Denhmàler, IV, 88, h et 89, a
temples (un tableau de chasse étant voisin des scènes de la construction à Esnéh)', mais certainement aussi à n'importe quelle époque' ; c'est sur le Nil que la population affluait de toutes parts aux grandes orgies sacrées de Bubastis ou de Canope^ ; que les dieux se visitaient d'un nome à l'autre lors de leurs fêtes*; que l'on transportait le bœuf Apis'; etc.
Comme les voyages sur le fleuve duraient parfois assez longtemps, on avait inventé dès l'ancienne époque les canges à plusieurs cabines, ou thalamèges, comme les appelèrent les Grecs, ce qui faisait des barques de véritables habitations, des édifices à voiles ou à cordes, suivant une expression d'Eschyle dans les Suppliantes''. Leur importance amena leur magnificence, dont peuvent donner une idée les baris de Thotmès II et de Ramsès III représentées à Déir-el-Bahari et à Bab-el-Molouk' ; plus tard, les écrivains de l'antiquité ont décrit les splendeurs de celles d'Ammon (qui mesuraient 130 coudées'), d'Apis', de Ptolémée Philadelphe'", d'lsis'\ etc.; celles des grands" ou même, vers la fin, des commerçants *' ne le cédaient pas toujours aux autres.
Les Égyptiens, comme on l'a déjà vu au sujet des pylônes,