‹ Œuvres diversesChapitre 122 sur 460 · Naville, Mythe d' Horus, XIX · texte numérisé non relu

Naville, Mythe d' Horus, XIX

d'où le soleil chasse les nuages'. Quant au scarabée ailé, voici ce qu'en dit le texte d'Edfou : Le scarabée ailé qui est sur le naos des dieux de la Haute et de la Basse Egypte, c'est Horus d'Edfou. Il est là pour renverser le monstre Apap, les impies, les ennemis, les ennemies, les rebelles, au début de leur marche, vivants ou morts k

Les deux urœus, cjui joints au disque représentaient les déesses Nekheb et Ouadjit devenues la double flamme solaire, servaient aussi d'épouvantail. Quand Horus prit la forme du disque ailé, // Jit Nekheb et Ouadjit avec lui en deux urœus, pour faire trembler les impies de (tous) leurs membres; leur cojur faiblit par peur de lui; ils ne se tinrent plus debout; ils moururent sur place ; et les dieux qui accompagnaient la barque d'Armachis dirent : Qu'il est gimnd ! Il s'est placé entre les deux urœus (Ouadjit), et il a renversé les ennemis par la peur qu'il leur a faite\

C'est dans un même but de protection que les deux yeux sacrés du Nord et du Sud variaient avec le disque ailé au haut des stèles, dès le Moyen Empire \ de telle sorte que parfois, comme on le voit à la XVIIP dynastie ', une moitié du disque ailé était remplacée par l'un des deux yeux. Combinés en plus ou moins grand nombre, les yeux sacrés formaient un amulette regardé comme très efficace, qu'on portait sur la poitrine, au poignet ou au cou\ et que les peuples voisins adoptèrent avec le disque ailé, le lotus, l'urir.us, etc. Un texte mythique de la bonne époque, pour-dépeindre le triste état d'Horus resté seul dans un pays étranger, la nuit et sans bâton, dit qu'il n'avait pas au cou son œil

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