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Cf. Todtenbuch, ch. 109, vignette

20 LE tlIAM ET l'aDAM ÉGYPTIENS

j)erséa'. Un roi du Moyen Empire s'appelait en conséquence

celui dont le cœur est inscrit, f ^^^■^'0'\ j- expression développée dans un texte de la XXV1« dynastie'. Lcà, l'élu est dans la demeure de la dame du sycomore, dans la demeure de vie crzi-r-cr^i, et on lit, après une courte lacune :

« Sorti de Nut. O ta mère, ta mère ! 0 grande,

» grande !0 cœur })eint sorti d'elle (1 gA jU Y o ^4m<^ » ô nourrice, bonne et infatigable ! 6 bonne berceuse ! Entre » en elle en qui tout le monde entre journellement! » Les cœurs inscrits sont encore cités au cliap. 125 du Todtenbuch (1. 46), et Plutarque rapporte qu'on offrait de préférence à Harpocrate le perséa, parce que son fruit a la forme d'un cœur'. Baita, sorte d'Adam à qui les dieux font une femme dans le paradis de la vallée du Cèdre, pour qu'il ne reste pas seul, etdont la légende rappelle parfois celle d'Osiris'', avait mis son cœur dans le fruit du cèdre, forme de l'arbre divin qui semble empruntée à la Phénicie. Un papyrus de la bonne époque, celui de Tura dit Neferubnef, représente le soleil sur rarbre% sorte de buisson ardent, et c'est là une illustration des paroles que prétait à la déesse-mère la célèbre inscription de Sais, ov ï-^^o xapuôv ètezov, -Q.'.'jc, h^hszo, le fruit que j'ai enfanté est le soleil". A Edfou il est dit d'Harkhuti assis dans l'arbre, que son nom vit dans les fruits de l'arbre sacré -?- M ^ Cv^ „° A'. ■■

1. Cf. CliaiiipoUion, Notices, t. I, p. 123, 25U, 580, 596; t. II, p. 588, etc.

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