Mariette, Abi/dos, IV, 74, b
5. Todtenbuch, ch. 17, 11. 42-4.5; cf. J. de Rougé, Edfou, I, 64, et II, 147.
Mais les deux mythes se touchaient par leur côté nocturne et non par leur côté diurne : on se serait mal figuré Osiris éclairant les vivants en plein jour ou Rà jugeant les morts en plein jour. Aussi le rôle solaire d'Osiris ne fut-il qu'un aboutissant extrême, comme il est arrivé chez les Grecs lorsque Bacchus se confondit avec le soleil dans les doctrines orphiques :
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C'est généralement aux dernières périodes de l'évolution religieuse que le soleil, emblème régulier, visible et concret, peut réussir à supplanter les autres dieux, comme l'a remarqué M, Duruy dans son Histoire des Romains\ On observera ici qu'Osiris, en particulier, est nettement distingué du soleil dans les livres thébains qui décrivent le cours du soleil en enfer, c'est-à-dire au pays d'Osiris, et l'indépendance de son mythe est confirmée par les recherches théologiques de Ramsès IV, qui, dans un texte d'Abydos étudié par M. PiehP, dit formellement qu'Osiris est le Nil,
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'^ '' 1. 5, ^^S--^™^'?*-, 1.7, et
^ = Vs3f '4-=X-] !,*;• '• ' '^' 8; ce texte ne fait nullement d'Osiris le soleil.
L'idée d'espace s'accentua surtout avec Isis, analogue à Déméter suivant Hérodote'', et à Proserpinc, à la terre ou à
1. Cf. E. de Hougé, Soticr. soiiunairt' des Monnuients rj/i/plicns dit Loucre, \' édition, p. 104, et Roville, Rrlii/ions des pciiph's non rirtlisès, I, p. 175.