‹ Œuvres diversesChapitre 169 sur 460 · TertuUien, Apuloyètique · texte numérisé non relu

TertuUien, Apuloyètique

mais que l'image de l'anthropophagie n'a jamais cessé de hanter les esprits.

D'autres superstitions plus innocentes et aussi illogiques persistent aujourd'hui dans toute l'Europe, sur le nombre treize, le côté gauche, le vendredi, les étoiles filantes, les comètes, le chien qui hurle à la mort, réternuement,le sel renversé, les feux de la Saint Jean, le grillon du foyer, l'oracle des marguerites, les monnaies percées, les porte-bonheur, la corde de pendu, les Heurs pour les morts, les tables tournantes, les esprits frappeurs, les rêves, les lignes de la main, la divination par les cartes, le mauvais œil, etc. Qui pourrait tout dire?

La vérité est qu'il y a partout, cliez les Papous comme chez les Indous, et du fétichisme et autre chose. S'il y a autre chose, c'est-à-dire si le développement religieux a ses phases, qu'il soit au moins licite d'étudier chacune d'elles en soi, quand on ne peut pas ou quand on ne veut pas les embrasser toutes. C'est peut-être encore le meilleur procédé qu'il y ait pour préparer, sans généralisation prématurée, la théorie d'ensemble qui conciliera et résumera toutes les hypothèses.

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La Menât f.t le nom de l'eunuquk.

Quelques textes du temple de Dendérah permettent de reconnaître, avec une grande probabilité, le principal nom égyptien de l'eunuque, qui n'a pas encore été retrouvé mal-

1. Extrait des Proceedings of the Society of Biblical Archœolo gy , 1891, p. 333-349.

gré quelques tentatives en ce sens', et cjue le copte remplace par un terme différent de celui qu'emploient les hiéroglyphes.

Ces textes concernent l'objet appelé Menai, qui est fort ancien. Une statue du jeune dieu Ahi, offerte par le roi Pépi P'' et représentée à Dendérah, tient la menât et le sistre'. Au papyrus de la XIP dynastie qui contient l'histoire de Sineh, les enfants royaux portent aussi le sistre et la menât ^ Une menât qui daterait de l'époque saïte, d'après M.Wiedemann, est au nom d'un roi du Moyen Empire \ Sous la V^ dynastie du Nouvel Empire, on voit le haut fonctionnaire Rekhmara offrir des sistres et des menât aux invitées d'une fête ', Thotmès P^ donner à l'Osiris d'Abydos

des sistres et des menât, ^ ,'Jm'^v' H ' i Thotmès III

donner à Amon des tables, des colliers et des menât, [| ^ ^^ , faits de Vov affiné rapporté par te roi des pays du Sud, sur leurs tributs annuels', etc.

La Menât, qui se composait d'une sorte de bulle ou de disque, d'un manche adapté à la bulle et d'un cordon adapté au manche' parfois aussi de deux bulles et de deux manches', avait des usages assez différents : elle était tenue à la main ou portée au cou. Mais, dans les deux cas, elle avait la propriété d'amener la joie et de produire le salut. A Philae, le jeune Ahi agissant comme prêtre assistant (ou cami//us),

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