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petites colonnes pour rappeler l'érection de grandes colonnes ou de grands obélisques'; différents rites ont été ainsi plus ou moins remplacés par leur atténuation (ou même leur figuration), notamment à l'époque gréco-romaine.
Si Ton dédiait les barques sacrées comme les édifices sacrés, on les protégeait aussi comme eux, et c'était justice, car, avec leurs petites barques servant de sanctuaires portatifs qu'on plaçait dans les temples, elles résumaient les temples, comme certains naos.
Grandes et petites avaient donc à l'avant un sphinx debout, et parfois les enseignes sacrées à l'intérieur; de plus leur proue et leur poupe portaient soit la tête ou l'emblème de leur dieu, soit quelque symbole prophylactique, comme l'urœus, l'épervier, ou la plante ouadj de la Basse Egypte, qui désignait la prospérité; la barque de Sokaris, entre autres, avait une tète de taureau et une tête de gazelle à l'avant, celle de Ra, deux défenses d'éléphant à l'arrière, et celle de Thotmès II, à l'avant, un naos avec le roi sous la forme d'un taureau; (de même, aux vaisseaux de guerre de Ramsès III, les proues et les poupes étaient terminées par des têtes de lion'; aux barques de transport du prince d'Ethiopie, sous Toutankhamen, l'une d'elles avait sa proue et sa poupe décorées de figures de chiens ', et, dans certaines barques probablement symboliques que les Pharaons offraient à des particuliers, l'avant était défendu par une statue du roi debout dans \\n naos"; de même aussi les barques phéniciennes avaient à l'avant leurs dieux patèques'.)
La forme do la fleur- ouadj ou prospérité, donnée aux proues et aux poupes, fait comprendre ce dire de Plutarque