oit l'on a mis (ainsi) Armachis à sa place, les impies tombent j^enversés en chaque lieu où ils sont''. A Dendérah, le disque ailé est dit le gardien (ari), le protecteur (khou) du temple, comparé à la voûte céleste

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