Naville, Textes relatifs au mi/tlte d'Horus. pi. XX
Manger ou prendre un cœur, c'est s'approprier la vie ou l'âme qu'on croyait contenues dans le cœur'. Baïta, pour ressusciter, boit de l'eau dans laquelle infuse son cœur tombé du cèdre ', et quand Isis, d'après un autre conte de la même époque, ravit par ruse la divinité contenue dans le nom du vieux roi soleil, habitant da cèdre, elle lui enlève son cœur ', comme une Eve triomphante.
Que la scène du Neb-t'efa puisse ou non être rattachée à l'histoire d'Adam, on voit dans tous les cas que le plus grand nombre des particularités de cette histoire existaient en Egypte : l'arbre de vie et de science, le serpent du paradis, rÈve songeant cà s'approprier la divinité,, et enfin Adam luimême.
Autant qu'on peut se montrer affirmât! f dans des matières aussi délicates, deux faits, en résumé, semblent bien vraisemblables. Le premier est l'identité de Cham et de Khem, pères des Chamites et personnages obscènes portant des noms semblables apparentés à des racines semblables. Le second est l'identité d'Atum, l'homme, père des hommes, avec Adam, l'homme, père des hommes. Les ressemblances bien connues qui existent dans les coutumes et la langue entre les civilisations égyptienne et hébraïque, suffisent largement pour expliquer les deux analogies signalées ici.