‹ Œuvres diversesChapitre 123 sur 460 · Maspero, Guide de Boulaq, p. 108, 177 et · texte numérisé non relu

Maspero, Guide de Boulaq, p. 108, 177 et

sacré, qui l'eût protégé'. Le nom de cet œil, oudja^ signifie salut.

On a vu que le globe solaire représenté dans les temples les protégeait, khou. Or le mot khou avait pour hiéroglyphes soit un tlabellum, soit un vautour étendant les ailes, et il est naturel d'en conclure que les vautours à flabellum figurés assez souvent dans les temples, notamment sur les voûtes centrales, comme à Ibsamboul, au Ramesséum', à Syouah, à Ombos et au temple d'Apt', y symbolisaient la protection, ainsi que l'avait pensé la Commission d'Egypte : on a attribué une valeur identique aux plumes d'épervier ornant les corniches* (si les raies des corniches sont des plumes d'épervier). En tous cas, il en était de même des éperviers à flabellum étendant leurs ailes comme le « vau- )) tour tutélaire »% vers les cartouches royaux, ou bien audessus des rois, comme l'aigle assyrien, et au-dessus de leurs cartouches. A Dendérah, il est dit de la statue d'Osiris que deux éperviers la protègent {khou) avec leurs ailes \ Les déesses protectrices recevaient souvent le surnom de khou-it', qui tendait certainement à devenir un nom et à désigner un type.

Une marque évidente de l'efficacité que les Égyptiens attribuaient au sens littéral de ces emblèmes, ressort d'une cérémonie assez ancienne" dans laquelle on présentait aux dieux l'oiseau à aigrette qui était aussi l'un des hiérogly-

Page 1