Mariette, Ahj/dos, I, p
9. Brugscli, Siippli'iiK'nt (tu Dlctioniudrc Iiièrof/li/phir/uc, p. 1057.
Tous ces exemples montrent que la bari portative était figurée dans les hiéroglyphes tantôt par un bateau, tantôt par un personnage (comme le Tat et l'obélisque déterminés tantôt par le Tat et l'obélisque, tantôt par le dieu)^ : elle était donc plus ou moins une image, un emblème, ou une forme du personnage lui-même. C'est ainsi que le dieu mort Sokaris était représenté d'habitude par sa barque, notamment lorsqu'on le traînait autour des temples dans une fête qui est décrite avec quelques détails k Médinet- Abou'. (Certains auteurs grecs voyaient dans Sérapis, par une assimilation analogue, le monument funéraire d'Apis\)
On comprend que des choses ou plutôt des êtres de cette sorte, qui portaient ou représentaient les dieux et les rois, aient été l'objet de respects et de soins tout spéciaux de la part des Égyptiens, qui redoutaient pour leurs baris sacrées les représentants ou les actes du mauvais principe, dans les monstres comme dans les tempêtes : à leurs yeux, en effet, Typhon était aussi bien dans l'hippopotame faisant chavirer les barques, que dans l'orage.*, V orage funeste hurlant^ sur la grande mer : ses vagues sont comme des montagnes ; on ne l'approche pas ; quiconque est en lui plonge dans l'enfer^.
Et d'abord, l'offrande des deux sortes de baris aux personnages divins pouvait être solennisée aussi bien que celle des édifices eux-mêmes (ce qui n'a rien de surprenant, puisqu'on rappelait par des stèles jusqu'aux travaux préparatoires des grandes constructions, comme l'ouverture des