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Lepsius, iJpnLiniihT. II

LE CHAM ET l'aDAM ÉGYPTIENS 19

)) et boive l'eau à son gré' d. « Je suis Tum ». dit un Égyptien à ce sycomore, sur un vase à libaiions'.

Si l'on trouve là un arbre de vie, on reconnaîtra aussi un arbre de science, aux fruits savoureux, dans une forme du dieu des lettres et des lettrés. Tlioth, qu'un texte du Papyrus Sallier I, traduit par M. Goodwin, appelle « grand » palmier de soixante coudées sur lequel il y a des cocos, avec )) des amandes dans les cocos et du lait dans les amandes » '. Ce palmier est figuré sur quelques scarabées.

Les idées de vie et de science sont rattachées à celle de l'arbre dans un chapitre du Livre des Morts qui remonte au moins à la XIP dynastie* :

« Chapitre pour que soit avantagé de la connaissance )) divine, et pour que ne mange point d'impuretés h» pai'fait i) Sebak-aa-pen.

» Il dit : (( 0 mangeur impur de l'impureté de (son) corps, » tremble devant moi ! Je suis le mâle des mâles, qui régit ses » demeures. Je vole en épervier, je glousse en oie dans mes » actes. Je me pose sur le beau sycomore qui est au milieu » de la demeure du double sycomore' humide. Sorti, je me » pose sur lui, dont on ne se détourne pas : quiconque est sous » lui est un dieu. C'est mon abomination l'impureté, que je » n'en mange pas, que cela n'entre pas dans mon ventre, o

Quant aux fruits du Paradis qui donnaient la science ou la divinité, on les retrouve en Egypte dans ceux de l'arbre divin, cèdre, perséa ou sycomore. Les fruits de cet arbre contenaient les cœurs des mânes ou des dieux, et l'on voit assez souvent, dans les scènes religieuses, les dieux écrivant les noms des rois sur les fruits cordiformes de Ïas/H ou

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