Dendùrah, I, 37, o
l'enfer, sous la forme d'un sistre voilé ^ : le matin, ramenée au soleil (cf. lusas, celle qui vient et grandit), elle apparaissait dans l'astre', « disque de l'horizon à l'horizon, globe )) dans le ciel, couleur éclatante sous la forme des yeux de )) Râ ))\ etc., d'où sans doute sa grande fête de Dendérah le premier jour de l'année', et sa qualification d'Hathor en Râ le premier Athyr '.
Le type d'Hathor et d'Isis, malgré tous les remaniements qu'il a dû subir, se ramène toujours à ceci que les deux déesses, comme les vaches védiques, personnifiaient le ciel et la lumière ou l'ombre qui s'y succèdent sous tous leurs aspects, humides, nuageux, crépusculaires, auroraux, diurnes, nocturnes et infernaux. C'est ainsi que Hathor, grande en haut et puissante en bas", chthonienne et céleste, put être d'une part la vache tachetée qui réside dans l'enfer où elle reçoit la momie, puis d'autre part le feu du ciel, la chaleur torride qui dessèche les Égyptiens à la canicule, d'après la légende de la Destruction des hommes (si semblable à celle du message d'Istar et à une ancienne fable américaine).
Hathor et sa variante Isis ont de la sorte un caractère céleste qui s'est manifesté sous une foule de formes, depuis celle du disque à tête de femme qui éclairait le monde, jusqu'à celle du sistre à masque hathorien ou isiaque qui
chassait Typhon, et se nommait seshesh ^^, à peu près comme le bucrâne sesh, p^, l'épouvantail. En résumé, les mythes d'Isis et d'Osiris, à dater au moins
1. LÎKve de l'Hèmisphcrc iiifciicur, 3' heure, 2*^ registre; cL Dcndcrah, III, 78, n.
2. Sharpe et Bonomi, II, B; Cliampollion, Notices, II, p. 534, 6U3 et 299.